‹ Les Ensemencements Bronchogènes au Cours des Cavernes Tuberculeuses TertiairesChapitre 52 sur 60 · ÏJ. — CHEZ UN PHTISIQUE CONNU · texte numérisé non relu

ÏJ. — CHEZ UN PHTISIQUE CONNU

Lorsqu'il s’agit d’un tuberculeux avéré et trailé, le rôle du phtisiologue est double : il faut, d’une part, dépister Papparition dune dissémination bronchique et en apprécier la valeur ; d’autre part, rechercher les disséminations latentes.

1° Diagnostic d'un ensemencement.

Nous avons vu que les signes généraux : perte de poids, mouvement fébrile, expectoration bacillifére, étaient inconstants et que leur seul mérite habituel était d’éveiller l'attention. Par contre, le point de côté, surtout le point de côté fébrile, même isolé et à plus forte raison, quand il signe une pleurésie, est très souvent l'indice d’une dissémination bronchogène. Mais en définitive, c’est la radiologie : radioscopie et radiographie, qui en décèle et en fixe l’image.

Dans ce cas, le diagnostic d’un ensemencement broncho-

Sd

gène est habituellement facile. Ce n’est que lorsqu'il est croisé par rapport à la lésion-mère qu’on peut discuter

l’apparition d’une lésion neuve et autonome. DUFOoURT et

BRETTE ont décrit justement les différences entre lésions de bilatéralité et lésions de bilatéralisation.

Mais chez un tuberculeux connu et traité, le diagnostic d’une dissémination bronchique présente un haut intérêt. Il peut montrer que le traitement, contrairement à ce que l’on croit, ne neutralise pas la lésion-mère et dans ce cas, il faut tout mettre en œuvre pour la rechercher. C’est le cas des collapsus «cache-misère» sous lesquels les cavités continuent à évoluer et à disséminer leur embols infectants : cavernes inertes sous pneumothorax bridés ou sous extra-pleuraux insuffisamment décollés ou en voie de symphyse, cavernes résiduelles sous thoracoplastie. Un geste thérapeutique doit donc être la sanation du diagnostic d’une dissémination bronchogène chez un phtisique connu et traité.

À la limite de notre sujet, nous ouvrons une parenthèse

sur le diagnostic des infiltrats qui apparaissent après exérèse.

Après lobectomie supérieure et, a fortiori, après lobectomie inférieure, l'apparition même précoce d’un infiltrat dans le lobe restant semble être plus souvent le résultat d’une réactivation d’une lésion antérieure, visible ou non sur les radiographies, que celui d’une dissémination bronchogène.

— Après lobectomie où pneumonectomie, l'apparition

précoce d’infiltrats dans le poumon opposé doit faire discuter une poussée congestive, une réactivation d’anciens foyers ou une dissémination bronchogène per-opératoire. Ce n’est souvent que l’évolution ultérieure qui permet de trancher ce diagnostic. Les disséminations roses sont les plus rapides à rétrocéder.

Après lobectomie ou pneumonectomie, l’apparition tardive d’un infiltrat dans le parenchyme sain doit faire suspecter fortement une dissémination par fistule bronchopleurale.

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