III. Alimentation, harnachement, régime général
Ration des chevaux de trait. Aliments, qualité et quantité; leurs variations avec l'intensité du travail. — Ration du bœui de trait, ses modifications suivant les saisons. — Harnachement des chevaux et des bœufs. Le collier et le joug. — Ferrure, durée des fers. — Accidents spéciaux à l'espèce chevaline et à l'espèce bovine. Service vétérinaire. — Chômages annuels dans le Nord et dans le Midi.
L'alimentation des animaux de trait est une question d'organisation intérieure. Ce sont, en règle générale, les produits de l'exploitation qui en forment la base, et les achats ne fournissent que des compléments de ration qui ne dépassent pas d'assez faibles proportions . Les systèmes de culture très spécialisés, comme ceux qui sont suivis dans les grandes propriétés du Midi, sont à peu près seuls à demander au commerce les provisions fourragères qui leur sont nécessaires. Presque partout, on les produit sur place, sinon en totalité, du moins pour la plus forte quantité. Mais que la nourriture soit importée ou récoltée, elle représente des masses de marchandises qu'il est bon de ne pas perdre de vue.
Le cheval de ferme est, comme nous l'avons remarqué déjà, un animal délicat et difficile. Son estomac n'a qu'un volume restreint, la longueur de ses intestins est relativement limitée. Il ne consomme utilement guère que des fourrages riches sous un petit volume, et d'une digestion assez facile. Ceux qui lui conviennent le mieux sont les foins de prairie naturelle ou artificielle et les farineux. On peut bien lui donner, dans une certaine mesure, des fourrages verts, des racines, des tourteaux, de la paille, etc., mais avec modération seulement. Les progrès de la science de l'alimentation rationnelle du bétail permettent maintenant de modifier économiquement son régime traditionnel, en y faisant intervenir des éléments autrefois négligés. En principe, cependant, c'est encore le foin et l'avoine qui forment la base de sa ration, et si à ces deux éléments on en substitue d'autres, ce n'est presque jamais que d'une manière passagère.
Le poids d'un bon cheval de culture est de 500 kilogr. environ. Pour en obtenir un travail suivi, proportionné à la force qu'il peut développer, il faut le nourrir convenablement. On estime qu'on y arrive avec une ration journalière composée de 12 kilogr. de foin sec et de 6 litres d'avoine. Cela fait, pour l'année entière, 365 X 12 = 4,380 kilogr. de foin, 4,500 en uombres ronds, et 6 x 365 = 1,990 litres ou 20 hectolitres d'avoine. Pour obtenir ces quantités, il est indispensable de réserver en cultures spéciales des surfaces assez étendues. Il y a des prés et des luzernières de toutes qualités; mais, si l'on peut en citer beaucoup qui donnent jusqu'à 8,000, 9,000 ou 10,000 kilogr. de foin sec, leur rendement ordinaire reste souvent au-dessous de 4,500 kilogr. C'est une récolte considérée comme bonne pour l'avoine que celle qui permet de réaliser 35 à 40 hectolitres à l'hectare. Si l'on en voit parfois de supérieures, on en rencontre assez souvent de 20 seulement. Chaque
cheval, nourri conformément aux formules généralement acceptées comme les plus avantageuses, stérilise donc, au point de vue des produits à porter sur le marché, un hectare et souvent plus de terrain. Eu supprimer un, c'est gagner autant d'espace à utiliser productivement. On comprend que les cultivateurs ne négligent rien pour parvenir à obtenir une économie aussi considérable.
La ration que nous avons prise pour base de nos calculs n'a rien d'exagéré. L'industrie, qui soumet ses animaux à un régime plus dur que l'agriculture, les nourrit plus copieusement encore. Quelques exploitations même dépassent les chiffres que nous venons d'indiquer, en augmentant la proportion d'avoine qu'ils comportent ; mais on peut les accepter cependant comme l'expression d'une alimentation très satisfaisante.
Les types de rations qui ont été proposés pour les chevaux sont tous calculés dans l'hypothèse d'un travail maximum, dont la limite est marquée par le dépérissement des animaux qui y sont soumis, c'est-à-dire dans la supposition qu'ils rendent tout ce qu'ils peuvent donner sans compromettre leur durée et leur santé. C'est â ces conditions d'ailleurs qu'on en obtient les résultats les plus avantageux. Dès qu'on s'en écarte, les frais s'élèvent par chaque unité de travail, et les dépenses d'entretien deviennent plus lourdes ou moins productives. L'idéal est donc de s'en rapprocher le plus possible, mais cet idéal n'est pas toujours facilement atteint.
Les travaux agricoles sont réglés par les besoins de la culture ; ils varient avec les saisons. D'habiles combinaisons permettent sans doute d'avancer ou de retarder, à certains moments, des charrois ou des labours qui peuvent attendre plus ou moins. Les ensemencements, les récoltes, ne se prêtent pas aux ajournements ; il faut les faire en temps oppor-
tuo. Aussi presque partout les attelages ont-ils des périodes pendant lesquelles ils sont surmenés, et d'autres qui leur laissent des repos plus ou moins prolongés. Suivant les circonstances, on modifie les rations en proportionnant leur richesse aux fatigues des saisons. Dès qu'on le peut, on supprime l'avoine; beaucoup de chevaux de ferme n'en mangent jamais. On diminue même parfois les quantités de foin distribuées, et l'on réduit jusqu'à sa qualité. Dans les pays de culture extensive, où le cheval ne joue qu'un rôle accessoire bien qu'on ne puisse pas s'en passer absolument, il vit une grande partie de l'année au pâturage et se contente, à l'écurie, de fourrages grossiers mélangés de paille. Chaque genre de service demande une alimentation particulière.
Le bœuf a un estomac plus robuste, beaucoup plus complaisant que celui du cheval. Il accepte des aliments plus grossiers, plus humides, plus indigestes, comme les fourrages verts, les racines, les pulpes de sucrerie ou de distillerie, les pâturages, etc. Sa nourriture est plus facile; elle admet plus de changements. Du commencement à la fin de l'année, la ration du cheval est composée à peu près de la môme manière ; celle du bœuf se modifie à chaque saison avec les ressources des domaines sur lesquels on l'entretient. Son abondance et sa richesse dépendent de l'activité qu'on lui demande, du travail qu'on lui impose.
Si le cheval est plus ou moins régulièrement occupé, suivant les systèmes de culture qui l'emploient, le bœuf passe par des régimes plus variés encore. Quand on veut obtenir de lui le développement de toute l'énergie dont il est capable de disposer, on soutient ses forces par une riche alimentation dont les fourrages secs et les farineux forment la base. Quelquefois même on lui donne chaque jour un ou deux kilogr. d'avoine. Dans les conditions les plus générales, on reste beaucoup plus parcimonieux à son égard. Souvent il prend
une grande partie de ses repas dans les dépaissances voisines des champs qu'il laboure, pendant les interruptions de travail; il suffit alors d'un léger supplément, en rentrant à Tétabie, pour le conserver en assez bon état d'embonpoint. A poids égal, sa consommation ne diffère pas sensiblement, comme valeur alimentaire, de celle du cheval. Si tolérant qu'il soit, on n'abuse cependant pas de la solidité de son tempérament pour le réduire aune ration par trop modeste. C'est que. même dans les moments auxquels on lui laisse beaucoup de repos, sa nourriture n'est pas complètement perdue; elle lui rend des muscles et de la graisse, des forces, en un mot, qui se retrouveront plus tard, soit qu'on le remette au joug, soit qu'on veuille l'engraisser pour la boucherie. L'opiuion des cultivateurs est si bien arrêtée à ce sujet qu'ils se montrent parfois, dans les pays pauvres, plus économes pour leurs chevaux et pour leurs animaux d'élevage que pour leurs bœufs. Il n'est pas rare qu'à la sortie de l'hiver, surtout, les premiers soient plus maigres que les derniers.
Le harnachement du cheval comprend des pièces nombreuses, dont les principales sont le collier et la bride avec son mors. C'est le collier qui sert de point d'appui à l'animal pour transmettre sa force aux instruments à mouvoir; il demande une attention toute spéciale. C'était autrefois un objet de luxe pour les charretiers, qui recherchaient avant tout un harnais destiné à faire valoir leurs bêtes par ses dimensions exagérées en hauteur et en largeur, ce qui relevaitextérieurement leur taille et leur garrot. Le goût, qui s'était répandu partout, a perdu du terrain de ce côté. Le sentiment de l'utilité a repris ses droits. Ou tient moins aux apparences et plus à la solidité et à la bonne confection du collier. Quant à la bride et au mors, ils n'ont pas pour le cultivateur le môme intérêt que pour l'industriel. La conduite du cheval au pas
n'est pas aussi difficile que celle du cheval aux allures relevées ; on le dirige presque à la voix, les guides ne sont qu'un moyen d'action complémentaire et les mors les plus doux sont les meilleurs.
Les chevaux sont tous attelés au collier, les bœufs sont utilisés tantôt au collier, tantôt au joug, et le joug est lui-même un joug simple ou double, un joug de tête ou de garrot. Le harnachement du cheval est toujours le même, celui du bœuf varie avec les pays. Le collier domine dans le Nord, le joug dans le Centre et le Midi. Chacun de ces appareils de tirage a ses partisans convaincus, mais les raisons sur lesquelles on s'appuie pour les défendre l'un ou l'autre n'ont pas exercé jusqu'à présent d'influence sensible sur la masse des cultivateurs. Partout ils restent à leurs procédés traditionnels. En faveur du collier, on fait valoir la liberté des mouvements qu'il laisse aux bêtes bovines. La contrainte que leur impose le jougn'estguère contestée, maisoninsiste sur l'économie qu'assure son adoption, et l'on avance en outre que le bœuf semble conformé pour tirer par la tête plutôt que par les épaules. Comme récepteurs de la force motrice déployée par les animaux, les deux genres de harnais en présence ne diffèrent probablement pas beaucoup. Dans les pays qui nourrissent fortement le bœuf et qui exigent de lui une allure presque égale â celle des bons chevaux, on fait généralement usage du collier. C'est par conséquent le harnais de la culture riche, de celle qui a renoncé à l'élevage pour l'achat. Les régions moins productives, qui n'ont pas le même iutérêtà restreindre l'effectif de leur bouverie, qui même ont parfois un intérêt contraire, conservent le joug. De ses différents types, c'est le joug double de tête qui est le plus répandu chez nous ; le joug simple-est fort peu employé, parce que les bœufs travaillent ordinairement par paire. On ne peut pas en mettre moins de deux à la charrue, on en attelle deux ou plusieurs
séries de deux à tous les instruments. On considère le couple de deux têtes comme l'unité de travail. Le joug de garrot seul, ou combiné au joug de tête, se maintient dans quelques régions montagneuses, comme dans nos deux départements de la Savoie; il est d'un usage courant en Suisse, en Algérie et dans d'autres pays .
En dehors de la nourriture et du harnachement des animaux de trait, leur ferrure est un des éléments de dépense à prendre en considération. L'opération qu'elle entraîne ne laisse pas en elle-même d'être fort importante, et ce n'est pas partout, dans nos campagnes, qu'on trouve de bons maréchaux. Sans avoir des conséquences aussi fâcheuses pour les cultivateurs que pour les industriels, les mauvaises ferrures entraînent à leur suite des inconvénients assez graves. Leur exécution réclame une surveillance particulière dont il serait imprudent de se reposer sur un simple domestique de ferme. Dans l'industrie, où les fers s'usent très vite, la négligence des entrepreneurs de roulage n'est pas beaucoup à craindre, parce que les nécessités de leur service ramènent fréquemment leur attention sur l'état des pieds de leurs chevaux. Sur les sols labourés, sur les chemins de ferme et les chemins ruraux, les fers durent beaucoup plus, et les fermiers oublient trop souvent de s'en occuper, en attendant que le temps révèle une situation qui impose des mesures qu'on ne peut pas renvoyer.
Peu de questions spéciales ont été aussi agitées que celle de la ferrure. C'est une opération que justifie la nécessité, mais dont beaucoup d'hommes compétents s'accordent pour signaler les défauts. De nombreuses inventions ont été proposées pour en atténuer les fâcheux effets ; elles sont restées sans application. L'art de la maréchalerie s'est perfectionné par le soin apporté aux détails d'exécution, par l'amélioration des objets employés ; ses principes
n'ont pas sensiblement varié. S'il doit arriver à dés procédés plus parfaits, ce n'est pas cependant sous la pression des cultivateurs. D'autres problèmes, d'un intérêt plus immédiat pour eux, les préoccupent de préférence, et avec raison. Leur rôle est, en cette matière, d'appliquer les connaissances acquises, et ainsi compris, il est à la portée de tous.
Les chevaux de roulage sont munis de fers solides, et, malgré les soins apportés à leur fabrication et à leur pose, leur durée ne dépasse pas une trentaine de jours. Obaque mois il faut les renouveler, et on profite de leur changement pour rétablir les aplombs des pieds quand ils manifestent la moindre tendance à se déformer. Le prix d'un fer mis en place est compris entre 1 fr. et 1 fr. 25 ; celui d'une ferrure complète, de 4 à 5 fr. A douze par an, cela fait une dépense de 50 à 60 fr. En agriculture, la même ferrure peut durer trois, quatre, cinq et même six mois, selon la nature des travaux ordinaires; mais, si Tonne remplace les fers qu'à d'assez longs intervalles de temps, il faut les relever à peu près tous les mois pour éviter que l'allongement du sabot ne provoque la déviation des membres. Oe n'est toutefois, de ce chef, qu'une source de dépenses inférieure de moitié ou des deux tiers à celle de l'industrie.
Pour les animaux de l'espèce bovine qui ne sont pas soumis à un travail aussi actif que les chevaux, et qu'on emploie de préférence aux labours ou aux charrois à l'intérieur de la ferme, la question de la ferrure n'a qu'une importance secondaire. Généralement, son application n'est que partielle; on s'y soustrait même, dans certains cas, d'une manière complète.
Les accidents et les maladies auxquels sont exposés les animaux de trait dérangent souvent les arrangements adoptés pour leur utilisation. Ils amènent des pertes de temps, des
frais de vétérinaire et de traitements plus ou moins élevés. Les travaux auxquels ils sont soumis sont pour eux une cause de fatigues spéciales, de fatigues supplémentaires, desquelles il n'y a pas à se préoccupei;avec le bétail de rente.
Le cheval , surtout, est sujet à des indispositions, à des tares de natures diverses, dont les conséquences varient avec les cas. Les troubles de la digestion sont assez fréquents pour lui ; les coliques qui Patteignent peuvent arriver à un certain caractère de gravité si l'on ne prend des précautions en temps utile pour les calmer. Ses membres, qui font sa valeur, se déforment parfois rapidement sous riufluence d'efforts exagérés, et môme parfois sans cause apparente. Quelles que soient d'ailleurs les affections qui l'attaquent, elles nécessitent les soins d'un homme de l'art, dont l'intervention arrête le plus souvent le mal si elle ne le répare. Certaines opérations, comme l'application du fer rouge, produisent des résultats si bien constatés qu'elles sont d'un usage très général. Dans quelques pays on y avait recours, à tort ou à raison, il n'y a pas longtemps encore, à titre préventif; on ne recule jamais devant son exécution quand on la juge utile. Le soin des sabots, des plaies exige aussi dans bien des circonstances l'aide de la chirurgie. Dans le traitement des chevaux, la médecine ordinaire et la médecine opératoire tiennent l'une et l'autre une large place. Le rôle des vétérinaires est très étendu partout où l'espèce chevaline domine ; ils y ont une • clientèle assurée. Parfois les cultivateurs traitent avec eux à forfait sur la base de huit à dix francs d'honoraires par tête et par an, les grosses opérations se payant souvent à part. L'industrie, plus exposée aux accidents, dépense beaucoup plus.
Le bœuf est aussi robuste que le cheval est prédisposé aux maladies.Son estomac supporte presque tous lesaliments, et, sauf les dangers de météorisation, les troubles digestifs
sont très rares chez lui. La lenteur de ses mouvements assure la conservation de ses membres. Ses maladies sont peu nombreuses et leurs conséquences n ont pas une grande portée. La ressource de l'engraissement permet de tirer parti de ceux qu'on est obligé de réformer pour une cause ou une autre; on préfère souvent en user que de s'exposer aux risques d'une médication toujours plus ou moins incertaine et nécessairement onéreuse*
Les intempéries sont enfin un élément de chômage contre lequel on ne peut à peu près rien. Son importance varie naturellement avec les climats et avec les terrains. La pluie ou la neige s'opposent absolument à tous les travaux des champs. Ne reculerait-on pas devant leur difficulté par un temps contrariant qu'on s'arrêterait devant leurs effets. Remué dans de mauvaises conditions, le sol perd rapidement ses aptitudes productives. Il est très dangereux d'enterrer de la neige avec la charrue ; les labours des terres trop humides sont plus nuisibles qu'utiles. Avant de se servir des instruments aratoires, on attend que la terre se soit ressuyée. Vingtquatre heures suffisent parfois pour les terrains perméables, d'un égouttement rapide; ce n'est pas trop de cinq, six ou huit jours, quelquefois plus, dans les terrains compacts. A défaut de travaux agricoles, on peut, il est vrai, occuper les attelages aux transports sur les routes, ou encore, à l'intérieur, au manège; mais il est bien rare que la situation permette de profiter sérieusement de ces moyens d'emploi. Les périodes d'intempéries sont, en grande partie, des périodes perdues pour le service du bétail de trait. Dans certaines régions montagneuses, elles durent sans interruption pendant de longs hivers. Nos pays de plaine du nord, de l'est et du centre de la France n'obtiennent guère plus de 250 journées de travail utile de leur bétail de trait; c'est cinquante ou cinquante-cinq journées d'inoccupées pour les dimanches
et fêtes, et à peu près autant pour les mauvais temps. Sur le littoral de la Méditerranée, où le ciel se maintient presque constamment pur, les chevaux ou les mulets ne restent pas plus de dix à quinze jours sans sortir de l'écurie, en dehors des jours fériés.
On compte partout, dans une certaine mesure, avec les accidents atmosphériques; on sait qu'ils sont plus fréquents à certaines saisons qu'à d'autres, mais il n'est pas possible d'en prévoir les conséquences avec exactitude ; aussi, déroutent-ils souvent les combinaisons des agriculteurs. Dans les pays où domine la culture des céréales et des betteraves, c'est à l'automne qu'ils ont des suites particulièrement fâcheuses : ils retardent les ensemencements, et quelle que soit l'activité qu'on déploie pour regagner le temps perdu, on n'y arrive pas toujours. Aux céréales d'automne il faut alors substituer des céréales de printemps, ce qui n'est pas saus inconvénient au point de vue des assolements. Avec la culture de la vigne, les pluies de printemps ne sont pas moins contrariantes, quand elles se prolongent trop longtemps, en obligeant d'ajourner les premières façons à donner aux plantations, façons qui sont ordinairement les plus pressantes.