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VARIATIONS DU PRIX DE LA JOURNEE DE TRAVAIL

Culture Culture céréale Culture céréale

de la vigne avec p rai r. naturel, avecprair. artific.

Janvier. . . .

Février. . . .

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre. ..

Novembre.

Décembre.

Moyennes. 2.75

Le maximum des salaires n'arrive pas à la même époque dans tous les systèmes de culture. Leur taux moyen varie aussi d'un endroit à l'autre. Certaines cultures payent largement la population ouvrière; la vigne est précisément dans ce cas. Pendant que les journaliers de l'Hérault ont ijagné près de 3 fr. par jour en moyenne comme en 1872 et 1873, sur d'autres points de notre territoire, dans le Centre, âans le Sud-Ouest, c'est à peine si le prix moyen delà

journée de travail dépassait ou môme atteignait 1 fr. 50» Ce chiffre donne une idée de la situation plus que modeste à laquelle appartient encore une trop grande partie de la classe rurale. Quelle que soit la cherté des vivres d'un côté et leur bon marché de l'autre, ces différences sont loin d'établir une compensation dans les écarts de la valeur du travail. On ne vit avec un salaire moyen d'un franc cinquante qu'en s'astreignant à un régime misérable. A ce prix, le pain de froment est à peu près exclus de l'alimentation ; on y supplée par le seigle, les pommes de terre ou les châtaignes.

Nos divers systèmes de culture se caractérisent encore, au point de vue des salaires, par l'importance des dépenses qui concernent cet élément essentiel des frais de la production. Les uns leur font une part très large; les autres, au contraire, ne lui consacrent qu'une importance accessoire. Parmi les premiers, figurent ceux dans lesquels prédominent les productions végétales ; ce sont ceux qui permettent d'entretenir une nombreuse population. On peut les comparer entre eux par les sommes qu'ils mettent à la disposition de la classe ouvrière.

Dans nos pays de landes, c'est à peine si les salaires atteignent 20 à 25 fr. par hectare ; on estime qu'ils ne représentent en moyenne, pour l'agriculture française, que 50 à 60 fr. Avec la culture céréale, telle qu'on la suit dans les meilleurs centres des environs de Paris, ils s'élèvent à 100 fr. La culture industrielle de nos départements du Nord leur fait une part de 150 fr. qui atteint et dépasse 200 fr. dans les petites exploitations. Ce n'est qu'avec la vigne qu'on constate un chiffre de 300 fr. (Hérault), et, si l'on cite des nombres plus élevés, on ne les observe qu'avec la culture maraîchère du voisinage des villes ; ils ne s'appliquent qu'à des surfaces restreintes. La vigne est donc de beaucoup la première de nos cultures de haute main-d'œo-

vre. Nous savons qu'elle rémunère grandement ceux qui lui donnent leurs soins. Les occupe-t-elle aussi régulièrement ? Il faut, pour cela, établir un parallèle entre quelques types caractéristiques. Tel est le but du tableau suivant .

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