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IV PRÉFACE

surtout le bétail qui doit s'accommoder aux milieux qui assurent son existence.

Les avances culturales atteignent un chiffre d'autant plus élevé que les modes d'exploitation sont plus intensifs. Les cultivateurs n'achetaient presque rien autrefois, leurs acquisitions représentent maintenant des déboursés dont il faut tenir grandement compte. La masse des matières premières qu'ils mettent en œuvre ne cesse d'aller en s'accroissant, et ce sont, pour la plupart, des marchandises comme les engrais et les semences, dont la nature même rend le commerce difficile. Dans toutes les situations, il est indispensable de se tenir en garde contre les fraudes, mais les précautions sont plus nécessaires en agriculture que dans toute autre industrie, parce que les risques de tromperie sont plus étendus. On ne saurait évidemment régler ses achats avec trop de soin, ni prendre trop de garanties pour se prémunir contre les abus auxquels on est exposé.

La question du travail n'est guère, pour les chefs d'entreprises agricoles, qu'une forme de celle du capital ; elle se résout, en effet, pour eux, en une somme d'argent plus ou moins importante. C'est, à leur point de vue, l'occasion de l'ouverture d'un chapitre dans leur budget de dépenses. Elle ne les intéresse que par les déboursés dont elle est la cause. C'est de cette façon, d'ailleurs, il faut bien le

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