UN OBSTACLE SCR<ÎIRA-T-IL
tampon des conservateurs ahuris, oscille entre l'anarchie, qui lui est indispensable comme l'air, et l'implacable répression.
Les classes moyennes ou classes stagnantes, — à part la minorité intelligente comprise dans leur sein — étalent beaucoup de sottise et nous font vivre dans le gâchis. Les classes supérieures sont beaucoup plus près du monde prolétariat que ne le sont les classes moyennes; celles-là ont toujours, comme le prolétariat, un sentiment social parce que, souvent, commercialement et industriellement parlant, elles y ont leurs racines ; le vseul point qui divise vraiment les classes élevées et le prolétariat, c'est la question de l'internationalisme, et encore! Les premières rêvent à l'internationale de l'argent, de l'effort, du labeur; le second y voit la fin des guerres et la fraternité des peuples. Les classes stagnantes, pas plus en cela qu'en autre chose, ne distinguent rien de net; elles représentent les crânes bourrés. Elles synthétisent l'individualisme pris en mauvaise part, c'est-à-dire l'hypertrophie de l'égoïsme. Leur principale vertu réside dans le bas de laine; ce bas de laine fameux qui nous a fait une réputation universelle, parce qu'il ne s'est jamais vidé qu'au profit de l'étranger, pour le développement de ses entreprises, la fabrication de ses canons, au détriment des entreprises nationales et même de notre sécurité.
Les classes stagnantes sont composées de transfuges de la plèbe qui, durant décades sur décades, ont fait de leurs fils4es bacheliers, pour que
LES ENTREPRISES MOtERNES