‹ Les enveloppes des testicules [electronic resource]Chapitre 13 sur 15 · C. — Trajet de la vaginale · texte numérisé non relu

C. — Trajet de la vaginale

Je vais montrer le trajet de la vaginale en utilisant successivement des coupes horizontales et des coupes verticales du testicule ; ces dernières seront faites tour à tou]dans le sens transversal (coupes frontales) et dans le sens antéro-postérieur (coupes sagittales).

Quand j'emploie ces termes, je suppose le grand axe du testicule orienté suivant la verticale ; l'ovoïde reposerait par une de ses extrémités sur la table d'examen.

1. Trajet de la vaginale étudié sur des coupes horizontales.

Les coupes horizontales doivent être pratiquées à une hauteur variable et intéresser, par conséquent, des régions différentes ; elles doivent porter successivement : 1° sur la partie inférieure du cordon, au-dessus de la glande : 2" sur la tête du testicule et de l'épididyme : 3" sur leur corps ; A" sur leur queue: 5" sur le ligament gubernaculaire, au dessous de la glande.

A. Coupe horizontale divisanl le cordon au-dessus de la téle

de l'épididyme.

Cette coupe donne sur la disposition de la vaginale autour du cordon des indications qui varient d'un sujet a l'autre. Les différentes variétés qu'on observe peuvent être rangées en quatre catégories.

Premier type. — Chez quelques sujets la coupe n'inté -

resse pas lu vaginale : ce sont ceux chez lesquels celle-ci ne déborde pas, dans le sens veiiical, la lete de l'épididyme.

Deuxième type. — Chez d'autres, la vaginale remonte à une certaine hauteur le long du cordon, mais elle en tapisse seulement la face antérieure et se relléchit latéralement sur le bord droit et sur le bord gauche de ce cordon qui est alors tout entier périvaginal et situé en arrière de la cavité séreuse {fig. i9).

FiG. 19.

A S : Artère spermatique. — CD: Canal déférent. — V S : Vaisseaux spermatiques. — V : Vaginale.

Troisième type. — On peut voir, au contraire, la vaginale, après avoir tapissé la face antérieure du cordon, se porter d'aA'ant en arrière sur la face externe de ce cordon et revenir sur ses pas après avoir plongé plus ou moins vers la profondeur {fig. 20).

FiG. 20.

Quatrième type. — Enfin, il n'est pas rare de voir la séreuse se glisser non seulement sur la face externe, mais aussi sur la face interne du cordon et quelquefois se reflé-

chir, de cliaque coté, si près de la face poslérieure, que le cordon est alors, au contraire de ce que je décrivais tout à l'heure, presque entièrement inclus dans la cavité séreuse {Jlg. 21). Dans tous les cas, d'ailleurs, la vaginale se prolonge beaucoup plus loin en arrière sur la lace externe que sur la face interne.

AS

FiG. 21.

Il ne m'est pas possible d'indiquer exactement dans quelle proportion de fréquence relative se rencontrent les différents types que je viens de décrire ; mais l'on peut dire, je crois, d'une façon générale : 1" que, dans le plus grand nombre de cas, la face antérieure du cordon est seule ta pissée par la séreuse ; 2" que jamais le cordon ne plonge tout entier dans la cavité vaginale. Je dois rappeler cependant que si je n'ai jamais rencontré cette disposition sur des vaginales oblitérées, il m'est arrivé plusieurs fois, en pratiquant des cures radicales de hernie inguinale congénitale, de trouver le faisceau spermatique entouré d'une gaine absolument complète.

Je montrerai plus loin comment ces variétés dans la disposition du feuillet séreux autour du cordon modifient l'aspect de ce qu'on appelle le cul-de-sac supérieur de la vaginale.

B. Coupe horizontale divisant la têle de répididyme.

Cette coupe, qui passe un peu au-dessus de l'extrémité antérieure du testicule, montre que la cavité vaginale se développe toujours en avant de la tête épididymaire, comme j'ai dit qu'elle se développait en avant du cordon; sur cette coupe on peut voir aussi que, sui-

vaut les sujets, la séreuse pousse en arrière une pointe plus ou moins prononcée vers la face postérieure de la tète épidiilyniaire (Jig. 2?, et 2-^/). Voilà pourquoi

FiG. 22, 23 ET 24.

FIGURE SClIKMATlQf E MO-NTRANT, SUU UNE COUPE HOIUZONTALE, LE TRAJET DE LA VAGINALE AU NIVEAU DE LA TÈTE DE l'ÉPIDIDYME

V S : Vaisseaux spcrmatiques. — E : Tète de l'épididynie. V : Cavité vaginale. — CD: Canal déférent.

celle-ci, comme les éléments du cordon, est, à des degrés variables, enfermée dans la cavité vaginale. Le simple examerx des schémas joints à cette description donne une idée des diilcr<;iits degrés de profondeur et

lut)

d'élcndue que peuvent présenter, clans la région cervicoépididymaire, les deux gouttières latérales de la vaginale. En tous cas, la gouttière externe se prolonge toujours en arrière plus loin que la gouttière interne.

Mais il est une disposition sur laquelle je tiens à insister parce qu'elle est rare. La voici : La tête de l'épididyme peut être complètement en ibuie dans le sac clos vaginal, baignant tout entière et par toutes ses faces dans le liquide de l'hydrocèle ou dans la masse coagulante injectée pour l'étude, libre et flottante de tous côtés. Voici, sur les sujets où existe une pareille disposition, comment se présente la coupe {fig. 25).

V S : Vaisseaux spermaliques. — ^ T E : ïcte de l'épididyme. C V : Cavité vaginale.

L'examen d'une coupe verticale me permettra plus tard de montrer à la faveur de quel trajet inhabituel de la séreuse cette inclusion de la tete épididymaire dans la cavité vaginale peut se produire.

C. Coupe horizontale divisant le corps du testicule et de l'épididyme.

Ici encore, il y a de grandes différences individuelles. Mais, pour bien mettre en relief toutes les variétés qu'on peut observer, il me paraît nécessaire de donner tout d'abord une description schématique du trajet que parcourt la vaginale dans la région du corps épididymaire.

CD

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