EDIFICES CIVILS
Wùllegemulh (1 435-151 B). «ii»H ■ ■ où sont figurés le Porte I, la FIsgelLUion, le Chrie plaies SI jugeant lea Ames
iples. — 38. L. Boalmiger, La Mort .illy. — 33. Jean Cautin 11501-1589). S t alligorique. — 38. Paal Fiaadr, u» boia. — 48-49. D. Papety. Un ré'
int-Jacques, à Compiègns
i- Desbirs de Bmaxino, Ae Fr. Mok de RaphaiH?), de Rembrimii, de Vin der iltultn. d'Albert Durer, de Françoii ffnuektr, de Jacqua Callol, de Oreuse. do Le-
3* Objet» antiwbk, du jioïks »oe et DU HTi* s. : — 208, 21S. Seul toraes. d'un travail grec. — -^3. Buste de I.ucilla, dite de Marc-Anrèle et feoime de J.ucii Ven». — !î4.BuatedeJu1iaPaula,feinR d'Héliogabale. Ki. — Baate de Jasi iiieD. — iiS. Buate de l'empereur Claud
!tàble ea albiltre et meubles du les. Calleclian ethnograpUique.
es), à laquelle soDljoinlea des col- ; iBclioDB de grivurea, d'autographes 3t d'histoire naturelle.
La salle du Conseil et celle des
DE PARIS A COMPIEaNE.
Mariages sont ornées de tapisseries de Flandre et d'Aubusson.
L'hôtel-Dieu a conservé un ancien bâtiment de 1257 (rue Jeanne d'Arc) et une belle salle souterraine. La sacristie date de la fin du xv® s., la chapelle (rue Saint-Nicolas) , du xvii° s. (F. ci-dessus).
Le collège, agrandi en 1877, occupe les bâtiments élevés par les Jésuites pour y recevoir leurs pensionnaires. Les Jésuites étaient venus à Compiègne dès 1556.
Une partie des fortifications de Compiègne subsiste encore ; elles datent de 1430. Les murs flanqués de tours rondes, en grand appareil, servent de limites à des propriétés particulières. Les remparts se développaient sur une étendue de 2,601 met. Des pierres de ce rempart, assez difficile à retrouver aujourd'hui, offrent les armes de Compiègne, celles de Navarre, celles du marquis d'Humières, gouverneur en 1616. La seule porte demeurée debout est la porte Chapelle (mon. hist.), que le connétable de Montmorency fit construire, en 1552, par Philibert Delorme. Cette porte présente encore les chiffres d'Henri II et de Diane de Poitiers, les armes du connétable et celles de la ville ; la galerie qui la suit et qui passe sous la terrasse du château est voûtée sur une longueur de 55 à 56 mètres. Elle a été restaurée en 1876 par M. Laffolye. — Une grosse tour (xii® s.), plus ancienne que les remparts, la tour de Chatoiesle-Chauve ou de Jeanne-d'Arc , qui dominait l'hôtel-Dieu , s'est écroulée en partie le 4 avril 1868.
Avant le second Empire, il existait à Compiègne un grand nombre de maisons curieuses des xy° et XVI® s. On n'en compte plus aujourd'hui que cinq ou six, dont la plus remarquable est située rue de Solférino^ 16. Sur la place du Change, n<*" 4 et 6, se voient quelques restes de V hôtel des Rats (primitivement hôtel d'Arras), qu'habitèrent Henri IV et Gabrielle d'Estrées en 1591.
La jolie sous-pré feeture, située près du Jeu de paume, et la maison d'arrêt de Compiègne ont été construites sous Napoléon III.
Le ehàteaa.
Les rois de France ayant possédé dès les premiers temps de la monarchie un château à Compiègne, il y a eu successivement dans cette ville quatre résidences royales ; 1» un château mérovingien, au milieu de la ville, sur remplacement, dit-on, d'une ancienne construction romaine ; 2*> le château construit par Charles le Chauve sur les bords de TOise ; 3*> le château de Charles Y, désigné dans le plan manuscrit de Compiègne (1509) sous le nom de « Louvre », et qui était situé sur remplacement du palais actuel ; 4« enfin le palais même, qui est dû à Louis XV et dont les plans sont l'œuvre de Tarchitecte Gabriel, m La position du château élevé par Gabriel était, dit M. Fontaine, indiquée par celle des constructions anciennes sur lesquelles il a fallu l'asseoir ; l'étendue était fixée par l'enceinte de la ville, à laquelle le vieux château avait été adossé. Si les sommes qu'il a fallu dépenser pour rendre commode un amas de vieilles bâtisses avaient été employées à l'érection d'un édifice entièrement neuf, le château de Compiègne, aujourd'hui peu remarqué, serait cité comme le modèle des résidences de France. Le château de Compiègne était entièrement achevé quand Louis XVI en prit possession. En 1780, le roi fit remanier l'appartement de la reine. Pendant la Révolution, ce château devint un prytanée, puis, sous le Consulat, il renferma une école des arts et métiers, transférée plus tard à Châlons. En 1806, on en commença la restauration ; en 1808, Charles IV y fut installé ; le palais, le parc et la forêt de Compiègne devinrent une sorte d'apanage de ce roi à qui Napoléon enlevait le trône d'Espagne. Charles IV ne séjourna que quelques mois à Compiègne ; il en partit pour aller résider à Marseille. En 1810, Napoléon fit encore réparer le château, que l'on meubla somptueusement pour recevoir Marie-Louise. Une vaste galerie, destinée aux grandes réceptions, fut ornée de colonnes en stuc et de lambris dorés. Girodet peignit plusieurs sujets pour les plafonds. Des eaux furent amenées de l'Oise au moyen d'une machine.
Le jardin fut replanté et décoré de statues. Pendant un long séjour à Corn-
DE PARIS A COMPIEONE.
piègne, pour rappeler à rimpératrice , une treille sous laquelle Marie-Louise s'était souvent promenée au château de Schœnbrunn, Napoléon fit rapidement élever dans le parc ce long berceau qui a 1,400 met. de longueur, et qui, commençant au pied de la terrasse, devant le château, forme, jusqu'à l'entrée de la forêt, un abri de feuillage et de fleurs que l'on peut parcourir en voiture. Louis- Philippe agrandit la chapelle, à laquelle il ajouta des tribunes, et construisit une salle de spectacle sur l'emplacement de la salle du jeu de paume. D'autres changements intérieurs ont eu lieu, sous le second Empire, dans la disposition des appartements, qui ont été décorés et meublés de nouveau. Enfin, en 1874, il y a été installé un musée d'antiquités cambodgiennes.
Le château de Compiègne présente deux façades : Tune de 193 met. sur la terrasse du parc, n'ayant qu'un seul étage élevé sur rez-de-chaussée, avec 49 fenêtres de face, et l'autre du côté de la ville, sur la place du Château, ayant deux étages sur rez-de-chaussée et offrant une disposition architectonique analogue à celle du Palais-Royal à Paris, du côté du Louvre, c'est-à-dire une galerie de 43 met., à jour et à colonnes, servant de fermeture à une cour d'honneur; au fond de la cour, une façade ayant, au milieu, un fronton porté par quatre colonnes, et, sur les côtés, deux ailes de 18 fenêtres chacune, que termine sur la place une façade de 5 fenêtres, également couronnée par un fronton. La place forme un carré planté de gazon et entouré de tilleuls.