PREMIER ÉTAGE
Salle des Gardes. — Attributs guerriers et bas-reliefs (les Batailles d'Alexandre), sculptés par Nicolas Beauvallet, — Dix panoplies reproduisant des armes prises dans diverses collections de l'Europe. — Petit musée gallo-romain, composé d'objets trouvés dans la forêt, avec plans archéologiques de cette forêt, d'un village découvert au Mont-Berny, et des ruines de Champlieu. — Deux magnifiques vases en porphyre.
— A dr. de la salle des Gardes s'ouvre la
Salle des Huissiers.— Sur la cheminée, Louis XIV à cheval, peinture.
— Chevreuil se désaltérant, dessus de porte. — Tableaux : Chevreuil mort gardé par des chiens, par Desportes; Chasse de Louis XV dans la forêt de Fontainebleau; Chasse au sanglier, par Oudry.
De la salle des Huissiers, on passe dans les anciens appartements de l'empereur Napoléon III, occupant
1. On trouvera dans la brochure intitulée : L'art Khmer, par M. le comte de Croizier (à Compiègne, chez Dubois, place de l'Hôtel-de-Ville), outre le catalogue de la collection du palais de Compiègne, une notice détaillée sur Tarchitecture et la sculpture des Khmers et une relation circonstanciée de Texpédition de M. le lieutenant Delaporto. On peut se procurer, chez le concierge du palais, un livret (50 c.) indiquant les monuments cambodgiens et les tableaux exposés dans les appartements.
la partie centrale du corps de logis qui donne sur le parc. Ces appartements donnent de plain-pied sur la terrasse.
Premier salon, — Six Muses, dessus de porte en grisaille, par Sauvage, — Tapisseries des Gobelins, d'après C.-A, Coypel et Desportes,
Salle à manger, — Vases de Sèvres ; deux tapisseries des Gobelins ; les Eléments, dessus de porte.
Chambre à coucher, — Beaux vases de Sèvres; les Saisons, dessus de porte.
Petite salle à manger, — Dessus de porte en grisaille, par Sauvage.
Salon des aides de camp. — Ameublement en tapisserie de Beauvais (Fables de La Fontaine). — Grandes cartes de la forêt, du xviii® s.
Salon de famille : cette salle, une des plus richement meublées, occupe le pavillon central de l'aile du parc.
— Tapisseries de Beauvais. — Les Saisons, dessus de porte en grisaille.
Salle du Conseil. — Ameublement style Louis XV. — Superbe table en mosaïque de Florence. — Grisailles au-dessus des portes :
Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV. — Tapisseries des Gobelins, d'après Callet (le Printemps, l'Automne) et Suvëe (l'Été),
Chambre à coucher de l'Empereur. — Au plafond, la Guerre, la Justice, la Force, l'Éloquence, peintures de Girodet, encadrées par des grisailles où sont figurées les Arts, la Justice, le Commerce et la Force.
Bibliothècpie. — C'était aussi le cabinet de travail de Napoléon III.
— Au plafond, peint par Girodet , Minerve, Apollon et Mercure, entourés de figures allégoriques en grisaille. La frise présente, en petits médaillons, les portraits des principaux écrivains français.
Les anciens appartements de l'eximpératrice et de l'ex-prince impépiai suivent ceux de l'empereur.
Salon de musique. — Deux tapisseries des Gobelins d'après des pièces exécutées dans les Indes et don-
DE PARIS A COMPIEGNE.
tie par Louis-Philippe à Textrémité nord-ouest du palais. Napoléon III, la trouvant insuffisante, fit commencer, en 1868, les travaux d'une nouvelle salle, qui n*ont pas été complètement terminés. Cette salle est séparée du château par la rue d'Ulm (un viaduc à la hauteur du premier étage les met en communication). Les bâtiments qui l'entourent servent aujourd'hui de logements aux employés du palais.
Le paro.
En sortant du château par la cour d'honneur, il faut, pour aller au parc, tourner à g. et suivre une belle avenue d'arbres, jusqu'à une grille ouverte devant laquelle est un factionnaire. Entré dans le parc, on ne tardera pas à apercevoir, à g., la seconde façade du palais. De la terrasse élevée qui s'étend au-devant, on a une belle vue sur les pelouses, encadrées, à dr. et à g., dans des massifs d'arbres. La perspective se prolonge jusqu'à l'horizon, par une longue avenue verdoyante percée en 1810 sur l'ordre de Napoléon, et qui s'enfonce dans la forêt pour gravir les Beaux-Monts (F. p. 318). Au bord de la terrasse, devant le château, on remarque plusieurs statues: — àdr., en sortant du palais : Mucius Scœvola, par Gruyère; Cérès, Flore, d'après l'antique ; un lion ; le Génie du Mal, par Droz; Gain maudit, par Jouffroy (Rome, 1827) ; — à g. :
Ulysse reconnu par son chien, par Barré fils ; Flore, d'après l'antique ; Hygie ; un lion ; Mnémosyne (deux fois) ; Argus endormi par Mercure, par Debay père.
D'autres statues sont placées dans les massifs : — à dr. de la terrasse : Venus genitriXy d'après l'antique ; Léda, par Sch<B7iewerk; Aconce (personnage mythologique), ipSiT Mansion; Diane, d'après l'antique ; Philoctète, par Èpercieux; — à g.: Femme drapée, d'après l'antique; Plautille ; Vénus du Capitole, par Chinard; Chloé,
par Vasselot; un Pâtre se désaltérant, marbre de Carrare; la Mort du Cerf, groupe en bronze, par J.
Debay; — en avant de la grande pelouse , Philoctète blessé , par Dupaty.
On voit sur la balustrade de la terrasse des figures de sphinx en syénite.
Si l'on suit la terrasse devant l'aile g. du château, on arrive à une grille ouverte, et, au-delà, à un terre-plein au-dessous duquel passe une route, la galerie voûtée de la porte Chapelle {V. ci-dessus, p. 300). De là une belle allée bien ombragée, à quatre rangées d'arbres, avec pelouse au milieu, descend au Cours^ plantation d'arbres qui borde la rivière. On y découvre la plaine, les coteaux qui l'entourent, et, le long de cette allée, qui descend vers l'Oise, les fossés du château de Charles V et les restes de tourelles qui les défendaient. Si, revenant sur ses pas vers le milieu de la façade, on prend la rampe descendant au parc^ on trouve immédiatement à g. un escalier qui conduit à l'entrée du fameux berceau en fer {V. ci-dessus, p. 302), dont une partie a été abattue par Napoléon III. Il est couvert de plantes grimpantes. A l'entrée du berceau est un groupe de Tiolier :
la Force domptée par l'Amour. Le berceau en fer est interrompu par une allée d'arbres qui lui fait suite ; il reprend ensuite et se prolonge jusqu'à l'entrée de la forêt ; mais la partie du parc qu'il traverse dans ce dernier parcours est interdite au public.
FORÊT DE COMPIÉGNE.
La forêt de Gompiègne s'étend à l'E., jusqu'à l'Aisne et jusqu'à Attichy; au S.-E. et au S.-O., jusqu'à la rivière d'Authonne et l'Oise. Elle confine, sauf les clairières résultant du défrichement : au Sud, aux forêts de Hallatte et de Chantilly ; vers l'O., à celles de Retz et de Villers-