‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 224 sur 562 · CHAMPLIEU. — MORIENVAL. — SAINTJEAN-AU-BOIS · texte numérisé non relu

CHAMPLIEU. — MORIENVAL. — SAINTJEAN-AU-BOIS

«loigné de 850 met. En franchissant une porte, percée entre deux tours du XVII* s., on arrive en vue de Téglise (mon. hist.), vaisseau assez élevé, dont la restauration a été entreprise.

C'était Téglise d'un prieuré dont quelques bâtiments (xiii® s.) servent actuellement de ferme. Construite en forme de croix latine, sans bas-côtés ni abside, elle date du xii*' s. et offre la plupart des caractères du style ogival primitif. La nef comprend 3 travées ; Tintertranssept est recouvert d'une voûte sexpartite, et les croisillons se trouvent ainsi divisés en deux travées dans le sens de la longueur de l'église. Les fenêtres conservent quelques restes de grisailles. Le chœur, voûté de la même manière que la croisée, est garni de boiseries. A g. de la porte d'entrée de l'église (croisillon N.), à l'extérieur, est un tombeau gothique qui renfermait les restes de la reine Adélaïde (?).

Saint-Jean-au-Bois occupe, selon plusieurs auteurs, l'emplacement de l'antique villa de Cuise (selon d'autres, elle se trouvait à Choisy-au- Bac), d'où est venu le nom donné anciennement au canton forestier qui commençait vers Orry-la-Ville (V. p. 273) ; du moins on a retrouvé en arrière de Saint-Jean, et dans la direction de Saint-Nicolas-de- Courson, les fondations d'un domaine rural des rois mérovingiens et carlovingiens.

Dans le xii® s., Philippe !«' donna le palais de Cuise et les dépendances «au châtelain de Béthisy, sous condition que celui-ci appliquerait les revenus à entretenir des prébendiers et un doyen dans la chapelle attenant au château de Béthisy. Les chanoines eux-mêmes finirent par avoir la pleine propriété du domaine de Cuise, qu'ils cédèrent à la reine Adélaïde, mère de Louis VII. Cette princesse releva l'église de Saint- Jean-au-Bois et y établit des Bénédictines. L'ancienne villa mérovingienne s'appela dès lors le vieux palais

d* Adélaïde, En 1634, les religieuses quittèrent le monastère de Saint- Jean pour aller habiter une demeure plus sûre. « Elles l'échangèrent avec les religieux du Val des Ecoliers de Royal-Lieu. Bien leur en prit, car les soldats de l'armée de Turenne pillèrent la maison et détruisirent une partie des édifices, avec ce qui restait du vieux palais de Cuise. »

Un château, dépendant de l'ancienne maison royale et situé à la Bréviaire (3 kil. de Saint-Jean), a disparu aussi depuis longtemps.

Sainte -Périne, comme la^ Bréviaire, était une dépendance de Saint- Jean. Pour s'y rendre de Saint- Jean (2 kil. 1/2), on se dirige vers Malassise, un des hameaux enclavés dans la forêt ; et de là, en appuyant à g., on atteint, à- 500 met. plus loin , l'habitation de Sainte-Périne, située au bord d'un petit lac, oii souvent le cerf est amené dans les chasses.

Sainte-Périne était un monastère qui devint une succursale de l'abbaye de Saint- Jean-au-Bois.

Les religieuses de Sainte-Périne furent transférées successivement à Compiègne, puis à la Villette, près de Paris, et se réunirent à la communauté des filles de Sainte-Geneviève, de Chaillot, qui, dès lors, prit le titre d'abbaye royale des chanoinesses de Sainte-Périne.

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