ERMENONVILLE
Q protégea Erra
UneloiduISa<
de M. de Gin sées par l«. b iai5,!le sûuve
s restas de Rousseau
dnqs le vi)lBij:e. Beaucoup d'ofïicïers alle-
YÊmiteet surtout de 1» Naueetlt Hit-Aae, vinrent, comme en pèlerinage, saluer bi Combeau du grand ècriv^n.
Ermenonville a reça la visite d'ua grand nombre de peraonnagaa célèbres :
ereur Joseph II, en 1777; du ro S Gustave 111, en 1783; deMarie
le château, qa' "- "" dirige
face, au bout de
du parc est au rue du village, en passant de- 1 laisse à dr..
n gaide pour les àut enviroD deux
u, à Ermenoovillo.
aui promeueui accorajiaguer. .. .,.,•
heures pour faire le r
qui est divisé en trois parties : li
Gi-and parc, te Petit parc et le Di
sert. On commence la promeuadi
— >- le grand parc. Un peu au-del^
a porte d'entrée, ou paase sous
grolie, à l'issue de laquelle on
se précipiter les eaux d'une
oii demeure te concierge, qui donne cascade qui fait face au châlean. Un
i-delà
DE PARIS A VILLERS-COTTERETS
escalier pratiqué entre les rochers conduit au sommet de la grotte. On est alors sur les bords du lac, à l'extrémité duquel se trouve Tîle des Peupliers. On en côtoie la rive g., après avoir passé au-dessus du déversoir des eaux formant la cascade , et on le suit jusque vis-à-vis de Vile des Peupliers^ pu l'on aperçoit, du bord, le tombeau de J.-J. Rousseau.
Cette lie a près de 40 met. de longueur sur 15 de largeur. Le tombeau est dans le style antique ; P.
Robert en donna les dessins; les sculptures sont de J.-P. Lesueur.
Sur la face qui regarde le sud, le bas-relief représente une femme assise au pied d'un palmier ; elle soutient d'une main son fils qu'elle allaite, et de l'autre tient le livre de V Emile, Derrière est un groupe de femmes qui déposent des fleurs et des fruits sur l'autel de la Nature.
Dans un coin un enfant jette dans le feu des maillots, des corps de baleine; d'autres enfants élèvent ai^ bout d'une pique un bonnet, image de la liberté. Dans une couronne, au milieu du fronton, se lit la devise que Rousseau s'était choisie : Vitam impendere vero^ et sur l'autre face :
« Ici repose l'homme de la nature et de la vérité. » Dans une autre île du lac, avait été placée la pierre sépulcrale du peintre George-Frédéric Meyer, qui mourut à Ermenonville en 1779.
Vis-à-vis de l'île des Peupliers, on traverse à dr. la petite rivière de la Launette, qui passe ensuite à Senlis et à Chantilly et va se perdre dans l'Oise. Si l'on se dirige alors à g., on arrive bientôt à une partie du parc où étaient situés VErmitage et la tombe de Vlnconnu^ celle d'un Werther anonyme qui vint se tuer en cet endroit ; si^ au contraire, on incline à dr., on monte à travers bois jusqu'au temple de la Philosophie, édifice circulaire, à colonnes, qui domine le paysage. Le sentier qui passe au pied du temple de la Philosophie communique, sans clô-
ture, avec ceux de la forêt, de sorte que, si l'on vient à pied du côté du village de Ver, on peut entrer par là dans le parc et arriver librement devant le château.
Continuant de suivre les allées boisées du parc, on arrive à la route de Senlis, que l'on traverse, et le guide, ouvrant une porte, introduit le visiteur dans le Désert.
Un sol inculte, des genêts, des bruyères, des fonds de sable, des rochers couronnés de pins, une grande étendue d'eau, des genévriers, des forêts, des collines à Thorizon, tel est l'aspect que présente celte partie du parc d'Ermenonville, nommée le Désert, d'où l'on aperc(»it l'ancienne abbaye de Châlis, et qui, récemment réuni au domaine remplaçant le monastère, demeure néanmoins accessible à tous les visiteurs.
Sur la crête d'un monticule de sable et de grès, est située une chaumière en ruine, que l'on appelle la cabane de J.-J. Rousseau. Il aimait à venir s'y reposer après avoir herborisé, et il y passait des journées entières.
Au pied de cette cabane, sur le bord du lac, est un amas de rochers dans lequel on s'est plu à rappeler le théâtre d'une des scènes les plus vantées de la Nouvelle Héloise (Partie IV, lettre xvii). C'est le site qui a été désigné sous le nom de Monument des anciennes amours, et qui est censé représenter les rochers de Meillerie.
On achève le tour du lac. A l'issue du Désert, on traverse le chemin de Châlis ; et, par une porte en face, le guide introduit le visiteur dans le petit parc réservé. On en parcourt les bocages et les prairies arrosées par des sources et de petites rivières, et l'on se rapproche du château, dont le pied de ce côté se baigne dans des fossés remplis d'eau. Un bac, qui n'existe plus aujourd'hui, permettait de passer dans une île, où s'élève la tour Gabinelle (l'armure du capitaine de Vie y fut conservée jusqu'en 1817). Plus loin, en se rap-
ERMENONVILLE. - CHALIS.
proctiant du village, et au-delà de la rivière. M. de Girardin avait fait coûslruire une maisonnette pour servir d'habitation à J-.J. Rousseau.
Achevée seulement deux mois après la mort du philosophe, cette maison fut occu]>ée par Thérèse, qui. comme
conaolalile et ne tarda pas à prendre
Au lieu de visiter le petit pare ré-
iPïé,
I de s
chemin qui m6ne à C/idtii 12 kiLj, ham. dépendant de Fontnine-hs- Cornus, 313 hab. On ,y trouvera les ruines (mon, hist. ) d'une ahbaya fondée par Louis le Gros en 1136, et qui devint rapidement jin desmonastères les plus considérables de l'ordre de Citeaus. De l'église (fin du su" s.), qui avait 106 mèi, de longueur et des croisillons te
le J.-J. Rousseau.
pentagone, il reste un pan de muraille avec arcades ogivales et une partie du croisillon N. Pr^s de là se trouve la charmante chapelle de fabbé (iiii= s.) , où se voient quelques belles fresques attribuées au Primattc'e, Selon la tradition, le Tasse aurait composé une partie de son poëme de la Jérusalem délivrée pendant un séjour qu'il fit à l'abbaye de Chàlis.
Sur la g., quand on a quitté la station du Plessis-Belleville , on aperçoit, au milieu de la plaine, le clocher élancé de Montagny -Sainte- Félicité (F. ci-dessua, p. 340), et même, pour un court instant, les ruines de Montépilloy (p. 328) ; on laisse àdr. Sillr/le-long, 60S hab. On entre ensuite dans une tranchée , au sortir de laquelle on traverse une plaine presque nue, d'oii l'on découvre, sur la dr,, le clocher de Nan(euil-le-Haudouin.
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