‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 271 sur 562 · LUX · texte numérisé non relu

LUX

-cAté de g., lacAopeUe des fonts baptismau3: (statues de la Vierge et de sainte Elisabeth figurant la Visitation; grand tableau de YAdoratitm des Mages, attribué à Ph. de Champaigne) ; — una chopelle renfenaant latomAe du chantre Jean deMarcillj.

son fondateur, et une Annonciation

ilu xvrii" s. ; — et enfin, à la hauteur du choeur, une ckapeile du iyui" s., (l'une disposition assez élégante ; elle est dédiée à saint Éloi, et offre pour principale décoration un tableau représentant la mort de ce saint.

Le buffet d'orgues, construit en i627, repose sur une magnifique arcade, décorée de companiraents cin-

trés trilobés, avec frise de feuitlagf et balustrade & compartiments fiam boyants ; hardiment jeiée d'ut '" de la nef à l'autre, elle forme

vestibule intérieur.

;&tè

renferma i

i trës-ir

e la ca.thédrale da

DE PARIS A MEAUX

Meaux, nous citerons : — la charmante petite porte du xv® s., connue sous le nom de porte Maugami, qui s'ouvrait sur le cloître des chanoines, à g. de la partie du bas-côté N. correspondant au chœur; — contre la clôture du chœur, du même côté, la statue en marbre blanc de Philippe de Castilie^ fils de Philippe de Castille, seigneur de Chenoise, et de /Catherine de Ligny, mort à Briare en 1627 (il est revêtu de son armure et agenouillé) ; — les vitraux de la fenêtre du croisillon S., enfin la chaire, très-simple d'ailleurs, mais refaite avec les panneaux de celle où s'était fait entendre la voix éloquente de Bossuet.

Le grand évéque, on le sait, a été inhumé dans la cathédrale de Méaux; de plus, un monument commémoratif y a été élevé à sa mémoire dans le collatéral de dr. (il en a été enlevé en 1876, et sa place définitive n'est pas encore fixée) , entre les autels de la Vierge et de Sainte-Geneviève.

Ce monument se compose d'une statue de l'illustre prélat, posée sur un grand socle eu marbre de couleur ; Bossuet est représenté assis, revêtu des habits pontificaux, et la main droite étendue vers le chœur, comme par un mouvement oratoire. Ce monument, érigé en 1822, est dû au sculpteur Rutxiel. La tombe du grand orateur chrétien est indiquée par une plaque de marbre noir, sur laquelle une inscription latine en lettres d'or rappelle les hautes dignités et l'éloquence de l'évêque de Meaux. Elle est encadrée entre les dalles du chœur, à g. du trône épiscopal , à l'entrée même du sanctuaire.

Bossuet avait été inhumé en 1704 ; mais, 'au moment où les travaux de restauration, dont la cathédrale est Tobjet, allaient commencer, en 1854, Mt' AUou, évéque de Meaux, voulut profiter de cette circonstance pour rechercher le cercueil de Bossuet. Après quelques fouilles opérées dans le sanctuaire et dans le chœur, on reconnut aux armes du prélat et à une inscrip-

tion tracée sur une plaque de cuivre, le cercueil en plomb, long de 1 mètre 78 centimètres, renfermant les précieux restes.

Mf'Allou voulait s'arrêter là; mais, cédant aux instances qui lui étaient adressées, et peut-être kson propre désir, bien \ naturel d'ailleurs, il fit découvrir la tête. u Le couvercle enlevé, dit un des spectateurs de cette étrange cérémonie, n'offrit d'abord qu'un amas confus de plâtre et de son qu'on enleva avec des précautions infinies. Bientôt, sous une quadruple enveloppe de toile épaisse et forte, on voit se dessiner vaguement les formes du vi* sage!... Enfin l'opération est terminée... Voici Bossuet tel que la mort l'a fait après un siècle et demi! La fermeture hermétique du cercueil, l'embaumement dont il a été l'objet, ont préservé ce visage des ravages ordinaires : il n'a rien de repoussant. La vie est bien loin, sans doute, mais ce n'est pas toute la mort. » Le cercueil, dont le couvercle en plomb avait été remplacé momentanément par une glace, resta pendant deux jours exposé aux hommages empressés des fidèles. Le 16 novembre 1854 , il fut replacé dans le caveau qu'il occupait depuis 150 ans, et au-dessus fut alors scellée l'ancienne plaque de marbre noir, déplacée en 1724.

Une porte qui s'ouvre dans le bascôté septentrional met l'église en communication, par un passage conduisant au palais épiscopal, avec la sacristie et la salle capitulaire. Ces constructions accessoires qui ne présentent, du reste, rien de bien curieux, ont le grave inconvénient, comme nous l'avons dit, de cacher en grande partie l'extrémité du transsept, au N.

Le palais épiscopal (mon. hist.), abrité, en quelque sorte, par la cathédrale, qui le domine de son aile septentrionale, a son entrée, par une grille fort simple, sur la place de la Cathédrale, au côté g. de la façade.

Cet édifice, placé entre une cour d'honneur, du côté de la cathédrale, et un beau jardin donnant sur l'un des principaux boulevards de Meaux, présente sur la cour une façade d'un style sévère, un peu nu, et coupée au milieu par une sorte de grand pavillon en saillie où s'ouvre la porte principale. 11 est composé de parties

(le dates différentes, et dont quel-

d'appa

reil romai

}, d'où elle domine

ques-unes, trés-inlére

ssanteB, ont

le bou

evard Jea

i-Kose. On ; dé-

vraiseinblablemeiit se

rvi autrefois

une jolie

vue : à s., sur les

<J 'habitat ion s am chanoines. Les ap-

qui s'élèvent au N.-O. de

partements de l'éïéqu premier étage, sur le

e, situés au

Meaui

et^surle

chemin de fer; en

jardin, out.

faced

e boulevard et sur

ainsi que l'aile g. du même côté, la

physionomie régulière

et un peu

froide que présentent 1

s grands h6-

gard.

ans tout

on développement.

tels duxvii"s.;maisils

reposent sur

l'aile

aie de ta cathé-

des constructions d'une

origice bien

drale.

nite de cette ter-

antérieure. Ce sont d'abord d'an-

au S.-E.

Bur le terre-plein

ciennes salles basses

d'un a

ncien basl

ogives dont les

lit pavithn que

arêtes vont re-

Bossue C avait

fsVlé^ Aujour-

et dont la salle

principale for-

d'hui ces Balles

mait un cabinet

sont occupées

de travail. "Une

par les cuisines.

tradition , dit

M. A. Carro,

une orangerie.

rapporte du

Si l'on passe de

moins qu'il al-

là dans le jai-

lait, avec un valet de chambre.

dessiner sur mie

se conflDer Ift

portion de la fa-

pour huit jours.

çade, au rez-de-

quiniejours mê-

chaussée, une

me, comme dans

suite d'arcades

une retraite in-

og-ivales dont les retombées vien-

violable. -> Le salon où venait

nent s'appujer

ainsi se recueil-

sur d'élégantes

lir l'évêque de

colonnes é. cha-

Csbinel à

Bossue

Meaui est reyê-

sculptés. Ces arcades , évidemment fois, devaient se prolonger sur toute l'étendue du bâtiment et éclairer par leurs larges baies un cloître ou une galerie. Quelle qu'ail été leur destination, elle)

. effet, •

juhai-

ter qu'on put II valeur en les dégageant de la bit:

qui remplit leur cadre. 1,6 jardin, faisant suite k la demeure épiscopale et dessiné, dit-on, par Le Nôtre, se termine au N. par une vaste et belle IfiTOnse, établie sur une portion des anciens remparts (on ; voit des traces

tu de boiseries brunes et garni dedeuïoutrois fauteuils dontle style, il faut bien l'avouer, rappelle plutftt le iviu' s. que le svii'. A la suite de ce bâtiment, qui n'a, du reste, aucun caractère architectural, s'étend une étroite allée d'ifs où BosBuet aimait, dit-on, à se promener, et qu'il aurait parcourue arec le grand Condé, ajoute la tradition, dans une visite que lui fit ce prince. Nous mentionnerons encore, dans le palais épiS' copat, l'élégante chapetu particulière de l'avéque, au premier étage, et nous terminerons en signalaut, au ..-.__ J-! .... singulière.

DE PARIS A MEAUX

le plan incliné en briques qui remplace Tescalier et monte jusqu'aux étages supérieurs de l'édifice. Il est à présumer que ce moyen d'accès bizarre a été établi pour épargner, autant que possible , la peine de monter aux jambes affaiblies de quelque prélat, peut-être de Bossuet lui-même, dans ses dernières années.

Le bâtiment dit de la maîtrise (mon. hist.), édifice de forme massive, situé au côté N. du chevet de la cathédrale, rue Notre-Dame, s'appuie à de hauts contre-forts, et porte une tourelle à chacun de ses quatre angles. Celles du N.-E. et du S.-O.

sont seules à peu près conservées ; il ■ ne reste plus que Ja partie inférieure * des tourelles du S. La façade occidentale présente un grand arc sur- Y baissé d'un dessin très-élégant, sous lequel s'ouvre une porte donnant accès dans une salle basse. Il supportait autrefois un bel escalier qui conduisait au premier étage, aujourd'hui remplacé par un escalier à simple balustrade en bois. Il est probable que ce curieux bâtiment a été construit au xiii® s. pour servir d'Officialité.

Nous indiquerons encore spécialement^ parmi les dépendances de l'évéehé : — 1® les substructions galloromaines que l'on remarque à la base même de la vieille muraille qui soutient la terrasse du jardin épiscopal ; — 2^ une ancienne porte donnant sur la Marne et d'où l'on a une vue pittoresque sur les deux grands établissements de meunerie qui s'avancent à dr. et à g. jusqu'au milieu de la rivière. Cette porte, qui est évidemment un reste des fortifications du moyen âge, se trouve à l'une des extrémités de la rue de la Juiverie, aboutissant par son autre extrémité à la Grande rue en face de la cathédrale ; — 3<* le terre-plein «n terrasse sur lequel s'élèvent aujourd'hui le palais de justice et ses dépendances, que l'on aperçoit à dr. quand on entre dans la ville en venant du chemin de fer. Cette lourde

terrasse, maintenue par une épaisse muraille, indique l'emplacement du château fort de Meaux.

Parmi les édifices modernes, nous mentionnerons : — Vhôtel de ville, construit vers 1840 et renfermant la bibliothèque publique (20,000 vol.).

Sur le perron qui règne au devant de l'édifice, a été placé un mortier en fer, à demi rongé par le temps, et pris sur les Anglais au xv« s., lorsqu'ils vinrent assiéger Meaux; — le séminaire, vaste bâtiment du xviic s. , dont le chemin de fer effleure l'angle à la sortie de la gare (curieuses archives renfermant des autographes de Bossuet) et dont dépend la curieuse église de Saint-Remi (xv*^ et XVI® s.) , qui présente sur son portail de la Renaissance la date menteuse de 1536; — et enfin, au N.-E. de la ville, Vhôtel-Dieu, qui se recommande par son excellente distribution : il forme un parallélogramme entourant une cour intérieure, et environné lui-même par un jardin. L'ancien hôtel-Dieu, qui s'élevait à dr. de la Grande rue, en face de la cathédrale, a été remplacé par des maisons particulières, et il n'en reste plus qu'une salle, transformée en magasin de spiritueux. — Le palais de justice est installé dans l'ancien château des comtes de Champagne , dont il reste des murs , une tour et une salle du xiii'^ s.

1/église paroissiale Saint-Nicolas, les anciens bâtiments de Véglise des Cordeliers (abside du xiii® s.), du couvent des Bénédictines, affectés à des services militaires, ne méritent pas une visite; mais on parcourra certainement avec plaisir la riante promenade et les beaux boulevards qui enveloppent Meaux dans leurs lignes de verdure. — Dans le quartier du Marché (rive g. de la Marne), une nouvelle église, du style roman, a été consacrée en 1864.

Le sol du chemin de fer étant plus élevé que celui de la ville, on a, à dr. en entrant dans la gare et en la quittant, une vue assez complète de

Page 1