‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 292 sur 562 · SAINT-LOUP-DE-NAUD. — PROVINS · texte numérisé non relu

SAINT-LOUP-DE-NAUD. — PROVINS

sauce, il s*«iihardlit jusqu'à voûter en afétes la dernière travée de la nef principale. La bonne conservation de ces parties montre qu*il avait réussi au point de vue de la solidité ; pourtant, épouvanté de sa propre hardiesse, il reprend le simple berceau dans la partie haute de la travée voisine. Bientôt, toujours perplexe et toujours disposé à profiter de tout ce qui lui semble un progrès, il voit quelque part la nervure franchement employée, ou bien entend parler des essais tentés à Poissy et à Saint-Denis ; le voilà disposant les quatre travées qui lui restent à bâtir de manière à avoir deux compartiments carrés pour la grande nef et bandant sur ces carrés des nervures rudimentaires, sans renoncer ni au plein cintre, seul employé dans le corps de Tédifice, ni aux remplissages à bain de mortier. Enfin, il apprend que Togive est employée ailleurs sans trop de scrupule; il Taccepte pour son porche et pour la porte de Téglise.

« Outre ces tâtonnements du maître de l'œuvre, il est intéressant de constater que la nervure a paru à Saint-Loup avant Tare brisé ; il en est de même à Poissy et c'est la nervure d'abord que la Normandie a empruntée à TIle-de-France

« L'église de Saint-Loup-de-Naud offre donc le plus grand intérêt, à supposer même que les hypothèses ci-dessus exprimées ne soient pas absolument exactes. Il y a certainement d'excellentes observations à faire dans cet édifice, touchant les circ<$nstances qui ont accompagné la création du style ogival. Saint- Lotip, de plus, offre un morceau d^arcfhitecture sculptée digne d'une sérieuse attention : sa porte principale présente sept statues, des statuettes, des bas-reliefs, et aussi des chapiteaux historiés, les derniers peut-être qui aient été faits à l'époque romane, n

L'absifde a 'conservé intérieurement une curieuse peinture contem-

poraine de l'église. « Au centre de la conque, Jésus-Christ, d'une taille beaucoup plus grande que les autres personnages figurés auprès de lui, siège majestueusement dans une auréole en amande, bénit de la main droite et tient de la main gauche un livre ouvert du côté du spectateur, avec quatre mots écrits en gros caractères : SALVS POPVLI EGO SVM.

C'est pour ainsi dire l'apothéose de rÉvangile. Autour du Christ, les Évangélistes, indiqués parleurs symboles, et les Apôtres, les uns et les autres messagers de la bonne nou- ' velle ; au-dessous, au niveau des fenêtres, les quatre fleuves du Paradis terrestre, regardés aussi, dans l'antiquité chrétienne et au moyen âge, comme les emblèmes des Evangélistes. »

C'est à Longueville que se trouve, à l'entrée d'une grande tranchée, le point de bifurcation de l'embranchement de Provins (à g.)*. Cet embranchement remonte la rive g. de la VouMe. Sur le flanc des coteaux, à g., se montre Sainte-Colonihe^ v.

de 645 hab.

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