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LE CHATEAU

Celte galerie est la merveille du château de Poulaioebleau. Elle fut coQEtruite par François I'' et décorée par Henri H [V'p. 4iSj. Elle a 30 œël. de longueur Eur 10 met. de .

largeur. « C'eal, ditM. Poirsou (Bévue fj-ançaise, 1S39), la plus belle et

■a (galerie d'Henri II),

la plua vaste qu'ait cottsirulle la Re- ' naissance, donlelle porte le cachet. >' Elle est éclairée par dix fenêtres :

cinq Eur le jardin et cinq sur la cour Ovale, ouvertes au fond il-'autaol d'arcades à plein cintre, qui forment des baies profondes de près de 3 met.

Le plafond, plal, en bois de noyer, est divisé en caissons octogones, richement profilés à fond d'or et d'argent. Des dessins d'un riche parquet en hoiserie correspondent aux divisions du plafond. Les murs, a une hauteur de 2 met., sont garnis de

lambris en bois de chêne à filets et à chiffres et emblèmes d'or. Au-dessus de ce magnifique revêtement, la galerie d'Henri II possède une décoration bien plus précieuse encore, celle des nombreuses compositions dont l'a enrichie l'abondante imagination du Primatice, et qui furent peintes à fresque par Nieolo deW Abnte, à partir de l'année 1652 (nous les énumèrons plus bas). Au-dessus de la porte d'entrée, qui est basse, et dans toute la largeur de la salle, règne une tribune supportée par des con-

DE PAltlS A FONTAINEBLEAU.

soles, dont Tappui en bois est orné de sculptures.

ATautre extrémité, une cheminée monumentale occupe toute la hauteur de la salle. Elle se compose de deux parties. La partie inférieure est couronnée d'un entablement dorique, supporté aux -deux extrémités par des colonnes. A l'origine, c'étaient des satyres de bronze ; peut-être ceux que Cellini avait exécutés pour sa décoration de la porte Dorée, qui n'a jamais été mi"se en place. Ils furent enlevés et fondus en n&3. L'espace compris entre le vide de la cheminée et l'entablement est décoré d'un H gigantesque, accompagné de croissants, au milieu de lauriers entrelacésj Lai. partie supérieure est formée d'un ordre de pilastres ioniques accouplés, supportant un entar blementavec une frise ornée d'enroulements, et présentajit au centre les armes de France surmontées d'un croissant. 'Lai salleikles Fêtes devait être voûtée: <t Maïis^ dit Serlio, il survint un homme < influent {uomo rPautorit^, etdeiplusde bon sens que le maçon qui avait la conduite de cet édiiice, » qui|ifit changercette disposition. Les i -consoles qui devaient supporter >Ja retombée des voûtes existent encore, et l'artiste chargé de la décoration picturale s'en est servi pour y appuyer ses figures principales.

On a dit justement que la salle des Fêtes reproduisait les passions et les goûts d'Henri II, les mœurs et les ârt6 dé son temps. Henri 11 affichait sa tendresse pour Diane de Poitiers; aussi^ leurs chiffres sont->ils ici unis partout. « Les emblèmes de Diane, les arcs, les flèches et surtout les croissants i y sont prodigués à droite et à gauche de la cheminée ; deux tableaux représentent : Diane chasseresse et Diane aux enfers.

Enfin, dans la dernière arcade de droite est peint le portrait, non plus de la déesse, mais de la, maîtresse elle-même. Les attributs de Vénus et le Cupidon obligé sont ajoutée

à cette figure d'après nature. — Tous les sujets, dit encore M. Poirson, sont empruntés à l'ancienne mythologie et pris dans ce qu'elle offre de plus poétique et de plus gracieux. La passion de l'époque, engouée pour l'étude de l'antiquité et pour la mythologie, comme on l'a été il y a quelques années pour les héros de Walter Scott, est accusée ici par le choix des sujets composés par le Primatice. »

Ces sujets sont au nombre de plus de soixante. Huit grandes compositions occupent les espaces compris entre les archivoltes des arcades. En partant de la tribune des musiciens.

les quatre premières compositions sont, du côté du jardin : 1° Cérès et des moissonneurs ; 2® Vulcain forgeant des traits pour l* Amour, sur Tordre de Vénus; 3^ le SoieiL, accompagné des Saisons et des Heures, parcourt le Zodiaque, Phaéton lui demande so7i char à conduire^ ; 4° Philémon et Baucis i^écompensés pour avoir donné Vhoépitaliié à Jupiter, et les Phrygiens punis pour l'avoir refusée. Les quatre autres compositions, en revenant du côté de la cour Ovale, sont: 5° les Noces de Thétis et de Pelée; 6^ Assemblée des Dieux; 7° Apollon et lès Muses sur le Pas^nasse ; %^ Batchus ent&uré de sa suite et d'animaux sauvages-*

Cinquante compositions plus petites décorent à l'intérieur les bjties formées par les arcades. Ce sont, en faisant de nouveau le tour de la salle^ du côté de la cour Ovale : première croisée (à g. de l'entrée) :

i^ Neptune ; 2** Bacchus ou Pomone et des enfaîits; 3® Ufi Awsour ; 4® Bacchus et des Naïades; 5® TAé/i>.— Deuxième croisée : 1<* Jupiter; 2® Deux nautoniers; 3® Mars; 4® Un vieillard et un Jeune homme; 5* Junon. — Troisième croisée : 1* Pan; 2* Cornus ; 3° V Abondance ; 5» Eseulape;

1. On prétend que le Primatice s'est représenté dans une figure placée derrière une colonne

FONTAINEBLEAU. — LE CHATEAU

5» Celles, — Quatrième croisée : 1<* Hercule; 2» Caron et Cerbère; ^^Le Sommeil; 4<» Saturne ; ^^ Déjanire tenafit la tunique. — Cinquième croisée : 1° Adonis ; 2° Deux vieillards tenant conseil; 3° Un Amour; 4o La Vigilance sous l'emblème d'un coq aux pieds d'une dormeuse; 5° Minerve. — Côté du jardin : Sixième croisée (àdr. de la cheminée) : 1° Venus et Cupidon; 2^ Narcisse; 3° JF?ilèvement de Ganymède; 4° Bellone; 5° Mws endormi. — Septième croisée : 1° Une Naïade;. 2° Amphion; 3*> Vulcain tenant un filet; 4° Un jeune homme et un vieillard couchés sur un lion; allégorie de V Assurance; 5** Neptune. — Huitième croisée :

1** Héhé; 2° La Résolution, sous l'emblème de deux vieillards; 3° Janus, roi d'Italie; 4® Nymphes et Naïades; 5^ "Bacchus. — Neuvième croisée :

1° Cybèle; 2« Mars et Vénus; 3« Le dieu Hymen ; 4® Cupidon- endormi près d'une Nymphe ; 5<» Saturne endoi^mi. — Dixième croisée : 1° Flore ; 2*» Morphée; 3° Jupiter Tonnant; 4<* L'Hiver; 5<* Vulcain près de sa Forge.

A droite et à gauche de la cheminée sont encore quatre tableaux : Tun représente Hercule (en pantalon à crevés) combattant le sanglier d'Érymanthe : allusion à une action de François I®', tuant un sanglier qui faisait de grands dégâts dans la forêt. Au-dessous est une figure de Diane aux enfers^ L*autre retrace rhistoire d^un Gentilhomme combattant un loup-cervier *. Au-dessous de ce tableau est une Diane au repos. — Dans le fond de la salle, audessus de la tribune, on voit un grand tableau représentant un Concert,

Toute cette décoration., la plus

1. D*aprè« un tableau de famille, que Millin a vu en 1B04, dans le château de Buftsy-Rabotin, ce tserait un frère bâtard de Hugues Rabutin , chevalier de Malte, et huissier de la chambre â*Henri H, qui aurait tué cet animal (en 1548) dans les tenvfapoiis de Fontainebleau.

vaste de toutes celles de cette époque qui existent en France , fut exécutée sur les dessins du Primatice par Nicolo deir Abate. Toussaint Dubreuil en répara une partie sous Henri IV.

Alaux, chargé de la restaurer en 1834, a confiacré trois ans à ce travail. Il a rétabli , à Taide des gravures, les figures qui avaient entièrement péri, en prenant les fragments subsistants du coloris ancien comme modèles pour ce qu'il avait à reproduire, u Pour ne parler que des neuf grandes compositions, dit M. Poirs6n, le trait lui-même avait péri dans le tableau- de Vulcain^ où il ne restait plus que deux figures d'Amours en bas ; dans la partie gauche de V Assemblée des Dieux; dans le haut du tableau de Céi^ès. La couleur avait infiniment plus souffert que le trait. U n'y avait plus trace de peinture dans le Concert de la tribune; dans le Bacchus; et, saut une figure et une tête , dans Philémon et Baucis. Il ne restait d'en^ semble de couleurs, quoique maltraitées, que dans le Soleil et les Saisons et dans Apollon et lei Muses.

Alaux a fait subir aux fresques un exact nettoyage ; il a étendu sur la surface de chacune d'elles quelques couches de cire, chauffées ensuite au moyen de réchauds; les parties de couleur qui étaient ternies,. mais non détruites, ont alors reparu « » Une portion du trait a pu être relevée sur le mortier, qui, miné par Thumidité, a dû être enlevé et remplacé par un enduit nouveau. M. Poirscm estime que le trait subsistant ne dépasse pas 1« proportion de la moitié des peintures originales.

Ces détails serviront à guider les visiteurs dans le jugement qu'ils auront à porter sur ces peintures. Ajoutons qu'avant de subir la restauration d** Alaux, elles avaient déjà subi celle de Toussaint Dubreuil, peintre d'Henri IV. C'est plutôt sur la tournure générale de ces figures que sur leurs traits particuliers qu'il fautcherchier à apprécier les talents unis du

Primaticô et de Nicolo dell* Abate.

Sans partager Tenthousiasme de M. Poirson, qui dit que « toutes les parties murales de la peinture sont traitées dans ces fresques d'une manière supérieure, et que souvent Primatice s'y est élevé jusqu'à la perfection de Fart » , on peut admirer avec lui la grâce extrême de quelques figures, telles que celles de Vénus, de Cupidon et des Grâces. Mais on désirerait souvent une ordonnance plus claire dans ces compositions ; on peut leur reprocher la surcharge, et souvent la confusion de^ figures , d'autant plus sensible que Tespace occupé est plus restreint. Du reste, il-laut reconnaître que, dans ce mode de grande peinture employée comme décoration à rintérieur, le Primatice, préoccupé de ses souvenirs de Mantoue et de Jules Romain, visait moins à montrer une sage ordonnance qu'à déployer son abondante facilité, et à charmer par le jeu hardi et les attitudes gracieuses de ses figures. Les têtes sont, en général, petites. Le dessin est incorrect.

« Si Ton considère, à l'extérieur, la galerie d'Henri II, on remarque, dit M. Castellan , que la façade du côté du jardin n'offre, sur un simple soubassement percé de petites croisées, qu'un seul rang d'arcades, tandis que du côté de la cour il y a deux rangs superposés. Le projet de Serlio sans doute eût été plus savant et plus correct, mais il est douteux qu'il eût été d'un dessin aussi simple et d'un effet aussi grandiose et aussi original. »

Au-delà de la galerie d'Henri II est la chapelle haute, dans un état complet d'abandon.

De la galerie d^Henri II, on revient à la galerie de François I*' en passant par l'escalier du Roi, la salle des Gardes et .les salles Saint-Louis.

Cbapelle baute (fermée). — Cette chapelle est au-dessus de celle du rez-dechaussée, placée sous Vinvocation de saint Saturnin. Du côté de la cour Ovale, elle est masquée par le placage des arcades

qui continuent celles de la galerie d*Henri II ; ses piliers extérieurs ont une saillie aussi prononcée de ce côté que du côté du parterre. C'est à François I" qu'est due la construction de cette chapelle , comme l'indique l'inscription suivante sur un cul-de-lampe de la voûte : Franciscus Francùrum Bex, anno Dom. 1545, absolu curavit. Plus loin , on trouve la date de 1608, époque à laquelle furent exécutés, sous Henri IV, les ornements peints et dorés. Des tableaux de Schopin y ont été récemment placés (Vie et Apothéose de saint Saturnin).

Napoléon I*', se souvenant que jadis les rois de France avaient eu une bibliothèque à Fontainebleau , voulut aussi en créer une, à peu près inutile aujourd'hui, et il rétablit dans Tétage supérieur de la chapelle Saint-Saturnin ; elle a été transportée depuis au-dessus de la galerie de François l", puis en dernier lieu dans la galerie de Diane (F. p. 469).

Barbier, T auteur du Dictionnaire des auteurs anonymes^ fut le premier bibliothécaire de Fontainebleau ; sous Louis - Philippe , Casimir Delavigne remplit jusqu'à sa mort cette honorable sinécure.

Il a eu pour successeurs Champollion-Figeac, Octave F'euillet, Louis Ratisbonne et M. Régnier, le bibliothécaire actuel. On estime à trente mille le nombre des volumes qui composent cette collection.

Chapelle Saint -Satamin (fermée). — L'ancienne chapelle de I^uis VII (V. p. 446) et de saint Louis servit de fondation à celle que François I"" fit bâtir en 1544. Peut-être même la saillie prononcée des contre-forts, comme on les voit du côté du parterre, n'est-elle si forte que parce que l'architecte aura voulu consolider quelques portions des anciennes murailles conservées. On remarquera à l'extérieur de ces contre - forts les tètes de biche sculptées aux angles des chapiteaux, avec l'F de François l". La différence de niveau de cette chapelle (à laquelle on n'arrive qu'en descendant plusieurs marches) avec les planchers des bâtiments voisins semble attester que la disposition ancienne a été conservée dans la reconstruction de François I". L'ornementation intérieure fut successivement entreprise et continuée sous Henri II, sous Henri IV et sous Louis XIII. La chapelle Saint- Saturnin, tombée dans un état d'abandon et de délabrement complet , servait de magasin quand Louis-Philippe entreprit, en 1834, de la restaurer et de la rendre à sa destination première. Il y ajouta une

FONTAINEBLEAU. — LE CHATEAU

dans loa appnrtements des raines-mères (V. p.48i). et sur lequel, suivant une inscription, le pape Pie VII t. dit tous les jour» la messe pendanl sa caplivilé, depuis le ao juin IKl! jusqu'au 21 juin 1814. Le principal ornement de celte chapelle

manufacture de Sevras, d'après les dessina de la priucesse Maria, duchesse de Wurtamhorg, fille de Louis -Philippe.

Ces vitraux sont divisés en vingt-sept

Biiia patroaa; dans celui de g., elle a Aguré l'apôtre saint Philippe, avec l'inacription ; Aptalole. Jtegem (aère. Ces Inscriptions oS'rent aujourd'hui, après les démentis de l'histoire, un intérêt particu-

Salla d'attrato «a mU« i BaDgar (ferniée). — On sort de la chapelle Saint-

Oaleri

ie salle k colonnes que Louis-Pbilipça

suite de pièces qui , depnis l'Empire, i de la Conciergerie.

u par le pavillon de Saint-

cation avec la (l'un passage !

is-Philip]

corè de i

'rantois 1" (C du plani, don

W. Après avoir vu la porte e dans la cour OnaJe, et 1'

... w Louis- Pli 11 ippe , et aont la rampe en bois 1p ch^ne brut a été exécutée par Poncet.

Balarie da TmofoU I".

Cette galerie, conslruile pur Fron-

DE PARIS A FONTAINEBLEAU

cois I®', est située au premier étage du bâtiment qui, formant le fond, et occupant toute la largeur de la cour de la Fontaine, sépare cette cour du jardin de Diane. Elle fut commencée en 1528, ornée de peintures en 1535 et terminée en 1544. Sa longueur •est de 64 met. 318 millim., et sa largeur est de 5 met. 847 millim.

Dans Torigine, elle était percée de fenêtres des deux côtés ; mais, quand Louis XV eut fait construire sur le jardin de TOrangerie un bâtiment adossé à cette galerie, les fenêtres de ce côté se trou.<^^ent bouchées.

La terrasse qui la précède a été construite pai^ Heni^i IV.

iLà décocatioû de cett^ galerie est des' plus intéressantes; elle porte à un haufr degré le cachet du goût ar* tistiqué de cette époque de la Renaissance. Le plafond, divisé en autant de grands compartiments qu'il y a de tra/vées, se compose de caissons de formes I variées, en noyer, avec des moulures dorées.' Un lambris du même bois, dont les panneaux sont ornés de sculptures représentant des armoiries, des trophées, des sala* màndres eti des chiffres de François I®'» règne lau pourtour, sur une hauteur de S mèt*tLes trumeaux places entre les, fèné^es sont décorés de I sujets peints^. «mtourés de iiches enèadrements- en stud' d'une ««rnemeniatioa iv«F3ée<, oKides^ôgiir^Syisoii en i: ba8-»rellef^ soit, en - ardnde bossé , repiéiBnteat toutes les fiotioiùB de lamythologie antique, des Nymphes, des Faunes, des Ëgi pans groupés au milieu de cartouches, de guirlandes, de fruits et d'emblèmes.

Les sujets de peinture ne forment pas f une suite, et sd composent de «cènes tirées de la Fable ou d^allégories. La plupart de ces peintures sont de Rosso ; quelques-unes , qui dénotent une main moins habile, n'ont été «xécutées peut-être. qu'après sa mort.

Elles furent même peintes à fresque, soit par lui, soit sur ses dessins , par «es élèves. « On prétend que le Primatice^ch&rgé après la mort de Rosso

des ornements des médaillons, les a multipliés à l'excès, et leur a donné des formes ronflantes, dans le but de nuire aux peintures de son rival. C'est là une opinion évidemment trop ingénieuse ; les peintures, les scul|>tures des statues , celles des ornements, appartiennent sans arrièrepensée à la décadence de l'école florentine. » Cette ornementation abondante est d'ailleurs tout à fait dans le goût de la Renaissance. Ces sculptures furent exécutées, dit-on, par Paul Ponce et Domenico del Barbiere.

La restauration de cette galerie a été commencée par Loui^-Philippe, qui a eu le tort de faire surélever le plafond. Une frise composée d*ornements en ïrelief trop lourds ^ ajoutée pour motiver cette surélévation, a été> supprimée et remplacée par une décoration peinte. Il reste de la sorte vm espaoe vide fâcheux entre le plafond et les statues et les ornements en relief, qui, de. chaque côté delà galerie, montaient. dans le principe jusqu'à la corniche. Les panneaux en chêne sculpté ont été réparés et dorés., Une portion considéraliie a été renouvelée. La restauration des peintures a été commencée >par Couder.

Cette restauration, un moment interrompue ^ est aujourd'hui terminée.

Voici l'indication^ des principaux . sujets des fresques :

< Côté ' de la oour de la Fontaine, en 0ûmm459çaiiit<du côté: du vestibule du Fer-à-Cheval :

4* Le premier tableau est une représentation allégorique de la Protection accordée aux lettres par François I^^ ; le roi ouvre un temple, devant lequel l'ignorance est personniâée par des personnages ayant un bandeau sur les yeux; — ^ L't/nion des corps de t*État autour de François /•'. Cette fresque ne doit pas être de Rosso, ou bien elle a été restaurée après lui par une main négligente ; — 3^ Cléobis et Biton traînant le char de leur mère; — 4<* Danaé; cette figure dessinée par le

FONTAINEBLEAU. ~ LE CHATEAU. 481

Pnmatice et peinte sous sa direction ] telle qu'elle était du temps de Franen 1337, par Badouyn, supplanta la , çoisl*»'; — 2^ U Éducation d'Achille. Diane de Rosso, « introduisant ainsi , ï)ans la restauration de cette compodans la galerie de cet artiste un ou- sition, M. Couder a laissé prédominer vraçe oui en trouble l'uniforme exé- 1 les tons violacés, qui se remarquent cution^. » Les deux petits médaillons \ aussi dans plusieurs de ses restauqui raccompagnent ont été conser- rations ; — 3° Un Naufrage, qui a vés; — 5® Lsi Mort d'Adonis; — 6° La | été beaucoup admiré ; — 4<* Une Fontaine de Jouvence ou l'Arrivée ' Diane, moderne ; — 5° Ruine de la fTEsculape à Rome. Si cette fresque , ville de Troie et la Piété filiale d'Eest des plus médiocres, les deux mé- , née; — 6° Un Triomphe (un éléphant daillons qui raccompagnent sont , richement caparaçonné) ; — 7° UAp' jolis; — 7° Le Combat des Lapithes pareil d'un sacrifice. Au-dessous de et des Centaures. ! ce tableau une petite fresque repré-

Au côté opposé, en retour, on voit : , sentant une Ronde de Nymphes, d'un 1** Vénus grondant f Amour pour . dessin gracieux et élégant, semble avoir abandonné Psyché. Au-dessous i être d'une autre main que celle à on remarquera un petit tableau eu- laquelle sont dues les peintures morieux, représentant l'ancienne dispo- ; numentales de la galerie. Nousl'asition de la Cour de la Fontaine ^ i vous vue, il y a peu d'années, presque

complètement effacée avant la res-

1. Henri II. n'étant encore que Dau- tauration exécutée par Couder, phin, avait obtenu que Rosso peignît; En termmant la description de dans un panneau Diane de Poitiers, sous ' cette galerie, rappelons une obserla figure de la nymphe de Belle-Eau. La vation transmise par l'architecte Duduchesse d'Étampes, qui régnait encore, ; cerceau , savoir : que les édifices ayant ordonné à Rosso de ne pas ache- , construits par François I" le furent chever cette peinture, chargea le Prima- ^^^ ^^^^ précipitation, que 50 tic« de peindre a la place une Danae. . . -i • x u • j"* Rosso acheva sa copie et exhala son mé- , ans après ils avaient besoin d être contentement dans l'inscription mise au- . repares.

dessous. Cette copie, qui appartient à' Au-dessous de la galerie de Fran- M. le comte de Laborde, doit, suivant cois 1°' étaient les bains de Fran- M. Champollion-Figeac, à qui nous em- ' cois I«', que le Primatice avait dépruntons ces détails, revenir au palais " de Fontainebleau.

2. Dans ce petit tableau peint à fresque et représentant rancienne vue de cette galerie, il y avait dans le milieu de la façade trois croisées très-rapprochées sur la cour de la Fontaine. Elles correspondaient à un cabinet en avant-corps sur l'autre façade de la galerie , du côté du jardin de l'Orangerie. C'est dans cette

corés de fresques.

Vestibule du Fer-à-Cbeval •a de la Chapelle.

Le vestibule du Fer- à-Cheval se fait remarquer par six belles portes massives en chêne sculpté, faites ou restaurées sous Louis-Philippe, qui

pièce que François !•' conservait ses bi- ; a fait pratiquer trois des ouvertures joux, ses camées, ses médailles et objets ' de cette salle.

précieux ou curieux, dans ces meubles en ; Qq^ gi^ portes ouvrent sur la terébène, aux déHcates arabesques et aux ^^^^^ ^j^ ^escalier du Fer-à-Cheval, nombreux tiroirs, désignes sous le nom i i * «u ^ j^ i« ^Uorvaii^ cm.

de cabinet.. C'est là que, selon le récit de f,^r la tribune de la chapelle sur Benvenuto Cellini (dans son Traité de 1 escalier A, sur la galerie de tran-

çois P', sur les appartements du Pape et sur la galerie des Assiettes. Par le couloir (n°* i et 2 du plan), où

V Orfèvrerie)^ François I", en 1541, fit appeler un soir, après vêpres , l'artiste florentin, et lui montra plusieurs grands camées antiques et un merveilleux travail en filigrane, l'interrogeant sur les procédés de fabrication, dont il se mon-

ENVIRONS DB PARIS. 31

trait curieux. Cette petite pièce, richement décorée, a été détruite sous Louis XV

DE PARIS A FONTAINEBLEAU

sont deux tapisseries du temps de Louis XV (Jason et Médée) et par le passage voûté (n<^ 2), on arrive à la galerie des Fresques.

Appartements du Pape.

1» — APPARTEMKNTS LOUIS XIII.

Antichambre (n° 12 du plan). — Tentures en cuir, imitation du cuir de Cordoue. Un bahut du temps de Louis XIII, acheté par le duc d'Orléans en 1837. Sur la cheminée, un taille au curieux attribué au Primatice et représentant une Diane toute nue. La tête, finement traitée, serait le portrait de Diane de Poitiers. La mythologie serait dans ce cas en flagrant délit de flatterie courtisanesque.

Salle des Officiers (n° 11 du plan).

— La décoration en est analogue à celle de la salle qui suit. Elle a été restaurée en 1836. Les tapisseries représentent des sujets tirés de l'histoire d'Esther.

Salon (n° 10 du plan). — On remarquera encore ici un plafond à compartiments, richement décoré et orné des chifTres d'Anne d'Autriche et de Louis XIII, et des meubles anciens en tapisserie de Beauvais. Mais ce qui doit surtout fixer l'attention , c'est une admirable tapisserie exécutée d'après les dessins de Jules Romain, et composée de sujets variés, Cette tapisserie, d'une franchise de travail remarquable et qui, malgré l'action du temps, a conservé de vives couleurs, est une des plus parfaites que Ton connaisse; on pense qu'elle a été exécutée dans l'ancienne manufacture des Gobelins.

Ce n'est plus ici la copie d'un tableau, c'est le carton d'un maître combiné pour la décoration.

Anciennes chambres à coucher des reines mères (n° 9 du plan). — Cette pièce, une des plus remarquables du château, est décorée de très-belles tapisseries anciennes des Oobelins.

Le plafond, d'un décor d'arabesques riche et élégant, est déliciousement

peint par Cottelle de Meaux. Les chiffres d'Anne d'Autriche sont plusieurs fois répétés, unis à ceux de Louis XIII. Au-dessus des portes se voient les portraits d'Anne d'Autritriche et de Marie-Thérèse. — Lit et meubles, en noyer sculpté, modernes. — C'est dans cette salle que Pie VII disait la messe pendant sa captivité, sur un autel qui a été transporté depuis dans la chapelle Saint-Saturnin. Le guéridon en mosaïque aux armes de Pie IX a été donné par lui à l'ex-prince impérial, son filleul.

Cabinet de travail du Pape (n* 8 du plan). — Un portrait de Pie VII, répétition de celui de David. Une commode de Boule.

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