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JARDINS DU CHATEAU

Ils sont aujourd'hui au nombre de trois : le Partei^e, le jardin de Diane, anciennement le jardin de V Orangerie, et \e jardin Anglais.

Parterre.

On nomme ainsi le jardin borné, au N., par la façade si compliquée du château (depuis la porte Dorée jusqu'à l'extrémité des bâtiments des Offices) ; à rO., par l'allée de Maintenon, qui longe l'étang ; à l'E., par les grilles et la terrasse qui le séps^ rjent du parc; au S., par une pièce d'eau en fer à cheval, nommée le Bréau (entourant un bassin rond, dit du Tibre) et au-delà de laquelle la vue s'étend sur la forêt dans la direction des rochers d'Avon. Le parterre, qui forme un carré de trois hectares, est le jardin le plus fréquenté du château. On y entre par une grille ouverte dans l'angle de la place d*Ai^ mes; par une autre grille donnant dans les rues de Fontainebleau et

derrière le pavillon de Sully; par une porte voisine des écuries, du côté du quinconce d'Avon ; ou par l'allée de Maintenon, en y arrivant soit par la cour du Cheval-Blanc et la cour de la Fontaine, soit par la grille du côté du mail d'Henri IV.

Le Jardin Anglais.

Le jardin Anglais est ouvert îiu public, et l'on y entre par la cour de la Fontaine. Borné par Yaile neuve du château, par le boulevard qui va à la barrière de l'Obélisque, par la route qui de l'Obélisque va à Moret et par l'allée de Maintenon, il occupe l'emplacement de divers bâtiments et de divers petits jardins qui ont successivement disparu. Là était \e jardin des Pins, plantés par François P', qui avait acquis tout ce terrain des religieux Mathurins.

Le Nôtre métamorphosa ces jardins sous Louis XIV, y amena des eaux courantes ; mais il parait que ce jardin fut bientôt laissé à l'abandon.

La fontaiiie Bleau, qui passe aux yeux de quelques historiens pour avoir donné son nom au palais, occupait à peu près le centre de ce jardin, jusqu'au moment où Henri IV fit détruire les constructions en maçonnerie qui la recouvraient et qui dataient de François P', pour les remplacer par une charmille. Depuis elle a été perdue. Dans le plan donné par l'abbé Guilbert, en 1731, on voit, à l'extrémité de l'allée qui longe l'étang, un bassin rond désigné sous le nom de fontaine Bleau.

Les broussailles avaient envahi ce jardin abandonné, quand Napoléon le fit dessiner par l'architecte Heurtaut. Commencé en 1809, il fut terminé en 1812. Il fut planté d'arbres variés, de platanes, de. sycomores, de sophoras, de catalpas, de tulipiers...

Le cyprès de la Louisiane s'y est multiplié, et les renflements ligneux de ses racines percent en beaucoup d'endroits les tapis de gazon.

Depuis l'installation de rÉcoIe

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