‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 42 sur 562 · SAINT-CLOUD. - LE PARC · texte numérisé non relu

SAINT-CLOUD. - LE PARC

bassin d'oïl s'élance le grand jet l'eaa. De 1i on peut ; 1° suivre les iieouea du bas parc jusqu'à la grille le Sèvres, ou des allées ombragées ini montent par une pente douce à favenae de Breteuil; 2° prendre en &ce de soi une allée tournante qui Donle, ou gravir à dr. de celle-ci ita talus assez raides pour gagner rentrée de la longue et droite avenue de Breteuil, aui ombrages épais

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du pavillon de Breteuil; et de ces ruines un chemin descend à la porte de Bellevue ; 3° eu gravissant les talus dont noue venons de parler et en appujant ua peu à droite, on at-

t on aperçoit une façade avant de cette façade n bassin , dit du Frr-h-

Ls las terne de DètnoBthèn

' htval. Si l'on tourne le dos au châipau, on s devant soi un amphithéâtre de talua gaxonnés, et à dr., une route montante qui va à travera le ]iarc à l'Étoile de Ville-d'Avray.dont nous parlons plus bas, et au village lie ce nom. Celte roule était ouverte ■1111 voitures, avantle règne de Louisi'hilippe {V, ci-dessus, p. 10). Au- 'leesus des talus de l'aniphithëâtre, une avenue, à peu près parallèle A l':iv«nue de Breteuil, monte à la ler* lasse que dominuit, avant le H oc-

tobre 1S70, la reproduction du monument cboragîque de Lysicrate, à Athènes , appelé vulgairement la lanterne de Démosthène. Un « observatoir •• (sic) en planches (entrée, S.t c.) s'élève aujourd'hui sur son emplacement, d'où l'on a une vue panoramique Irès-étendue, sur Paris, le bois de Boulogne, Boulogne, la Seine, les ponts de Sèvres, de Saint- Cloud, de Suresnes, et à l'horizon sur IcB coleau:c de Montmorencv.

DE PARIS A VERSAILLES

terrasse. La première est celle qui vient du château ; la dernière, opposée à celle-ci, descend à Sèvres ; celle du milieu, la plus longue et la plus belle du parc ouvert au public, mène à Ville-d'Avray. Un poteau indique la porte de sortie. Quand on a franchi cette porte , on se trouve au milieu d'un espace libre, dit Étoile de Ville-cTAvray, et que traverse la route de voitures de Ville-d'Avray à Saint-Cloud (un pont jeté au-dessus de cette route fait communiquer ensemble les deux parties du parc réservé). On aperçoit à sa g. la porte de Ville-d'Avray. En dehors de la porte, une petite ruelle qu'on trouve à g. conduit en quelques min. à la station de Ville-d'Avray (V. p. 18).

Si Ton veut revenir à Saint-Cloud, on peut , au lieu de suivre encore la grande avenue verte à l'entrée de laquelle était la lanterne de Démosthène, prendre sous les arbres, à dr., une allée irrégulière, qui longe le mur à quelque distance. On ne tarde pas à passer devant une large grille fermée, à travers laquelle on aperçoit les coteaux de Bellevue et de Ikfeudon. Elle est située au-dessus de l'issue du tunnel du chemin de fer de Versailles et de la station de Ville-d'Avray. A l'extrémité de cette allée, on arrive à im rondpoint. Si l'on continue à marcher, en inclinant un peu à dr., on arrive à une esplanade verte dominant la Seine et le coteau de Bellevue, et, à quelque distance de là, à un pont, dit le pont Binit, jeté sur une allée profondément encaissée, et que Louis- Philippe a fait creuser dans le rocher. Cette allée, désignée sous le nom de Tranc/ie - Montag7ie, vient aboutir à une autre allée qui descend au pavillon de Breteuil. Quand on est en face de ce pavillon, on peut, par une allée en pente, à g., redescendre dans le parc inférieur, et revenir au pied de la grande cascade, ou, par l'allée à dr., gagner la porte de Bellevue. Avant d'arriver à cette porte, on passe sous l'arche d'un pont.

Si Ton passe sur ce pont, on entre à g. dans une allée de vieux arbres, qui descend dans le parc inférieur vers la grille de Sevrés. Au-dessous de la terrasse de cette allée, on aperçoit le jardin fleuriste, qui, vendu pendant la Révolution, fût racheté sous le Consulat par Napoléon.

Grande cascade. — Cette élégante décoration, où l'architecture et la sculpture s'associent d'une manière si pittoresque aux jeux de l'eau s'élançant en jets variés, ou retombant en nappes d'étage en étage , est une des curiosités les plus célèbres des environs de Paris. Elle se divise en haute et basse cascade. La haute 'cascade fut construite sur le dessin de l'architecte Lepaute, par ordre du frère de Louis XIV, et perfectionnée par ordre du Régent. Elle a, dit dans sa description Harcouet de Longeville, 108 pieds de face sur autant de pente, jusqu'à l'allée du Tillet, qui y forme un l?trge repos et la sépare de la basse cascade. Cet amphithéâtre architectural, que dominent en arrière de beaux massifs d'arbres^ était couronné de figures représentant des fiëuves. — La basse cascade , dessinée par Mansart , recueille toute l'eau de la cascade supérieure qui' passe souterrainement sous l'allée du Tillet, et la distribue, en nappes variées, dans un bassin circulaire au-delà duquel s'étend un canal, d'où jaillissent encore des jets d'eau.

Grand jet d'eau. — Cette autre merveille du parc est située à peu de distance et à g. de la cascade. Le jet d'eau s'élance du milieu d'un bassin autour duquel des arbres forment une salle de verdure. Il s'élève à 42 met. au-dessus du niveau du bassin , et s'échappe du tuyau avec une force capable d'enlever, dit-on, un poids de 65 kilogrammes.

Pavillon de Breteuil, - Ce bâtiment, bien situé, à l'extrémité de la grande avenue si paisible et si ombreuse, dite de Breteuil) K* p. 43), du côté de Sèvres < avait été construit

DE PARIS A VERSAILLES

à la place du Trianon, au xviii® s.,

par le bailli de Breteuil, chancelier

du grand-père du roi Louis-Philippe.

• Une batterie prussienne s'établit, en

1870, au pied du pavillon, et attira sur lui les feux du fort d'Issy et de Tenceinte, qui Font mis à l'état de ruine.

Hontretoat.

Au-dessus du parc et de la ville de Saint-Cloud s'étend le parc de Montretout , occupé par de nombreuses maisons de campagne. A trente pas de la station s'ouvre l'entrée principale, au-delà de la route de Vaucressbn et de Roquencourt. Le plateau de Montretout fut, en 1870-

1871, un des points principaux de la défense de Paris. La nécessité de conserver et de fortifier cette position avait été unanimement reconnue dès le commencement de nos revers, et Ton s'était hâté, ne pouvant construire un nouveau fort, d'établir une redoute, au N. du parc, à dr. de la route de Saint-Cloud à la Malmaison. Malheureusement , on négligea de relier cet ouvrage au Mont-Valérien , et surtout d'occuper le plateau de la Bergerie ou de Buzenval , qui le domine , et sur lequel les Prussiens, en arrivant, ne manquèrent pas de se retrancher. Dès lors, il ne fut plus possible de garder la redoute, encore inachevée; elle fut abandonnée et ne revit des soldats français que le 19 janvier

Ce jour-là eut lieu la bataille de Montretout.

L'attaque de la Malmaison, le 21 octobre, avait été plus près de réussir que Paris l'avait su d'abord, et des journaux, ou des lettres, pris sur Tennemi, prouvaient que l'alarme avait été grande ce jour-là au quartier général du roi de Finisse. Profitant comme toujours de nos fautes, l'ennemi avait fortifié d'une manière redoutable cette partie de sa contrevallation , assez faible à notre première attaque. Sa ligne d' avant-postes allait de la Malmaison, sur le bord de la Seia«^ à la redoute de Montretout et à

Sèvres ; elle n'était torte qu'à la Jonchère et au ravin de Saint-Cueufa. La seconde ligne, étendue du château de Beauregard au plateau de la Bergerie et de Villeneuve-rÉtang à la Lanterne de Démosthène, était très-forte surtout au haras Lupin et dans le parc de Saint-Cloud. Une troisième ligne allait de Yaucresson à Chaville.

L'armée d'attaque comptait 84,250 hommes divisés en trois colonnes sur un front de bataille de 6 kil. L'aile droite, sous les ordres du général Ducrot, comprenait 27,500 hommes, dont 10 régiments de ligne, 6 bataillons de mobiles et 6 rég^iments de marche de la garde nationale.

Le centre, général de Bellemare, comptait 34,500 hommes, dont 5 régiments de ligne, 17 bataillons de mobiles, 8 régi> ments de garde nationale. La gauche, général Vinoy, avait 22,250 hommes, dont 4 régiments et I bataillon de ligne, 9 bataillons de mobiles, 5 régiments de gardes nationaux.

A 7 h. du matin, la gauche et le centre se mirent en marche et attaquèrent les hauteurs de Montretout. Les Allemands qui occupaient la redoute résistèrent longtemps ; chassés par l'artillerie, ils revinrent à la charge, puis se retirèrent définitivement, nous laissant 70 prisonniers. A l'extrême gauche, Saint-Cloud fut occupé jusqu'à l'église, ainsi que les viUas Pozzo di Borgo et Zimmermann, au S. de la redoute et sur la crête de la position. Au centre, nous nous étions emparés de la maison dite du Curé, du point marqué 155 sur la carte de rÉtat-major, de la partie E. du parc de Buzenval et nous attaquions le château de Craon et la ferme de Buzenval ou de la Bergerie. Des zouaves et des gardes nationaux avaientpénétré même jusque dans le village de Garches, d'où ils tiraillaient contre le parc de Sain^Cloud. Il était 10 h. et la journée avait bien commencé pour nous; mais il fallait armer sans retard la redoute de Montretout et la crête des hauteurs que nous occupions depuis cette redoute jusqu'en arrière de la Bergerie. Malheureusement la seule route conduisant du Mont-Valérien à la redoute était encombrée par l'artillerie du général de Bellemare qui se rendait à la ferme de la Pouilleuse. Deux heures se passèrent ainsi, et à raidi, quand cette route fut libre, il devenait impossible d'armer la redoute sur laquelle l'ennemi venait d'ouvrir un feu violent. De plus, les routes et le terrain, profondément détrempés par

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