‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 434 sur 562 · IX -de-Ce rnny d'après i · texte numérisé non relu

IX -de-Ce rnny d'après i

DE PARIS A LIMOURS

piscines, construites en maçonnerie, fort visibles encore.

Plusieurs sources d'eaux ferrugineuses jaillissent encore dans l'enceinte du parc de l'abbaye.

Un autre parc, d'une étendue égale à celui de Tabbaye et séparé du premier par la route du hameau des Vaux, a été ajouté à la propriété par M'^o de Rothschild.

Il contient un bâtiment construit sous Louis XV, et que l'on nomme le Prieuré. Il servait, en effet, depuis cette époque, d'habitation aux divers prieurs de l'abbaye. Il contient aussi les bâtiments occupés par les écuries et remises, et longe le grand étang des Vaux (F. p. 624).

A l'angle opposé au parc de l'abbaye, au point où il confine à la route qui , venant de la station du Perray, traverse le village d'Auffargis et met en communication ce village avec Cernay-la- Ville, M™® la baronne N. de Rothschild a fait établir l'entrée principale de la propriété.

Pour constituer cette entrée, elle a fait placer sur le mur d'un saut-deloup une grille en fer forgé d'une grande beauté, faite sous Louis XV et provenant de Tentrée principale du château d'Arnouville.

Cette grille, qui se compose d'uilô porte à deux vantaux, surmontée des armes du marquis de Machaud, et qui se termine à droite et à gauche par de grandes consoles à chardons en fer, a 10 met. de hauteur et 12 met. de largeur.

Une maison de garde, du style de l'abbaye, se trouve adroite en entrant à proximité de cette grille.

En pénétrant de ce côté dans la propriété, on traverse dans toute sa longueur le premier parc, celui du prieuré, et Ton pénètre dans le second parc, celui de l'abbaye, au moyen d'un passage de voitures pratiqué sous la route du hameau. On peut aussi aller d'un parc à l'autre par un passage de piétons au-dessus de la même route du hameau, en franchissant, au moyen de marches, la

voûte d'une des anciennes portes fortifiées de l'abbaye.

Du sommet de Tescalier de cette porte fortifiée, à travers une fenêtre en ogive et de murs chancelants, on aperçoit à 40 met. en avant une autre porte fortifiée qui était la première porte d'entrée de l'abbaye. L'œil embrasse également, de là, la route du hameau et les deux parcs, les ruines de Téglise et quelques maisons.

Si, au retour des Vaux-de-Cernay, on ne veut ni prendre la route de voitures, ni revenir sur ses pas, on peut adopter la direction suivante :

en face de la chaussée de retenue, dans un enfoncement que signale une sablière anciennement exploitée, on prendra à dr. un chemin qui remonte au haut du coteau, près d'une maison de garde, à l'entrée des bois Maréchaux; on suivra l'allée ombragée qui s'ouvre devant la maison du garde, et on ne tardera pas (5 à 6 min. de marche) à atteindre un vaste plateau. Dès lors, le chemin longe constammentla lisière du bois, à dr., et des terres cultivées, à g. Parvenu (15 à 20 min. de marche) à une plantation de châtaigniers qui borde la route à g., on continuera tout droit pour redescendre à Foucherolles et de là à Dampierre, ou , ce qui vaut mieux, on prendra à dr. un bon chemin de voitures qui, après avoir traversé une charmante et fraîche zone de forêt, va aboutir à Garne (V, ci-dessus), d*où Ton regagnera Dampierre.

Excursion à Cemay-la-Ville , par la roate de RamboniUet.

7 kil. 1/2. — Route de voitures. "

On sort de Chevreuse, comme pour

aller à Méridon ; mais , après avoir

franchi l'Yvette, on tourne àdr. pour

prendre la route de Rambouillet que

1 l'on suit constamment jusqu'à Cer-

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nay. On passe d'abord entre de riantes prairies, puis on traverse un vallon étroit, pittoresque, en longeant à dr. le parc de Dampierre ; à g. la vue s'arrête sur le versant )[)oisé du plateau de Méridon , au bas duquel se trouve Choisel, village de 436 hab- Un peu au-delà se montre à demi, entre de hautes plantations , le château de Breteuil, entouré d'un vaste et beau parc. A la sortie du vallon on parvient à un plateau uniforme, cultivé en céréales et s'étendant à TE. jusqu'à Limours (K. ci-dessous), au S. jusqu'à la forêt de Rambouillet, et brusquement coupé à l'O., à peu de distance de la route , par le vallon des Vaux-de Cernay. On aperçoit à dr. une ou deux fermes et un joli pavillon du xvii° s., avant d'arriver à Gernay-la- Ville*, v. de 519 hab., où se trouve une source ferrugineuse et où l'on^ remarque quelques vieilles constructions. Cernay, comme Barbison et Marlotte à Fontainebleau, est un lieu de rendezvous pour les peintres et les paysagistes, qui viennent y chercher les modèles d'arbres et les motifs de paysage que leur offre la vallée des Vaux, à laquelle Cernay est rattaché par un chemin s'embranchant à la hauteur du grand moulin , sur la route de voitures de l'abbaye des Vaux-de- Cernay. La salle à manger de l'hôtel Mar^t est tout entière revêtue de peintures (paysages, portraits, études de fantaisie, caricatures) sur lesquelles , entre autres noms , on lit ceux de MM. Breton, Nazon, Jundt, Héreau, Lauron, Lambinet, Leconte, Leforestier. On remarque entre autres un paysage attribué à Corot.

Ezonnion à Fort-Royal.

6 kil. eoviron par la route de Chev^^suse à Versailles, 4 kil. 1/2 par le plateau de la Madeleine (chemin de piétons).

Si Ton veut suivre la route de Versailles, on prend la rue qui longe le collatéral N. de l'église (rue de Versailles), et à son issue la route de

Versailles. A la sortie d'un beau défilé boisé, appelé la Roche-Couloir, on rencontre à g. le hameau de Trottigny ( 2 kil. 500 met. de Chevreuse). La route passe à travers des terres cultivées, limitées à dr. par des bois. A 1 kil. de Trottigny, on atteint un carrefour (auberge à g.) où la route de Chevreuse se raccorde avec celle de Dampierre à Versailles.

On tourne alors à dr. et après 20 ou 25 min. de marche (2 kil. 1/2), on arrive à l'entrée de la vallée de Saint-Lambert; un sentier, qui se présente à g., conduit à une porte charretière donnant entrée dans Tenclos de Port-Royal. On prend à dr., puis ensuite on appuie à g. à travers une sorte de prairie -verger, vers le milieu de laquelle on remarque une ruine , qui paraît être le reste d'une tourelle, sans qu'on puisse cependant en préciser exactement la destination. Le sentier gagne le ruisseau de Port -Royal qu'il côtoie à dr., jusqu'au lieu dit la Solitude. — En face, un pont rustique donne accès dans une seconde prairie touchant immédiatement aux bâtiments de Port-Royal. En continuant de longer le ruisseau, on monte sur une chaussée au-delà de laquelle se montrent un étang et les bois de Trappes.

— En suivant cette chaussée (à dr.), on se trouve bientôt à l'entrée de la ferme de Port-Royal.

Si l'on veut suivre le chemin d*en haut, plus court et plus agréable, on montera jusqu'à l'esplanade du château, que l'on contournera pour prendre le premier chemin à g. Ce chemin traverse sur 1,500 met. la partie découverte du plateau, puis se prolonge par une allée de forêt que signalent, dans le premier tiers du parcours, un poteau indicateur et un petit pavillon de chasse; on continuera de la suivre en ligne droite, et, à 2 kil. de distance, après avoir descendu et remonté deux profondes fondrières, on ne tardera pas à déboucher sur la route de Versailles où on tournera à dr. pour redescen-

CKRNAY-LA-VILLE.

iOO ou 500 mël.) jusqu'à la vaU e S ai ni- Lambert If (-Royal et Saiiil-LnmUert sout te ci-dessus, p. 108 à Hâ.

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