‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 51 sur 562 · VERSAILLES. — HISTOIRE · texte numérisé non relu

VERSAILLES. — HISTOIRE

nu stage d'ans année dans de grands eialilîseements horticoles de la France et de l'étraDger. Les cours durent

Parmi les monnments publics de

rbdtel de la Présideace, servant aussi de Préfecture, composé d'un vaste corps de logis, avec pavillon central, et de deux ailes en retour rerminées par des pavillons sembla-

bles (avenue de Paris; bureaux de la Préfecture, rue Saint-Pierre) ; — la mairie (à cûté du débarcadère de la rive gauche) ; — Vhospice (rue du Plessis); — le /jcie (avenue de Saint- Cloud) ; — le palais de justice (rue Saint-Pierre); — le bâtiment du Grand-Commun (rue de !a Bibliothèque), immense édtSce qui pouvait loger 2,000 personnes attachées au service du château. Sous la pre-

is Louis XIII,

mière République, une mauufacture :

d'armes 7 fut établie ; il sert aujoui d'hoi d'hipilai militaire.

Uttolr* da la villa «t du ohâtsai.

en 1 encouragées par divers priviiégea ixemptions. Elles s'élevereul priociemeDt ou N., dans le quartier dit U le-NeuvË, et qui se compose des rues Réservoirs, de lu Pompe, de la PaisB, de la rue et de la. place Hoche.

le vUle que Louis Xl\ our de son château a '8 IGTO. Des terrains fm

1 de Satory. La population urbaine s'ac-

Dt. Une seconda paroisse, celle de fiaÎHt-Lauii, fut formée en 1731 (la pre-

DE PARIS A VERSAILLES

mière paroisse était celle de Notre-Dame ; réyéché ne date que de 1802). Cependant Versailles, malgré ses augmentations, ne suffisait pas à contenir la population si nombreuse qui se pressait autour de la cour. On construisit un nouveau quartier, composé de dix-huit rues alignées et traversé par les boulevards de la Reine et du Roi. sur le terrain occupé, sous Louis XIV, par les prés et le château de Clagny*, dont Tétat d'abandon lit ordonner alors la démolition. L'étang du château, causant des maladies épidémiques, avait été auparavant desséché et converti en prairies. Les faubourgs, réunis à la ville en 1787, formèrent, à TE., le quartier de Montrtfuil ou la paroisse de Saint- Symphorien. La même année, Louis XYI accorda à la ville proprement dite rétablissement d'une municipalité ; et c'est de ce moment seulement qu'elle commença à vivre d'une vie indépendante du

A chaque pas que l'on fait dans cette ville, qui fut, pendant près d'un siècle et demi, le séjour habituel de la cour, on rencontre des monuments et des souvenirs se rattachant à l'un des trois rois qui s'y sont succédé. Dans un grand nombre de maisons et d'établissements particuliers, on pourrait retrouver les hôtels habités autrefois par les grands seigneurs de la cour, tels que l'hôtel de Condé, situé rue des Réservoirs, n*> 14, et où mourut la Bruyère ; l'hôtel de Noailles, rue de la Pompe n* 1 ; l'hôtel du maréchal de Richelieu, avenue de Saint-Cloud, n" 38 ; l'hôtel du duc de Saint-Simon, le célèbre auteur des Mémoires, même avenue, n* 42, etc. *. On consultera avec intérêt, sur l'histoire intime de la ville V Histoire anec-

1. Louis XIV fit bâtir, en 1674, ce château par Mansart pour M"* de Montespan. Les dépenses s'élevèrent à la somme de 2,861,728 livres tournois. Le musée de Versailles possède un tableau, n*> 740 (salle des Résidences royales), représentant le château de Clagny.

2. M. Le Roi a retrouvé dans une maison de la rue Saint-Médéric la maison du parc aux cerfSj qui a eu une si honteuse célébrité sous Louis XV. Ce nom lui venait du quartier où elle était située, et qui occupait l'emplacement d'un parc destiné par Louis XIII à élever des cerfs. Louis XV vendit cette petite maison à Se vin, premier commis de la guerre, et il en toucha le prix, 40,000 fr. en or, de ses propres mains, dans son cabinet.

dotiçfue des rues de VersoUles^ de M. Le Roi.

Le château de Versailles date de Louis XIII. Ce prince, qui venait continuellement chasser dans les bois du voisinage, ennuyé, et sa suite encore plus, d'y avoir couché dans un méchant cabaret de rouliers, ou dans un moulin à vent, excédé de ses longues chasses dans la forêt de Saint-Léger et plus loin encore, s'y fit d'abord construire un pavillon, dont on retrouve l'emplacement à l'angle de la rue de la Pompe et de l'avenue de Saint-Cloud.

Mais Louis XIII voulut bientôt avoir une véritable habitation ; il en confia les plans à Lemercier, en 1627, et en devint, cinq ans plus tard, le vrai seigneur, par l'achat qu'il fit de cette terre à François de Gondi, archevêque de Paris, moyennant 66,000 livres.

Le vieux château presque ruiné qui dépendait de ce fief fut abattu. A cette époque, des bois couvraient l'emplacement actuel de la place d'Armes. Une avenue, tracée dllns ces bois, en face du château, est devenue, sous Louis XIV, la large avenue de Paris : toutefois les contre-allées n'en ont été rendues praticables qu'en 1774.

Dès l'année 1661, l'architecte Le Vau ajoutait de nouvelles constructions au modeste château de Louis XIII, perdu au milieu des bois. Mais ce fut seulement en 1682 que Louis XIV fixa définitivement à Versailles la résidence de la cour.

« Avant Louis XIV, dit M. Le Roi dans l'ouvrage déjà cité, le chemin de Paris à Versailles passait paV Saint-Cloud et Ville-d'Avray. Mais, lorsque ce monarque eut fixé son séjour à Versailles, il voulut que la route de la capitale à son habitation royale fût digne du palais qu'il venait de créer. Une véritable armée, composée de soldats et d'ouvriers, fut répandue de Paris à Versailles. Des travaux considérables furent exécutés sur les bords de la Seine. On fit de très-hautes levées de terre dans Paris et le long du village d'Auteuil; un grand nombre de maisons de Sèvres furent abattues ; la butte de Chaville fut aplanie, et une route large et commode vint enfin aboutir à cette grande avenue de Versailles, magnifique entrée de la demeure du grand roi. »

L'architecte Mansart ne put, malgré son insistance, obtenir de Louis XIV la démolition des bâtiments élevés par Louis XIII. Pour agrandir le château, il dut l'entourer, du côté du jardin, d'une

VERSAILLES

Page 1