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STATION. — MEUDON

6 kil. de la gare du boulevard Montparnasse, 2 kil. de Clamart. 1 kil. de Bellevue, 2 kil. de Sèvres, 10 kil. de Versailles. — Le village est à : I kil. de la station, 4 kil. de Sèvres. 3 kil. d'Issy, 1 kil. de Fleury, 1 kil. 500 met. de Tétang de Villebon, 1 kil. 500 met. de Bellevue, 3 kil. 500 met. de Chaville, par les bois, 3 kil. 500 met. du Petit- Bicètre, 4 kil. du Plftssis-Piquet.

Meudon^ 12,037 hab. (omnibus, 20 c), s'étend en amphithéâtre le long d'un versant du Val-Fleury, et se divise en haut et bas Meudon.

Le haut Meudon, la partie la plus importante, s'allonge parallèlement à la terrasse du château, qui le domine et le limite.

Au sortir de la station du chemin (le fer, la rue de l'Arrivée conduit à Vavenue Jacqueminot, belle route en pente douce, bordée de jeunes platanes et qui monte presque en droite ligne des Moulineaux (sur la route de Paris à Sèvres) à. l'avenue du château, près de la terrasse. En suivant l'avenue Jacqueminot à dr. , on atteint en 5 ou 6 min., près de la l)08te aux lettres, la rue des Princes (à g.), qui , traversant le haut Meudon dans toute sa longueur, aboutit à l'entrée des bois, près du haras.

La rue des Princes longe d'abord, à dr., un mur élevé qui soutient les terrasses d'un parc récemment morcelé (une large rue, à peu près parallèle à la rue des Princes, a été tracée à travers cette ancienne propriété du général Jacqueminot, où l'on voit encore de très-beaux arbres, entre autres un cèdre magnifique.

et une sorte de grotte en rocaille) Après avoir dépassé une croix de pierre (à dr.) et l'abreuvoir (à g.), on trouve à g. la mairie, puis l'église (12 min. de la station) sur une petite place.

h" église de Meudon, construite vers 1570, renferme quelques tableaux :

au-dessus du maître autel, une Résurrection du Christ; à g., en entrant, une Adoration des Mages , donnée par M. Ed. Odier, en 1840, et, dans le chœur, deux tableaux, par Descamps ( 1841) , n'ayant d'autre mérite que de rappeler les noms des deux patrons du lieu : saint Martin et saint Biaise. Cette église a eu pour curé Rabelais, qui, malgré la tradition, n'y exerça jamais les fonctions du saint ministère.

De la rue des Princes, plusieurs rues étroites et tortueuses conduisent, sur la g., à Fleury et aux bois de Fleury et de Clamart. A dr., presque en face de la mairie, s'ouvre la inte Terre-Neuve, qui , trèsescarpée dans sa partie supérieure, aboutit à l'avenue du château, près de la grille d'entrée de la terrasse.

Un peu au-delà de l'église, la rue Royale monte aussi vers la terrasse du château. Dans le haut de cette rue, à g., commence une rampe ou escalier qui, débouchant vers le milieu de la terrasse, abrège beaucoup la montée. On peut aussi, à l'extrémité de \k rue Royale, prendre à dr. une ruelle qui longe la base des énormes murs de soutènement de la terrasse, pour aller rejoindre la rue Terre-Neuve, près de la gendarmerie.

Dès le xin« s., on trouve des seigneurs de Meudon {de Muldonio). La terre et la seigneurie furent données en 1527, moyennant une rente de 1,200 livres par an, à la duchesse d'Étampes, par son oncle, qui était cardinal, avec Fautorisation de François l". En 1552, la duchesse d'Ëtampes les vendit au cardinal de Lorraine, qui s'y fit construire un château d'après les dessins de Philibert Delorme, sur le point culminant de la colline. Un des princes de Lorraine, héritiers du cardinal, vendit, en

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