‹ Les eopeés françaises (volume 2)Chapitre 107 sur 180 · C.IIAI'. VIIL · texte numérisé non relu

C.IIAI'. VIIL

» li barncz. — Se Dexm'aïst, de cerne Il puis vanter, — Plus ai de terre que Il trente de mes pers. — Encor n'en Il ai un jornel aquité. — Ice di-ge » as povres bachelers — As roncins » clops et as dras descirez, — Quant » ont servi por néant conquester, —

soudées. — Moult les ama Karles nostre emperere, — Amile eiist bêle chose donnée; — Mais il atent l'annor de Val-Senée — Où Godefrois ot sa gent aiinée. — Une fille ot Karles nostre emperere : — C'est Belyssans la bêle, Fannorée. — Au conte Amile a ses amors données. — Puis, li donna Kar- II S'o moi se vuelent de bataille espro- les li cmpereres. — Sachiez de voir, Il ver, — Ce lor dorrai deniers et heri- c'est ce qui li agrée. — Se il volsist, Il tez, — Chasteaus et 'marches, don- ja fust la chose outrée — Et faite la Il jons et fermetez, — Se le pais m'ai- folie. {Amis et Amiles, vers 526-537.) » dent à conquester — Et la loi Dieu = Observations. On trouve, dans ces Il essaucier et monter. — Ce vueil-ge couplets, des assonances en estrent : Il dire as povres baclielers, — As es- Ex. : Poise à Guillaume que noz Fran- II cuicrs qui ont dras depanez, — S'o çois nel sevent, — Li mil baron qui Il moi s'en vienentEspaigne conquester as tentes remestrent; — Sus cl paies 11 — Et le païs m'aident à aquiter, — Et un olifant sonerent. Etc., etc. {Charroi Il la loi Dieu essaucier et monter, — de Nimes, v. 1453-1455.) Il Tant lor dorrai deniers et argent clcr, 11 — Chasteaus et marches, donjons cl

Il fermetez, — Destriers d'Espaigne, si seront adoubé. « {Charroi de Nimes, V. 636-657.) = Observations. 1° On peut établir en principe que les couplets

1 PART. I.IVn. II.

CHAP. Vlll.

composé en vers assonances, et qu'un trouvère de la seconde époque, trouvant trop barbare et dédaignant

cil é, er sont toujours distincts, dans nos poëmes, des laisses en ié, ier. Dans les couplets en e, er, les voyelles sur lesquelles portent l'assonance dérivent de l'a latin Ionique, long ou bref. Dans les laisses en ié, ier, les voyelles sur lesquelles porte rassonance dérivent de l'e latin bref tonique (niés, crient); de l'a long tonique après une gutturale qui persiste ipecchiei, chiers, cnrgiez-, marchiet), ou qui laisse un i à sa place (paiens); de Vœ, après une gutturale, assimilé à l'e (ciel); de l'a long tonique après les dentales, en y ajoutant s, ss, n, r, quand la syllabe précédente contient un i provenant d'une gutturale vocalisée (luitier), etc. ; de l'a latin tonique accompagné d'un i atone dans la .syllabe suivante (chevalier) ou dans la syllabe précédente (aproismier); d'un e tonique accompagné, dans la [syllabe suivante, d'un i atone (nieslier, mouslier). = 2° Dans le Beiives d'Hanstonne conservé à la Vaticanc (1632, llegina), on trouve, au cours d'un seul et même couplet, des assonances en er et en ier: ainsi cler ci pié; blaxmer et fiancier; per et losengier; chevalier et cler, etc. C'est un exemple presque unique. = 3" Dans les couplets en er, on admet Deu, iMaheu, etc. Rien n'est jikis facile à comprendre.

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