o' • snr imc rime
couplet en nmes lemmmes et une laisse en rimes lemi- analogue; nines. Adenet alla plus loin. Il fit suivre un couplet eni un cou'pict en j,
'^ ^ '^ en compose
d'un couplet en ie, une tirade en er d'une autre en ère. "" ^nfe, etc. A la rime masculine « correspondit la léminine (/^6' ; à eut correspondit ente; h on, onne. Le l'oman de Berle ans granspiés est écrit d'après ces règles nouvelles. Ce pauvre Adenet ouvrait la longue série de ces faiseurs d'entraves, de ces rhéteurs qui ont causé tant de mal à notre poésie et à notre langue. Il méritait peut-être une destinée
' Voyez notre texte critique, où nous avons restitué les couplets ((ui l'ont défaut dans le manuscrit d'O.Kl'ord.
' Vers 1 et suiv., ;2608 et suiv., 01 ^2 et suiv. ■ Ms. 1fi3'2, Regina, inédit.
1 PART. LIVR. ir.
CHAP. VIII
Exccssivi!
longueur do rrr-
laiiis roiiplols;
rcsulUts
(lô|ilorab!or,
lie cet excès.
Ciillcrlioii de
formules,
diircroniiiioiit
assoi);iiicécs,
ciilrc lesquelles
les poêles
en vinrent à faire
leur choix sans
intelligence
et suivant les
scnics exigences
de la versilication.
meilleure. Les beautés qui, malgré ces ombres, brillent en sa chanson de Berte en sont la preuve. Mais quant à ce méchant poëte qui écrivit pour un Yalois cette triste compilation sur la légende de Charlemagne, quant h Girart d'Amiens qui imita les procédés d'Adenet, il n'a vraiment aucune des qualités de son prédécesseur. Il est plat, uniformément plat. C'est la décadence de la décadence. L'excessive longueur des couplets épiques est un de ces vices qui devaient un jour entraîner la ruine de toute cette versification. Tout d'abord, l'obligation que l'on s'imposait de trouver une quantité prodigieuse de mots terminés par la môme assonance, cette obligation malheureuse introduisit bientôt la formule dans notre poésie défigurée. Les trouvères avaient en quelque sorte devant eux un certain nombre de casiers, et chacun de ces casiers invisibles renfermait tout un assortiment de formules diversement assonancées. Le poëte, dans une tirade en on, était-il embarrassé d'une rime, vite il ouvrait le casier on, l'agitait et en relirait au hasard un demi-vers comme celui-ci : « Por voir vos le ilisoii )), ou comme cet autre : « Dr verte le savon », etc., etc. Autre exemple : comme le mot Dieu se présentait souvent dans nos chansons, on l'accompagnait d'un certain nombre d'épithètes qui variaient suivant les couplets, et parmi lesquelles on pouvait aisément faire un choix suivant l'assonance dont on avait besoin. Dans un couplet en de, on ne manquait pas d'écrire : « CU Damedexijui fist terre et rosée»; dans une tirade en ie : « Par Deu le fd Marie »; dans un couplet en al : « Par Deu l'espirital »; dans une tirade en or : « Par Dieu le Creator. » Aux chevaux, aux lances, aux hauberts, aux heaumes', on donnait
' l'ii certain iioiubrc de ces éiiillièles irurigiiic sont exactes, il est iluiic utile de les relever, et nous croyons savoir qu'un de nos meilleurs érudits en préparc un Vocabulaire complet.