‹ Les eopeés françaises (volume 2)Chapitre 93 sur 180 · TYPES DE TAAT OU DE TANT DE SYLLARES · texte numérisé non relu

TYPES DE TAAT OU DE TANT DE SYLLARES

' Voyez le g li de la Note.

[ PART. LIVIl. II.

cnAP. VII.

PART. l.IVR. II.

CIIAP. VII.

Ils avaient parfaitement le droit d'emprunter les proportions de leurs distinctioncs à des vers métriques que l'on aurait préalablement ramenés à un nombre uniforme de syllabes.

J'en conclus que les mètres latins, — le vers iambique, l'asclépiade, le septenarius trochaïque et le dactijliqne trimctrc par exemple, — ont fort l)ien pu servir de type, d'étalon ou de cadre à ces versificateurs populaires.

Remarquez que ce sont là des vers chantés, liturgiquement et populairement chantés, et qui sont en relation étroite avec la musique dont ils sont indissolublement accompagnés. Car je ne parle pas ici, je ne veux parler ni du pentamètre, ni de l'hexamètre, qui ne sont pas entrés dans la poésie liturgique, ou qui n'y sont pas devenus populaires.

Non, non ; je m'en tiens à l'iambique, au septenarius trochaïque, au dactylique trimètre, à l'asclépiade et à quelques autres. Et je crois pouvoir affirmer qu'on leur a appliqué le principe du syllabisme, comme aussi le principe de cet accent tonique qui indique, en certains vers, un certain nombre de pauses intérieures'.

C'est ainsi que l'iambique dimètre : Dcus creator omnium est devenu peu a peu le vers rhythmique de huit syllabes, proparoxyton et à pénultième brève : Cœli cives, apphtudilc. C'est ainsi que le septenarius trochaïque : Urbs beat a Jérusalem, dicta pacis visio, est devenu peu A peu le vers rhythmique de quinze pieds, proparoxyton et à pénultième brève : Hiems horrens, œstas torrens, illic unrjîiam sceviunt. C'est ainsi que ce dernier vers a été luimême décomposé rhythmiquement en deux parties : l'une, de huit syllabes à pénultième longue : Hiems horrens, œstas torrens (laquelle a été à son tour divisée en

' Voyez le? g§ I.") 18 ilc la Note.

l.A VERSIFICATION DES CHANSONS DE GESTE. -297

deux groupes égaux, de (jiialre syllabes : liiems horrcns, et œstas torrens) ; l'autre, de sept syllabes à pénultième brève : iJlic unquam sœviunt. C'est ainsi, })Oui' finir, que deux de ces seplcnarii accouplés forment la strophe rhythmique par excellence :

.\i;ro freiulit furibundas,

Xero plangit iinpium, Nero cujus a^gre mundus

Fert'bat imperium.

cette strophe qui, plus tard etpar le dédoublement de la première paitie de chaque vers, est devenue l'admirable, l'incomparable strophe de six vers :

Mira floris pulchritudo Ouem commondat plonitudo

Soptiformis graliœ !

Fiecrcemur iii hoc flore (Jiii nos gustu, nos odore,

Xos in\itat specie '.

Bref, les deux ou trois principes de la versification rhythmique, le syllabisme, l'accent et, plus tard, l'assonance ou la rime, ont été appliqués à certains types de la versification antique. On prit ces types où la musique

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