‹ Les eopeés françaises (volume 2)Chapitre 99 sur 180 · I.A M:iiSll ll.AilO.N DK.s i;il\N.s().\S DK KKSTK. Ijll · texte numérisé non relu

I.A M:iiSll ll.AilO.N DK.s i;il\N.s().\S DK KKSTK. Ijll

C'est qu'on n'n pas réfléchi au long succès de cette strophe ({ii'un poète chrétien des premières années du v^ siècle, Severus Sanctus, frappait avec autant de vigueur qu'Horace, mais qu'il remplissait d'idées plus fortes et meilleures :

Sigmun quod perhibenl esse crucis Uei, Magnus qui colitur solus in urbibus, Christiis perpetui gloria nurainis Cujus filius unicus.

C'est sous la forme strophique que l'asclépiade a fait tortunc; c'est sous cette forme qu'il a victorieusement pénétré dans la liturgie. Il est d'ailleurs entré en dix combinaisons différentes, dont plusieurs ont été consacrées par le talent de Boèce et parle génie de Prudence. Bref, il en est venu à conquérir sa popularité, lui aussi, tout comme l'iambique trimètre. Lorsque nos pères, au jour de la Septuagésime, faisaient naïvement leurs adieux à V Alléluia qu'ils ne devaient plus chanter qu'au matin de Pâques, ils lui chantaient une sorte d'hymne en asclépiades :

Alléluia piis édite laudibus, Cives îetherei, psallite suavitor Alléluia perenne '.

Et la popularité de ce vers devenu tout à fait rhylhmique est attestée par plusieurs pièces liturgiques des XIV' et xV" siècles -.

giqucs. Cf. la strophe coinposi'-c de deux asclépiades, d'un plicrécratien et d'un glyconiquc, et aussi cette autre strophe, employée par Prudence en la préface de son CdtliPiiierinou, laiiuello est formée d'un glyconique, d'un asclépiadc et d'un choriambique pentamètre :

Conculcet sacra gcntium Labem, Roma, tuis inférât idolis; Carmen martyribus devoveat, landes apostolis.

' Mone, Hijtimi hithii, n° GG. Cette pièce, que l'éditeur alli'manil |Mibiic d'après un nianuscr. de Munich (du x" siècle), se trouve aussi dans la liturgie niozarabiquc

- Mone, ihid., n" i3, 1181, ll'J.S. Mais, malgré tout, les exemples ne sont pas

I paIît. i.ivii. Il

CHAI'. VIII

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