Le Charroi de Nimes, édit. Jonckbloet, vers
II PAur. i.ivi
ClIAI'. XV
II PART. I.IVR. II
CH.\P. XV
Guillaume obtient de Louis
l'Espagne,
Orange et Nîmes
qui sont
au pouvoir
des Sarrasins.
le remercient au nom de leur maître ; l'Empereur, plus blême que jamais, en vient aux concessions extrêmes, et veut à tout prix apaiser son terrible défenseur : « Je « vous donne », lui dit-il, « le quart de toute la France, des « abbayes et des marchés, des cités et des évéchés, des « sergents et des chevaliers, des pucelles et des femmes, « des prêtres et des moutiers. Je vous donne le quart « de mes trésors et le quart de l'Empire. Noble cheva- « lier, ne me refusez pas ce don ». — « Non, non », s'écrie Guillaume, « je ne veux pas que Ton dise de moi « que j'ai violé ma foi envers monseigneur et qu'après « lui avoir rendu son royaume, je lui en ai repi'is la « moitié ». — (( Que voulez-vous, enfin? Je ne sais « plus ({ue vous oifrir ». — « C'est bien », dit Guillaume. « N'en parlons plus ' ». Et il descend les degrés du palais, avec cette même rage farouche que rien n'a pu calmer '.