‹ Les eopeés françaisesChapitre 11 sur 180 · NOTICE HISTORIQUE ET BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE HISTORIQUE ET BIBLIOGRAPHIQUE

belle Aude et du neveu de Gharlemaore ^ Mais le père hpart. uvn. u.

'-' ^ niAP. I.

de Guillaume se montra plus grand encore que tous ses

2494. 25518. — D'autres nous l'offrent ixvaria.blemext : tel eut le beau mnnuscrit de l'Arsenal 6552 (anc. B. L. F. 185), les mss. fr. de la Bibl. Xat. 1460, et (en ce qui concerne notre geste) 24403, anc. 78 La VaHière.— D'autres enfin nous présentent certaines Chansons munies du petit vers final, et certaines autres sans cet liexasyllaba : tels sont les manuscrits de la Bibl. Nat. fr. 1418, 1374, 24369, le manuscrit 3142 da l'Arsenal anc. B. L. F. 17.5), et le manuscrit de Boulogne. — q. Parmi les Chansons de la geste de Guillaume, il en est un certain nombre qui sont toujours munies du petit vers final. Ce sont : les Enfances Garin, Garin de Montr/lane, Girart de Viane, Ainieri de Xarbonne, le Siège deNarbonne, la Mort d'Aimeri, Gnihert d'Andrenas, le Siér/e de Barbaslre, Beiive de Commarcis et la Prise de Cordres. D'autres Chansons nous apparaissent invariablement dans tous les manuscrits (de France), sans le petit vers hexasyllabique ; ce sont les suivantes : Ilemant de Beaulande, Renier de Gennes, les Enfances Giiillaume et le Département des enfans Aimeri, le Couronnement Looys, le Charroi de Ximes, la Prise d'Orange et Renier. Enfin, il est un troisième groupe de Romans qui, dans certains manuscrits, sont ornés et, dans certains autres, privés du petit vers final. Ce sont Les suivants, et nous indiquons entre parenthèses les manuscrits français où ces Chansons nous sont offertes avec ce petit vers : les Enfances Vivien (Boulogne) : le Covenant Vivien (Boulogne); Aliscans (Arsenal 6562, anc. B. L. F. 185 ; la Bataille Loquifer (Ar.senal 6562, anc. B. L. F. 185, et Boulogne) ; le Moniage Renoart (Arsenal 6562, anc. B. L. F. 185, et Boulogne) ; Foulque de Candie (Boulogne), et \e Moniage Guillaume (Ar.senal 6562, anc. B. L. F. 185, et Boulogne). — r. C'est d'après ces dernières Chansons que Ton devra chercher à résoudre cette question déjà, si controversée : « Le petit vers final est-il le signe de « l'antiquité d'une chanson ? Et fautr-il tenir en plus grande estime les ver- « sions qui en sont munies? » — s. Ce qu'il y a de certain, c'est que nos plus anciens ou nos meilleurs manuscrits sont ceux qui nous offrent le plus souvent cet hexa.syllabe final : témoin les manuscrits 6562 de l'Arsenal (anc. B. L. F. 185), de Boulogne, 1448 de la Bibl. Nat., etc. Il arrive encore le plus souvent que les versions où se rencontre ce petit vers sont aussi les plus courtes : c'est le cas de Foulque de Candie dans le manuscrit de Boulogne. — t. Jonckbloet a comparé avec soin deux versions dont Tune présentait et Tautre n'offrait point ce petit vers à la fin de chaque laisse (Guillaume d'Orange, II, 195- 197). De cet e.xamen, auquel nous renvoyons nos lecteurs, et qui pourrait d'ailleurs être repris et prolongé, il a tiré cette conclusion : « Il est indubi- « table que les tirades se terminaient originairement par le petit vers qui « fut supprimé dans les textes plus modernes. » Il convient cependant d'ajouter que ce procédé, réellement ancien, a été -jilus d'une foi.s imité servilement dans certains poëmes qui sont évidemment assez modernes. Il ne faut pas oubher qu'on a pastiché, dès le treizième siècle, le style de nos Chansons des onzième et douzi-^rae siècles. Les Enfances Garin de Montglane sont ornées de l'hexasyllabe, et cependant c'est le plus récent de tous nos poèmes. La Mort d'Aimeri, Guibert, la Prise de Cordres, le Siège de Narbonne, Garin de Montglane, ne remontent guères plus haut que 1200, et sont cependant munis du petit vers final. Il en est de même pour les assonances et les rimes. La plus ancienne version que nous possédions fïAliscans, et qui peut ajjpartenir au douzième siècle, est rimée ; les Enfances Vivien, au contraire, poëme à l'apparence toute moderne et pastiche trèsréussi, nous offrent des assonances. — %i. Le Moniage Guillaume et la

II. PART. iivR. II. ancêtres; car, à mesure que nous approchons du héros — ^ — central de notre geste, les autres héros semblent pren-

BataïUe Loquifer du manuscrit de Boulogne nous offrent leur première partie sans le petit vers final (JSloniage, fo 301-321 : — Ihnaille, f» 142-145) et leur seconde partie (Moniacje, f" 521-334 ; Bataille , f» 145-158) munie de cet hexasyllabe à la fin de chaque couplet. Cette dernière remarque complétera celles que nous avions à faire sur la fin de nos couplets épiques.

§ G. Mancscrits qui sont parvenus jusqu'à nous.

a. Les manuscrits connus jusqu'il ce jour sont au nombre de vingt-six.

— h. Quinze %oxv\. en France (quatorze à Paris) étonne à l'étranger (ç?f«f>'e en Angleterre, cinq en Italie, xvn en Suisse, un en Suède). — c. Parmi les quatorze manuscrits de Paris, onze sont conservés à la Bibliothèque Nationale : ce soQt les mss. fr. 368, 774, 778, 1374, 1448, 1449, 14G0, 2494, 24369 (anc. La Vall. 23), 24403 (anc. La Vall. 78) et 25518 (anc. N. D. 275 his). Trois autres sont ù l'Arsenal : mss. 3142, 6562 et 3351 (anc. B. L. F. 175, 185 et 22G).

— d. Le quinzième manuscrit de France est celui de Boulogne-sur-Mer. — e. Parmi les quatre manuscrits conservés en Angleterre, trois se trouvent au British Muséum (Bibl. du Roi, 20 B, XIX et 20 D, XI; Harl. 1321); le quatrième est à Middlehill, dans la bibliothèque de sir Thomas Phillipps (n" 8075).

— f. Des cinq manuscrits d'Italie, trois sont à Venise (S. Marc, fr. viii, xix et xx), le quatrième à Rome (Yat. Regina, 1517) et le dernier t\ Milan (Bibl. Trivulziana). — g. h. Le manuscrit conservé en Suisse est le n° 296 de la Bibliothèque de Berne, et le manuscrit de Suède est à la Bibliothèque royale de Stockholm (n» 120). — i. Nous allons indiquer l'âge et donner le contenu de ces diflférenfs manuscrits : lo Bibl. Nat. fr. 3CS (anc. 698.5), quatorzième siècle : Couronnement Looys; Charroi de Nîmes; Prise d'Orange; Enfances Vivien; Covenant Vivien; Aliscans ; Bataille Loquifer; Moniage Benoart ; Moniage Girillatirne. — 2o Bibl. Nat. fr. 774 (anc. 7186^), treizième siècle : Enfances Guillaume ; Couronnement Looys; Charroi de Nimes • Prise d'Orange; Enfances Vivien ; Covenant Vivien ; Aliscans; Foulque de Candie; Moniage Benoart ; Moniage Guillaume. — 3° Bibl. Nat. fr. 778 (anc. 7188), quatorzième siècle : Foulcjuede Candie. — 4o Bibl, Nat. fr. 1374 (anc. 7498^, Colbert 3031), treizième siècle : Girart de Viane.

— 5° Bibl. Nat. fr. 1448 (anc. 7535), treizième siècle : Girart de Viane; Aimeri de Narbonne ; Enfances Guillaume; Couronnement Looys; Charroi de ISimes; Prise d'Orange; Siège de Barbastre; Prise de Cordres; Enfances Vivien; Covenant Vivien; Aliscans; Bataille Loquifer; Moniage Benoart. — 6» Bibl. Nat. fr. 1449 (anc. 7535 * '*), treizième siècle : Enfances Guillauine; Couronnement Looys; Charroi de Nimes; Prise d^Orange; Enfances Vivien; Covenant Vivien; Aliscans ; Bataille Loquifer. — 7» Bibl. Nat. fr. 1460 (anc. 7542), quinzième siècle : Enfances Garin de Montglane ; Garin de Montglane (2" rédaction). — S» Bibl. Nat. fr. 2494 (anc. 8202, treizième siècle : Aliscans; Bataille Loquifer. — 9o Bibl. Nat. fr. 24369 (anc. La Vall. 23) quatorzième siècle : Tome 1 : Aimeri de Narbonne; Enfances Guillaume et Dejxtrtement des enfans Aiineri; Siège de Narbonne; Couronnement Looys; Charroi de Nimes; Prise d'Orange; Enfances Vivien; Siège de Barbastre ; Guibert d'Andrenas ; Covenant Vivieji ; Aliscans; Bataille Loquifer. Tome \\ : Bataille Loquifer (fin); Moniage Benoart; Mort d' Aimeri de Narbonne ou Bataille des Sagittaires; Benier; Moniage Guillaume. — 10° Bibl. Nat. fr. 24403 (anc. La Vall. 78), treizième siècle : Garin de Montglane (l^e ré-

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE. â3

dre des proportions de plus en plus épiques. Aimeri, fils d'Hernaut de Beaulande, se mêle à la lutte de Gi-

daction). — 11" Bibl. Nat. tV. 25518 (aac. Notre-Dame 275 bis), treizième siècle : Foulque de Candie. — 12" Bibl. de FArsenal 3142 (anc. B. L. F. 175), treizième siècle : Beuve de Com'inarcis (remaniement par Adenet àw Siège de Barbastré). — 13" Bibl. de l'Arsenal G5G2 (anc. B. L. F. 185), fin du douzième siècle ou commencement du treizième: Aliscans ; Bataille Loquifer ; Moniage Renoart; Moniage Guillaume. — 14" Bibl. de l'Arsenal 3351 (anc. B. L. F. 22Q), quinzième siècle : Heraaut de Beaulande ; Renier de Geanes; fragments d'une seconde rédaction du Girart de Viane. — 15" Bibliothèque de Boulogne-sur-Mer, n° 192 (Catal. des mss. des Bibl. des Départements, tome III, p. G89), daté de 1295 : Enfances Guillaume' Couronnement Looys ; Charroi de Nimes', Prise d'Orange ' Enfances Vivien; C-ovenant Vivien, Aliscans; Bataille Loquifer; Moniage Renoart ; Foulque de Candie; Moniage Guillau7ne. — 16" Britisli Muséum (Bibl. du Roi, 20 B, XIXi, treizième siècle : Girart de Viane ; Aimeri de Narbonne ; Département des enfans Aimeri; Siège de Narbonne ; Siège de Barbastre; Guibert d'Andrénas et Mort d'Aimeri de Narbonne. — 17" British Muséum (Bibl. du Roi, 20 D, XI), quatorzième siècle : Garin de Montglane; Girart de Viane; Aimeri de Narbonne ; Depjartement des enfans Aimeri ; Enfances Guillaume ; Siège de Narbonne ; Couronnement Looys ; Charroi de Nimes; Prise d'Orange ; Enfances Vivien ; Covenant Vivien ; Aliscans ; Bataille Loquifer ; Moniage Guillaume ; Siège de Barbastre ; Guibert d'Andrénas ; Mort d'Aimeri de Narbonne ; Foulque de Candie. — 18" British Muséum (Ilarl. 1321), milieu du treizième siècle : Girart deViane; Aimeri de Narbonne ; Département des enfans Aimeri; Siège de Narbonne ; Siège de Barbastre ; Guibert d'Andrénas ; Mort d'Aimeri de Narbonne. — 19" Middlehill, Bibl. de sir Thomas Phillips, n" 8075, treizième-quatorzième siècle (?) : Foulque de Candie. — 20° Bibl. Saint-Marc, à Venise (mss. français n" vni), quatorzième siècle : Aliscans (version italianisée). — 21o et 22" Biljl. Saint-Marc, à Venise (mss. français, xix etxx) : Foulque de Candie. Le ms. xix est de 1310 et le ms. xx de 1380. Celui-ci est une copie du précédent. — 23'^ Bibl. Vaticane, à Rome (fonds de la reine de Suède, 1517), daté de 1324 : Garin de Montglane. — 24" ^lilan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle) : Enfances Guillaume ; Couronnement Looys ; Charroi de Nimes ; Prise d'Orange ; Covenant Vivien; Aliscans; Bataille Loquifer; Moniage Guilhatme ; Moniage Renoart. — 25" Bibl. de Berne (n" 296 du Catal. de Sinner, III, 333 et ss.), treizième siècle : Prise d'Orange,... Aliscans, Bataille Loquifer, Moniage Renoart, Moniage Guillaume. — 26" Bibl. royale de Stockholm, 120, prem. partie du treizième siècle : Foulque de Candie. — j . D'après le tableau qui précède et qui n'est peut-être point sans utilité, puisqu'il nous montre comment se groupaient nos poèmes dans les manuscrits cycliques, on voit que chacun de nos romans était contenu dans les manuscrits suivants : 1" Enfances Garin de Montglane (un manuscrit), Bibl. Nat. fr. 1460, f" 1-94 vo, quinzième siècle. — 2 Garin de Montglane quatre manuscrits; . Première rédaction. Bibl. Nat. fr. 24403, anc. La Vall. 78, fo 1 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, f" 1 (quatorzième siècle); Bibl. Vaticane, fonds de la reine de Suède, 1517, f" 1 (daté de 1324). Seconde rédaction : Bibl. Nat. fr. 1460, f*J 95 (quinzième siècle). — 3" Girart de Viane (cinq manuscrits de la première rédaction; un de la seconde) : Bibl. Nat. fr. 1448, f" 1 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, f" 40 (quatorzième siècle) ; British Muséum, Bibl. du Roi, 20 B, XIX, fo 1 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 1374, f^ 91 (treizième siècle) ; British

II PART. IIVR. II

.1 PART. i.ivR. n. rard contre l'Empereur et s'y montre le plus impi- — !!^1! — toyable ennemi des Français ; puis, il se perd à nos

AIuseiuB, BibL Hai-L 1321, {" 1 (treizième siècle); Arsenal 3351, anc B. L. F. 226, fragments d'un remaniement en vers alexandrins). — 4° Hernant de Becndande (un manuscrit), Bibl. de l'Arsenal 3351, anc. B. L. F. 22Q, fo 5 (quinzième siècle, ms. en prose, un seul couplet en vers\ — 5° Renier deGeanes (un manuscrit), Bibl. de l'Arseiial 3351, anc. B. L. F. 22&, fo 34 (quinzième siècle, ms. en prose; un seul couplet en vers). — 6" Aimeri de Karbonne (cinq manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f° 41 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D,' XI, f" Ç>2 (quatorzième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 B, XIX (treizième siècle), Harl. 1321, f" 35 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. I, 1° 1 (quatorzième siècle). — 7" Enfances' Guillaume (sept manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f° 68 (treizième siècle;; British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, 1° 79 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 1449, f" 1 (treizième siècle;; Bibl. Nat. fr. 774, l'' 1 (treizième siècle); Manuscrit de Boulogne-sur-Mer, f" 1 [treizième siècle;; Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23^ f" 30 (treizième siècle); Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 8° Département des en fans Aimeri, (cinq manuscrits). Trois versions différentes : a Bibl. Nat. fr. 1448 (treizième siècle), b British Muséum, Harl. 1321 (treizième siècle) et Bibl. du Roi, 20 B, XIX (treizième siècle), c Bibl. Nat.'fr. 24369, anc. La Vall. 23 (quatorzième siècle), et British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI (quatorzième siècle). — 9° Le Siège de Kai bonne {qu&ive manuscrits): British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI (quatorzième siècle), Harl. 1321 (treizième siècle) et 20 B, XI.X. (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, f» 54 (quatorzième siècle). — 10" Le Cotn-onnement Looys (huit manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f" 89 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, f" 103 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 1449, f" 22 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 774, fo 18 (treizième siècle); Manuscrit de Boulogne, f" 21 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. I, f" 75 (^quatorzième siècle;; Bibl. Nat., fr. 368, f" 161 (quatorzième siècle); Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 11° Le Charroi de Kimes (huit manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f" 90 (treizième siècle); British Muséum. Bibl. du Roi, 20 D, XI, fo 112 (quatorzième siècle >, Bibl. Nat. fr. 1449, i" 38 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 774, f" 33 (treizième siècle) ; Manuscrit de Boulogne, f" 38 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. I. 1° 91 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 368, f" 163 (quatorzième siècle); Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 12° La Prise d'Orange (neuf manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f" 100 (treizième siècle) ; British JNIuseum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, fo 118 (quatorzième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 1449, f» 48 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 774, fo 41 (treizième siècle); Manuscrit de Boulogne, fo 47 v» (treizième siècle); Ms. de Berne, no 296 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. I, f" 100 (quatorzième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 368, fo 167 (quatorzième siècle) ; Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 13o Les Enfances Vivien (huit manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f'> 183 (treizième siècle) ; British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, fo 124 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 1449, fo 60 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 774, fo 53 (treizième sièc'e) ; Manuscrit de Boulogne, fo 62 (ti-eizième siècle); Bibl. Nat. 24369, anc. La Vall. 23, t. I, fo 110 et f» 169 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 368, fo 173 (quatorzième siècle) ; Milan, Bibl. Trivulziana (treizième .siècle). — 14» Le Covenant Vivien (huit manuscrits^ : Bibl. Nat. fr. 1448, f" 203 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, fo 134 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 1449, fo 79 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 774, fo 71 (treizième

yeux dans la grande poussière que soulève la ba- " '-^«t- i ivr. a. taille de Roncevaux ; il en va sortir radieux. Char- '■

siècle) ; Manuscrit de Boulogne, f" 81 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 243G9, ' anc. La Vall. 23, t. I, P 184 (quatorzième siècle) : Bibl. Nat. fr. 368, f" 183 (quatorzième siècle) ; Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 15" Aliscans (treize manuscrits) : Bibl. de l'Arsenal 6562, anc. B. L. F. 185, i" 1 (fin du douzième, commencement du treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 2494, f»! (premier tiers du treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 1448, f" 216 (treizième siècle) ; Britisli Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI. fol40 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 1449, f» 92 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 774, f« 81 (treizième siècle); Manuscrit de Boulogne, fo 93 (treizième siècle) ; Manuscrit de Benie, n» 296 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. L f» 195 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 368, fo 189 (quatorzième siècle); Bibliothèque de Saint- Marc, à Venise, français, viii (texte italianisé, quatorzième siècle] ; Manuscrit no 16 de la vente Saville (commencement du treizième siècle^; Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 16» La Bataille Zo^^HZ/èr (dix manuscrits): Bibl. de l'Arsenal 6562, anc. B. L. F. 185, fo 119 (fin du douzième, commencement du treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 2494, f» 165 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 1448, fo 272 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, fo 184 (quatorzième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 1449, fo 142 (treizième siècle) ; Manuscrit de Boulogne, f''' 142 (treizième siècle); Manuscrit de Berne, no 296 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, 1. 1, f» 240, et t. Il, fo 1 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 368,fo218 (quatorzième siècle); Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — Yi'^'Le'Moniage Eenoart (sept manuscrits) : Bibl. de l'Arsenal 6562, anc. B. L. F. 185, fo 167 (fin du douzième, commencement du treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 1448, f" 297 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 774, f» 145 (treizième siècle); Manuscrit de Berne, no 296 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. II, fo 5 et fo 40 (quatorzième siècle); Bibl. Nat. fr. 368, fo 231 bis (quatorzième siècle); Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — 18o Le Siège de Barbastre (cinq manuscrits) : Bibl. Nat. fr. 1448, f" 110 (treizième siècle) ; British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, 1° 216 (quatorzième siècle); British Muséum, Hai-l. 1321, fo 117 (treizième siècle^; Bibl.. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. I, fo 115 (quatorzième siècle); British Muséum, 20 B, XIX (treizième siècle). Un sixième manuscrit. Arsenal, 3143, ,anc. B. L. F. 175j, contient le remaniement d'Adenet, Benre de Cvmmarci. — 19" La Prise de Cordres (un manuscrit), Bibl. Nat. fr. 1448, fo 164 (treizième siècle) ; — 2Û0 Gidbert d' Andrenus (quatre manuscrits) : British Muséum. Bibl. du Roi, 20 D, XI, f" 240 (quatorzième siècle) ; British Muséum, Harl. 1321, fo 134 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 B, XIX (treizième siècle); Bibl. Nat. 24369, anc. La Vall 23, t. I, fo 157 (quatorzième siècle). — 21o La Mort d'Aimeri de Narbonne (quatre manuscrits): British Muséum, Bibl. du Roi, 20 B, XIX, fo, (treizième siècle) et 20 D, XI, fo 247 (quatorzième siècle); British Muséum, Harl. 1321 (treizième siècle); Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23, t. II, fo 7 (quatorzième siècle). — 22o Renier (un manuscrit). Bibl. Nat. fr. 24309, anc. La Vall. 23, t. II, fo 52 (quatorzième siècle). — 23" Foulque de Caiidie (neuf manuscrits) : Manuscrit de Boulogne, fo 200 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 25518. anc. fonds N. D. 275 bis, f o' 1 (treizième siècle); British Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, fo 262 (quatorzième siècle) ; Bibl. roy. à Stockholm, no 120 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 774, fo 233 (treizième siècle); Bibl. de sir Thomas Phillipps, à Middlehill, no 8075; Bibl. Nat. fr. 778, f" 169 (quatorzième sit'cle); Bibl. Saint-Marc, à "N'euise, fr. xix et xx (textes italianisés, quatorzième siècle). — 24oLe Moniage Gu il lainrie (huit ma.-

II PART. LIVR. II

lemagne, à son retour de TEspagne, aperçoit Narbonne, et en propose la conquête k tous barons de

nuscrits) : Bibl. de l'Arsenal 6562, anc. B. L. F. 185, f" 258 (douzième-treizième siècle) ; Manuscrit de Boulogne, f'^ 301 (treizième siècle) ; Britisli Muséum, Bibl. du Roi, 20 D, XI, P 193 (quatorzième siècle) ; Bibl. Xat. fr. 774, f» 184 (treizième siècle); Manuscrit de Berne, n» 296 (treizième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 24369, anc. La Vall. 23. t. II, f'^ 167 (quatorzième siècle) ; Bibl. Nat. fr. 368, fo 259 (quatorzième siècle); Milan, Bibl. Trivulziana (treizième siècle). — k. La statistique exacte de ces manuscrits est précieuse à plus d'un titre : elle peut nous donner, tout d'abord, une certaine iilée du plus ou moins de popularité que chacun de nos Romans a conquise. — L D'après les chifl'res que nous venons de donner, les plus populaires ont été les suivants, dans l'ordre même où nous allons les citer : AUscans, Bataille Loquifer, Foulque de Candie, Moniage Guillaume, Couronnement Looys, Prise d'Orange, Charroi de Nîmes, Covenant Vivien, Enfances Vivien, Moniage Renoart et Enfances Guillavrne. H va sans dire que cet ordre n'oftre rien de rigoureux, de mathématique, et nous ne le donnons qu'à titre de probabilité. — m. Les moins populaires de nos romans semblent avoir été Guibert d'Andrenas, la Mort d'Aimeri de Xarbonne, le Siège de Xarbonne, et surtout la Prise de Cordres, Benier, Hernaut de Beaulande, Benier de Gennes et \e-i Enfances Garin. — ii. Le plus ancien, le meilleur des manuscrits précédemment cités, est le ms. de l'Arsenal 6562 (anc. B. L. F. 185). Viennent ensuite les mss. de la Bibl. Nat. 2494 et 1448. puis le manuscrit de Boulogne. — o. La plupart de nos manuscrits méritent. le nom de cycliques et ne contiennent que des Chansons de la geste de Guillaume (11 faut excepter les mss. de la Bibl. Nat. 368, 778 et 1374). Ils nous les présentent groupées de façon à former un ensemble et. en quelque manière, un seul poëme. Une telle physionomie ne se retrouve presque Jamais au même degré dans les manuscrits des autres gestes, si ce n'est peut-être, pour la geste de Doon, dans le ms. 247 de la Bibliothèque de Montpellier. — p. On ne saurait donner, sans quelque restriction, ce nom de cycliques aux manuscrits de jongleurs qui contiennent seulement deux, trois ou quatres poèmes, tels que le ms. de l'Arsenal 6562 (anc. B. L. F. 185) (AUscans, BatailleLnqu.ifer elles deux 3/o/i/rt^ei'J, et Bibl. Nat. fr. 2494 (Aliscanset Bataille Loquifer). Dans ces manuscrits ne se révèle aucune préoccupation véritablement cycUque; le jongleur y a seulement réuni quelques Chansons de son répertoire. — q. Il ne serait pas impossible que ces Chansons ainsi réunies fussent du même auteur. Ce n'est qu'une hypothèse. — r. Un certain nomlu-e de manuscrits ont été perdus. Des fragments inédits d'un manuscrit disparu (treizième siècle) ont été publiés par M. Bormans dans le Bibliophile Belge, 1878, pp. 2P>2 et ss. — s. Dans le testament de Guy de Beauchamp (1359), on voit mentionner « un volume qui parle des quatre principales gestes : de Girard de Vienne, de Emery de Narbonne. etc. »; plus, « un volume del romaunce de W'illame de Oranges et de Tibaud d'Arabie » ; et enfin « un volume del romaunce de Girard de Viene ». — t. Quant au manuscrit qui, du temps de Catel. était conservé à l'abbaye de Saint-Guilhem de Désert, il n'est pas perdu comme nous l'avons affirmé dans notre première édition. C'est le ms. fr. 774 (anc. 71863) de la Bibliothèque Nationale. [Voir Romania, II, pp. 335, 336.)

§ 7. Versions ex j>rose.

fl. la geste de Guillaume a donné naissance à beaucoup moins de Romans en prose que la geste du Roi. — b. La popularité de ce cycle s'est éteinte assez tôt. — c. Tandis que plusieui"s Romans de la geste de France, les Conques-

son armée. Seul, Aimeri accepte, et prend la ville ^ n i.art. i.ivr. ,i. C'est ce Guillauiiie (pii, tout jeune encore, eut la joie, — '-^^^^-Ll: — .

tes de Charlemagnc et Galica le Rhetore sont encore pojiulaires aujourd'hui ; tandis que les Quatre Fils Ai/non et Hitoa de Bordemij: n"ont jiresque rien perdu de leur gloire, les seuls Romans en prose de la geste de Guillaume qui ont reçu les honneurs de l'imjiression sont oubliés depuis longtemps. Le succès de Gi(eriii de Montf/lavc n"a pas dépassé les limites du dix-septième siècle. — d. Les plus antiques Chansons du cycle, le Cû%(ronne'j)ient Looys, le Charroi de Nîmes, le Covenanl Vivien, Aliscans et les Moniages n'ont guère eu de retentissement api'ès le quinzième siècle. — e. Parmi les versions en prose, il faut distinguer les manuscrites et les imprimées, que nous allons successivement examiner. — f. La plus importante des versions manuscrites en prose est celle qui nous a été consei'vée dans le manuscrit français de la Bibliothèque Nationale 1497. C'est un in-folio du quinzième siècle, sur papier. Il se termine par cette note précieuse : Ce livre de Emery deNarbonne est aii duc deNemovrs, comte de la Marche; signe : Jagites.Ce Jacquefi d'Armagnac, duc de Nemours, est celui qui fut décapité le 4 août 1477. — g. Le manuscrit 1497 est à la geste de Guillaume ce que sont à la geste du Roi les Conq-aestes de C harlemai ne de Tl<L\id Auhevt. Cette compilation pourrait être intitulée : Les Conqiiestes d' Aimeri et de Gtnllaiime son fils. — h. Le manuscrit 1497 contient les matières suivantes : Prologue du translateur, f" 1 ro ; — Aiineri de Narbonne,î° 1 V ; — Enfances Guillai'rne, Dejiartement des en fans Aivieri, et Siège de Narbonne, f" 32 r°; — Cotironnement Looys, f" 149 v° ;

— Charroi de Nirnes, f" 165 v» ; — Prise d'Orange, {° 187 \° ; — Siège de Barbastre, î° 197 r» ; — Enfances Vivien, f» 270 v" ; — Covenant Vivien, f" 340 v" ; — Aliscans, f" 363 r" ; — Renoart (seconde partie A' Aliscans), f» 387 r" ;

— Bataille Loqvifcr, f" 429 r° ; — Mon iage Renoart, f" 548 r" ; — Mon iage Guillaume, f" 495 r<*. — /. Cette compilation en jirose renferme, par rapport à nos Chansons, des variantes assez remarquables, des additions et des lacunes. Aux f°^ 37 et suivants, le translateur intercale les aventures d'Hernaut de Narbonne, frèi-e de Guillaume, et raconte comment il délogea de son hôtel l'évèque d'Avignon, etc., etc. En revanche, il supprime, dans le Couronnement Looys, la belle scène du début, les derniers conseils du roi Charles, etc. C'est dans la Prise d'Orange qu'il nous représente Guibourc envoyant chercher Renoart à Cordres pour le faire baptiser, et qu'il nous apprend comment Garin d'Anséune fut fait prisonnier par Archillart à la suite d'un siège de Narbonne. Dans les Enfances Vivien, le prosateur remet en scène les personnages qui ont figuré dans le Siège de Barbastre. En général, le procédé du traducteur consiste à suivre, à travers tout le fil de sa fiction, les mêmes personnages qui n'avaient le plus souvent figuré que dans un seul de nos vieux poèmes : tels sont, par exemple, Libanor, Clargis, etc. Il est inutile d'ajouter que tout l'élément héroïque de nos anciennes Chansons a été déplorablement altéré par le translateur du quinzième siècle. — J. Apn's le manuscrit 1497, le plus important de tous les anciens textes qui nous ofirent des versions en prose de la geste de Guillaume est celui de l'Arsenal 3351 (anc. B. L. F. 226). — k. Ce manuscrit se compose des éléments suivants : l" Garin de Montglane (en abrégé). — 2° Hernaut de Beaulande (avec un couplet en vers). — S'' Renier de Gennes (avec un couplet en vers). — 4° Girart de Viane. — 5° Le Voyage à Jérvsaletn, et 6" Galien. — 7° Aimeri de Narbonne. — 8° La Reine Sibille. — l. La préoccupation visible de ce second compilateur a été évidemment de tout ramener à la geste de Guillaume d'Orange, même des Romans tels que la Reine Sibille, qui, par leur origine, leur action et leurs héros, se rapportent évidemment à la geste du Roi.

Il PART. LIVE. II.

en se rendant près de Gharlemagne, de rencontrer les Sarrasins et de les battre plusieurs fois avant d'avoir

L'importance de ce manuscrit a été constatée plusieurs fois déjà dans le cours de notre travail. — m. David Aubert. auteur de Conquestes de Charlemaine, a compté Girart de Viane parmi les Romans de la geste du Roi et l'a brièvement résumé (V. les rubriques publiées par de Reiffemberg, P/u7?^jj)e 3/oh*kes, I. 478-480, d'après le manuscrit de la Bibliothèque de Bourgogne, à Bruxe'les). — n. Dans le manuscrit français de la Bibl. Xat. 5003 (quinzième siècle), on trouve un résumé très-sommaire de la Prise de Xarbonne (f" 121 r») et du Conroiiiieiiteat Lûoys, P 101. Et ce résumé dérive des versions en prose (G. Paris, Histoire poétique de Charlenwgne, p. 403). — o. Nous ne citons ici que pour mémoire un document, le Philoinena, où sont racontées en prose les aventures de ce siège de Narbonne, à la suite duquel Aimeri, fils d'Hernaut, fut nommé duc de Xarbonne. — j3. Le seul Roman en prose de la geste de Guillaume, qui ait reçu au seizième siècle les honneurs de l'impression, est Goria de Montglane. — q. Il fut imprimé sous ce titre ; « La. plaisante hystoire du très preux et vaillant Giierin de Montglave lequel fist en son te nij^s plusieurs nobles et illustres faicts en armes. Et aussi 2mr le des terribles et merveilleux faictz que firent Rubastre et Perdigon pour secourir le dict Guerin et ses enfants. Imprimé à Paris par Xicolas Chrestien, demourant en la rue Xeufve Xostre Dame, à renseigne de TEscu (le France.» (In-l" goth. sans date.) — r. La plus ancienne édition est peut-être celle de Jehan Trepperel (in-if", gothique sans date) qui est certainement antérieure à ITjII (date de la mort de Jehan Trepperel.) Sur cette édition découverte par M. Tross, voy. Brunet, Supj^lément, I, 574. — *. Guerin de Montglave fut réuni à Maugis d'Aigremont, sans doute à cause de la parenté en sorcellerie de Maugis et de Perdigon. Telle est du moins la forme sous laquelle se jnvsente l'édition de Michel Lenoir : <.< Icy, est contenu les deux très pilaisantes hystuires de Guerin de Montglave et de Maugis d'Aigremont qui furent en leurs temps très nobles et vaillans chevaliers en armes. Et si parle des terribles et merveilleux faictz que firent Robastre et Perdigon piour secourir le dit Guerin et ses enfans. Et aussi ptareillement de ceulx du dict Muugist. Nouvellement imprimé par Michel Lenoir, libraire-juré de l'Université de Paris. » C'est un petit in-foUo de 6 et CX\T 'S..iL2 col. gotli. VExplicit en est conçu en ces termes : « Cy fine les plaisantes histoires de Guerin de Montglave et de Maugist d'Aigremont, achevé d' imprimer le XT'^ Jour de Juillet M. V.C. XVIII, jxn- Michel Lenoir, libraire, demourant en la grant tnte Saint-Jacques, à la Rose blanche couronnée.-» Le privilège de François I^"" était du 13 août 1517. — t. Alain Lotrian réimprima à part le seul Guerin de Montglave. — u. Jehan Bonfons réédita, encore une autre fois, Y Histoire du preux et vaillant Guerin de Montglave (s. d.). — v. Au commencement du dix-septième siècle Gxierin de Montglave faisit partie de la Bibliothèque bleue ; une édition populaire parut chez Louis Costé en 1620 sous ce titre : « L'Histoire de noble, preux et vaillant Guerin de Montglave, lequel fît en son temps plusieurs illustres faits d'armes, etc. A Rouen, chez Louys Costé, aux Trois j-jf couronnées.» A la fin, on lit: « Achevé d'imprimer, ce 5 de mars 1626.» Cette édition n'a pas été indiquée par Brunet, non plus que cellede Xicolas Chrestien. — X. On peut regarder la première partie du ms. 3351 de l'Arsenal (anc. B. L. F. 226) comme le type de ces versions imprimées. Xous aurons lieu, plus d'une fois, de mettre ce fait en lumière — y. Le Guerin de Montglaveincunable nous offre un titre faux. Il se rapporte en réalité aux Romans d'Hernaut de Beaulande, de Renier de Gennes et de Girart de Viane, accompagnés de

reçu répée de chevalier; qui se prit cramour pour la "part. iivr. belle Orable au monieut où elle allait épouser le roi

Galien et d'un résumé de la Chroniqi'e de Txn'inn . — c. Nous devons unemention, en finissant, à la version déHguréedelu Bibliotherj'i'e clesro/rian.s (octobre 1778, t. II, 4-89) qui fut publiéeplus tard dans les œuvres deM.de Tressan(1782, t. II. 315-453).

§ 8. Éditions Imprimées.

a. Huit Chansons seidement de la geste de Guillaume ont été jusqu'à ce jour livrées à l'impression : 1° Girart de Viane. Dès 1829, M. Imm. Bekker en avait publié 4,060 vers dans son édition du Fierabras provençal (Der liomcui von Ferahras provemalisch, liera usgegeben von Immanuel Bekker, Berlin, 1829, in-4°). M. P. Tarbé Ta imparfaitement réimprimé dans sa Collection des poètes de Champagne antérieurs au seizième siècle {Le Roman de Girard de Viane par Bertrand de Ear-sur-Aube, Reims, 1850, in-8o). — 2°-G'' Le Couronnement Looys, le Charroi de Nîmes, la Prise d'Orange, le Covenant Vivien et Aliscans ont. été édités avec un soin remarquable par M. W. J. A. Jonckbioet {Gi'ilhnnne d'Orange, Chansons de geste des onzième et douzième siècles, publiées pour la première fois, etc. La Hâve, 1854, in-8, t. I). L'ne seconde édition d'A/iscans a paru dans la Collection des anciens poètes de la France dont elle forme le tome X. Elle est signée par MM. Guessard et Anatole de Mon'aiglon (un vol. in-18 elzévirien, 1870). — 7° Foïdqi'.e de Candie a été imprimé, par extraits considérables, dans la Collection des poètes de Champagne, de M. P. Tarbé {Le roman de Fo^ilqve de Candie, par Herbert Leduc de Dammartin, Reims, 1860, in-8. — 8° M. Scheler a donné, en 1874, uneédiiion de Beuve de Ccmmarcis (Bnixelles, Matth.-Closson, in-8). — h. Dès 18.52, M. C. Hoffmann avait mis en lumière un fragment du Moniage GniUavrne (Veber ein Frag'ment des Gvilîatnne d'Orange, Munchen, 1852). — c. Dans le j)remier volume de nos Epojyées, en 1865, nous avons imprimé (l''* éd., p. 508) les deux seuls couplets en vers qui nous soient restés d'Hernant de Jleai'/ande et de Renier de Gennes. — d. M. Paul Mayer, en 1877, dans son Recveil d'anciens textes, 2e partie, pp. 237-253, a publié 421 vers du Charroi de Nîmes. Texte critique remarquablement établi. — e. A l'heure où nous écrivons. Aimeri de Narbonne est sous presse. Cette édition sera publiée par M. Demaison pour la « Société des Anciens Textes français ». — f. On annonce depuis plusieurs années la publication en deux volumes de Garin de Montghrne. Ces volumes ouvriraient la deuxième série de la « Collection des Anciens Poètes de la France ». (Paris, Vievveg, in-18, elzévirien). — g. M. Couraye du Parc nous fait espérer, d'autre part, la puljlication prochaine de la Mo^rt d' Aimeri de Narbonne, dont il a fait, en janvier IF80. l'objet de sa thèse à l'Ecole des Chartes. Mais quand publiera-t-on le Monioge GvilUn-me, qui est un des plus anciens poëmes de la geste? Et n'est-il pas honteux qu'un tel poème ne soit pas encore imprimé?

§ P. Traductions françaises.

a. M. W. J. A. Jonckbioet a publié, il y a treize ans, latraduction complète de sept Chansons de notre cycle {Enfances Guilhmme, Coifronnement Looys, Charroi de Nimes, Prise d'Orange, Covenant Vivien, Aliscans, Moniagc Gnillanme). Cette traduction a paru sous ce titre : GvHianme d'Orange, le Marquis aj( court 7itc, Chu n ton de geste dn douzième siècle mise en nouveau langage par le docteur W. .T. A. Jonckbioet, Amsterdam

II PART. LIVR. II CHAP. I

Thibaut d'Arabie ; qui fut adoubé par TEmpereur lui- ■ — ^—-- — même, et qui délivra la ville de Narbonne.où les païens

(Vau Kampen) et La Haye (Xvlioff), 1S<3T, in-8. — h. Dans les tomes I, HI, IV et ss. des Épopées ffaaçaiscs, nous avons pris et prendrons soin de traduire les passages les plus remarquables de nos Chansons de geste, de manière à composer une véritable Anthologie épique. Voj'., en particulier, dans notre t. I (pp. 497-501) la traduction de toute une version du Departe/nent des enfaas Aiineri, etc., etc.

§ 10. DlFFL"SI0X A l'kTRAXGER.

I. Ex Italie. La diffusion en Italie des Romans de notre geste n'a guère commencé qu'au treizième siècle. Cette propagation de l'Epopée française y a traversé plusieurs périodes dont les caractères ne sont pas les mêmes et que nous allons successivement préciser. — a. Tout d'abord, au treizième siècle, ce sont les poëmes français eus-mèmes que des jongleurs français viennent chanter sur les places ou dans les palais des villes italiennes. Et cela est tellement vrai qu'en 1283. à Bologne, on « était obligé de réglementer l'industrie de ces chanteurs de notre race ». (Min-atori, Antiqvitotes italicœ, II, 16.) Mais comment exécutaient-ils ces Chansons écrites en notre langue? Il est probable qu'afin de se mettre à la portée de leurs auditeurs italiens, ils italianisèrent de bonne heure certains mots de leurs poëmes, les plus difficiles pour une oreille étrangère. Ils créèrent de nouvelles finales éclatantes dont ils affublèrent, comme d'un vêtement, les vocables sans couleur du langage français. De là ces romans défigurés, que certains scribes de bonne volonté nous ont laissés en un dialecte moitié italien moitié français ; de là, ces manuscrits de la Bibliothèque Saint-Marc à Venise qui ont un si grand prix aux yeux de tous les érudits. Deux romans de notre cycle paraissent avoir eu plus de succès que les autres de l'autre c">té des Alpes : ce sont AUscans (manuscrit de Venise, vin) et Foulque de Candie (manuscrits de Venise, xix et xx) : on ne peut guère attribuer qu'au hasard le succès de ce dernier roman. Quoi qu'il en soit, Guillaume joue un rôle important dans l'un et l'autre de ces deux poëmes, et il devint par là populaire dans toute l'Italie. Dante lui-même a consacré cette popularité, lorsqu'en décrivant le sixième ciel ou celui de Jupiter, il a placé notre héros parmi ceux qui ont eu ici-bas le sincère amour de la Justice. Après Charlemagne, après Roland, il nous montre, dans cette sphère glorieuse, Guillaume et Renoart : « Poscia trasse Guiglielmo e Rinoardo — E il duca Gottifredi la mia visfa — Per quella croce e Roberto Guiscardo. » (Paradis, chant XVIII. 46-48.) C'est par ces beaux vers que nous voulons terminer tout ce qui concerne la première période de cette histoire de la propagation de nos Romans : son caractère principal est la diffusion des jjoé/iie.s français eux-mêmes que l'on se contente d'italianiser plus ou moins légèrement. — 6. A la seconde époque nous donnerons le nom de « période des Xerbnnesi ». On ne lit plus alors les chansons originales venues de France et dont la langue a été plus ou moins modifiée. Le temps est venu de les imiter en langue italienne, et l'on se met à ce travail avec une ardeur intempérante. On délaie nos vieux poëmes; on en déforme le style et r«sprit et, avec toutes ces imitations, on arrive un jour à composer une compilation énorme qui reçoit le nom de « I Nerbonesi » parce qu'elle est tout entière consacrée à la gloire des héros de Xarbonne. C'est cette étrange composition que nous allons essayer de faire connaître. §. 1 Date de la composition. Première moitié du quatorzième .siècle. (Voy. Isola, Le Storie Nerbonesi, Bologna, Roinagnoh, 1S77, t. 1; F. Z[ambrini], VInnamoramento di messer

tenaient assiégée la pauvre Hermengart, sa mère "'% et d'où ils allaient bientôt être ehassés de nouveau par

Orhnido coaAlda la Belle, e-^LiveàtàeVAspramoiitc, Imola, typ.Galeati, 1879, Avvertenza, etc.) = §2. Manuscrits. * Il existe, ci notre connaissance, ciwq^ ou six manuscrits des Nei-bonesi. Les quatre premiers, qui ont fait autrefois partie de la Magliabecchiana, sont aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de Florence (class. VI, n°^ 7, 8 et 9 ; class. XXIV, n" 160), et le cinquième est conservé à la Bibliothèque Laurentienne de la même ville. M. Isola cite, de plus, un ms. Riccardien (n" 2481, seizième siècle) auquel il a emprunté les vai'iantes de son Proernio j^i'imo. — - Le manuscrit le plus ancien est le \\° 7 delà class. ^'I qui appartient au quinzième siècle. C'est sans doute celui dont 'SI. Isola a fait la base de son texte et auquel il donne la cote suivante : « Magliabecchiano, ora Nazionale, Palchetto I, n" 16. (In-folio, pap. 21.5 ff.) — '^ he n" 8 est du quinzième siècle, et le n^ 9 porte la date plus précise de 1474. Xe n" 160 de la class. XXIV a été exécuté en 1534, et celui de la Laurentienne en 1504. — ^ Le ms. 7 a appartenu à Raphaël Mariotti Mattel' ; les w"^ 8 et 9 à Giovanni Marruoli. dit le Strachno, qui vivait en 1525. — '^ On connaît le copiste du ms. 9 : il s'appelait Niccolo di Rinieri de Ruperto de' Bardi. Celui du ms. 160 nous a laissé également son nom : « Bartolomeo di Jacopo di Bartolomeo Galli, cittadino e banchiere iiorentino». Ce dernier a ajouté ici une mention assez curieuse : E la originale era mala lettera e buona parte scritta dirnano di faneivlli cli'era maie compitate, quale acaltaida Salvi diLorenzo Marizi ». = § 3. Titre de l'œuvre. Il varie légèrement suivant les manuscrits : I Nerbonesi (ms. 7) ; la Storia Nerbonese (ibid.) ; GviUehno d'Oringa (ms. 8); Vlstoria chiamaXa « Nerbonesi » (ibid.); il Libro chianiuto de' Nerbonesi (ms. 9) ; le Storie e battaglie de' Nerbonesi (ibid.); i Sette Libri de' Nerbonesi (ms. 160). = § 4. Division des Nerbonesi. Dans les manuscrits 7, 8 et 9, la compilation est divisée en six livres; dans le manuscrit 160, en sept livres. = §5. Auteur '. L'ouvrage est partout annoncé comme une traduction du français : «Le storie... sono traslatate di franzoso i latino (ms. 7) ; in toscano (ms. 160) ; in italiano (ms. 8). - Sauf quelques variantes de peu d'importance, le traducteur, dans tous les manuscrits, se nomme « Andi'ea di Jacopo da Barljerino di Valdessa ». Le ms. 160 porte « Jacopo di Tieri da Barberino. — ^ Rajna adopte la forme « Andréa de' Mangabotti da Barberino di Val d'Eisa ». (Ricerche intorno i Beali, Bologne, 1872), et Crescini l'admet après lui, (Proimgnatore, 1880, XIII, parte I, p. 235.) — Il ne faudrait pas cependant se méprendre sur ces mots traslatate et trad^iction, tradv.cleur. Andréa di Jacopo da Barberino n'est pas un traducteur : il a imité très-librement les modèles français qu'il avait sous les yeux. Il les a adaptés à son public et à son siècle, et il est, en somme, fort peu de traits de l'original qui soient restés dans l'œuvre italienne. — '► Pour se faire une idée de son travail, il sutlira de comparer notre \ieille rédaction du Charroi de Nîmes avec la sienne (Isola, 1. 1. t. I, p. 369 et .ss.) et surtout le récit de notre Aliscans avec son propre récit {ibid., pp. 502 et ss.). — -• Le compilateur italien attribue à deux auteurs l'œuvre originale qu'il traduit. Les trois premiers livres seraient, d'après lui, l'œuvre de « Follieri, medico d'Amerigo de Neibona » (voy.l'éd. d'Isola, pp. 4, 2^, 137, 151, 365, 366) et les trois [ou quatre] derniers auraient, pour auteur « Uberto, duca di &'an-Martino (Isola, 1. 1., p. 366), ou plutôt, selon les trois manuscrits 8, 9 et 160 « di San-Marino ». Le manuscrit 160 porte « Ruberto ». — ^ On ne discute pas de telles attributions, et la première est absolument fantaisiste. — '• Dans un poème que nous avons découvert, dans le Siège de Narbonne, il est longuement question du bon Fourié

II r.VRT. I.IVR. II. CIIAP. I.

32 INTRODUCTION A Lk GESTE DE GUILLAUME.

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