Enfances Vivien, Bibl. Nat. fr. 14 i8, l'' 19U
II l'AET. LIVn. II.
CHAT, XVII
n l'ART. LIVR. II CIIAP. XVII.
de
par une arinéo française
430 ANALYSE DES E^FAyCES VIVIEN.
Ils prennent les tonrs, ils s'emparent des manoirs, ils pillent les trésors, ils sont maîtres enfin de tonte cette vaste cité '. Pour des marchands, c'était bien débuter : ils méritaient d'être chevaliers!
Siège Mais tout ce pavs était aux Sarrasins : laisseront-ils
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les païens ; leur villc au Douvou* dc ces quelques b rançais r I\on , ils
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sur le point s'indisfueut , ils s assemblent, ils sont bientôt cent mille
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est délivré autour de leur ancienne capitale (fu'ils ont si lâchement
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perdue. « S'il faut rester trente ans à l'assiéger », disent-ils, a nous resterons trente ans' ». Rien n'égale leur rage. Ces monstres aux larges oreilles, aux bouches énormes, aux yeux rouges, dirigent contre les chrétiens assaut sur assaut ; mais Vivien ne s'inquiète guère de ces efforts qu'il espère toujours repousser victorieusement. Cependant une ennemie formidable, la faim, s'allie aux païens contre les Français qui ont trop rapidement épuisé tous leurs vivres. Ils en sont réduits à manger leurs chevaux. Ils palissent déjà, ils perdent leurs forces, ils vont mourir enfin, si la chrétienté et la France ne viennent à leur secours \ Vivien attend...
C'est à cette bonne marchande qui lui a déjà si tendrement servi de mère, c'est à la femme de Godefroi que le fils de Garin sera cette fois encore redevable de son salut. Elle apprend la détresse de son enfant adoptif; elle voit que Luiserne va tomber aux mains des païens, que son Vivien est perdu, et elle se résout alors à faire un aveu complet : « A'ivien n'est pas notre ence faut » , dit-elle à son mari, « je l'ai jadis acheté aux gens « du roi Gormond. Il est de la plus noble origine. Son a père est Garin, son grand-père est le duc Naime, son « oncle est le comte Guillaume ». — « Qu'allons-nous
1. Enfances Vivien. Bihl. Xat. IV. 144S, f"^ 190 v°-l92 r". — 2. Ibid.t 1»> 192 i-o. — 3. Ibid., t'"« 192 ro-193 r".
ANALYSE DES ENFA.\CES VIVIEN. idl
« faire »? demande Godefroi. — « Nous allons partir en n i aut. livr. n