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CHAPITRE XVIII

LE NEVliU DE GUILLAUME (sUITe). — EXPLOITS, VOEU FATAL ET DÉTRESSE DE VIVIEN.

(Li Ccvenant Vivien '.)

C'est Pâques, c'est la plus joyeuse des fûtes. A l'hiver succède Tété. L'Esrlise célébrait autrefois ce srrand

Analyse

du Covfiuiat

Viviea.

'. XOTICE niBLIOGRAPHIQl E ET IIISTOIIIQI.E SIR LE CO^'EXAXT VIVIEN. — I. BIBLIOGRAPHIE. 1" Date de i..v composition-. Le Covencmt Vivien, qui fait corps avec Alisccois, nous parait remonter aussi haut que ce deruier poëme avec lequel il a dû être primitivement confondu. La rédaction que nous en possédons aujourd'hui jieut être attribuée à la lin du douzième siècle; mais il y a certainement eu une rédaction antérieure. — 2° Auteur. Le Coveuant Vivien est anonyme. — 3" Nomiîre de vers et NATURE DE LA VERSIFICATION. Daus le manuscrit 14iS, le Coveuant a 1954 vers; dans le manuscrit 774, 1570 vers (mais la fin manque] ; dans le manuscrit 1449, 17G0 vers (il y manque le i)reniier et le dernier feuillet); dans le manuscrit 368, 1920 vers; dans le manuscrit 24369 (an c. 23 La Vallière), 1824 vers. = Ce sont des décasyllabes. = Sur douze laisses féminines trois sont rimées (les deuxième, troisième et septième, ainsi que la dernière partie de la oazième, et nous prenons ici les manuscrits 1448 et 774 pour type) ; les autres sont assonancées. = Dans le manuscrit de Boulogne, les laisses sont terminées par l'hexasyllabe qui ne se rencontre point dans les autres manuscrits. = C'es| le texte de Boulogne que l'on devrait, suivant nous, prendre comme base de la publication de cette Chanson. — 4" Manuscrits connus. Le Covenant nous est resté dans huit manuscrits : a. Bibl. Nat. fr. 1443 (du f" 203 v° au f" 21G r"), treizième siècle. — b. Britisii Muséum, Bibliothèque du Roi, 20 D, XI (du f" 134 v" au f» 146 v»), quatorzième .siècle. — c. Bibl. Nat. fr. 1449 (ilu f" 79 i** au f" 93 v>), treizième siècle. — d. Bibl. Nat. fr. 774, (du 1» 71 r" au f" 81 i*), treizième siècle. — e. Manuscrit de Boulogne (du i" 81 V au f" 93 i-'). treizième siècle. — f. Bild. Nat. fr. 243G9, anc. 23 La Vallière (du f" 194 x" au 1" 195), quatorzième siècle. — g. Bibl. Nat. (r. 368 (du 1" 183 v" au 1° 189 v"), quatorzième siècle. — h. Milan, Bibl. Trivulziana, treizième siècle. — 5" Version en prose, Le Covcmcil n'a été mis en prose,

438 ANALYSE DU COVIlNAM VIVIEN.

u PART. nvR. H. joup par le baptémo en masse de tous ses catéchumè-

cii.vr. XVIII. .

nés qui. après avoir assisté ;i la longue veille du samedi

à notre connaissance, que dans la grande compilation du manuscrit 1497. Nous en donnerons tout à l'heure un extrait; en voici les rubriques : Icy commence à parler de Vivien^ le /ils Garin, comment il fust fait chevallier par la main du sien oncle Guillaiime au Cottrt Ne: (f° 340 v").

— Comment les Crestiens noyèrent la nafvire des Sarrasins quant Erofle et ses hommes en furent ^lartis pour aller courir et fourrer le païs. (1» 343 i'"). — Comment Girart de Commarchis et ses homes eurent nouvelle de Vivien, et comment Clargis fut occis par leroy Clarrant (f"347 i"°).

— Continent Vivien conquesta Morignial. le bon cheval, et comment Esrofle le Grant occist le bon roy Libanor (f" 349 v"). — Comment Desramc vint asseigier à 'XV!!!- 7-ûis sarrasins le chastel d'Arle, là où estoient retrais Vivien, Girart, Hunault de Sainctes et leurs compaignons (f" 351 v°). — Comment Guillaume d'Orange vint au secours de son nejweit Vivien qui estait assiegié en Arle le Chastel (f» 354 v°). — Comment Desrainé et ceulx de sa compaignie sceurent la venue de Guillaume d'Orange et du secours qu'il amenoit d Vivien son nepreu (f^ 357 r»). — 6° Diffusion a l'étranger. Nous ne séparerons pas ici le Covenant d'Aliscans, et renvoyons nos lecteurs à notre Notice de ce dernier poëme. — 7" Édition imprimée. M. Jonckbloet a publié le Covenant au tome I de son Gïdllaume d'Orange (pp. 162-213). 11 l'a traduit sous ce titre : Le Vœu de Vivian {Guillaume d'Orange le Marquis au Court Ne:, pp. 203-239). Par malheur, presque toute la couleur de l'ancienne Chanson a disparu dans cette traduction trop prosaïque. — 8" Travaux dont ce poéme a été l'objet. a. M. P. Paris l'a analysé en 1852 dans le tome XXU de YHistoire littéraire (pp. 507-511). 11 lui a donné le nom de Chevalerie Vivien. — b. Dans son Guillawne d'Orange, M. Jonckbloet a éclairé les origines historiques du Covenant en même temps que celles à'Aliscans (II, pp. 41-59). — c L. Clarus. d'après des ouvrages de seconde main, a donné une nouvelle analyse du Covenant (Ilerzog VS'ilhelm von Aquitanien, pp. 234-243). — d. M. Jonckbloet, enfin, l'a traduit en français moderne (1867, in-8, Amsterdam (Van Kampen) et la Haye (NyhotT). — 9° Valeur littéraire. Le Covenant est, sidvant nous, le plus beau poëme de tout le cycle de Guillaume : il en est le plus beau parce qu'il est le plus primitif. Il faudrait le traduire tout en- 'tier; les beautés les plus vraies y abondent. Aliscans présente certaines inégalités qu'on ne rencontre point dans la trop brève Chanson qui lui sert d'introduction. Rien de plus fier que le début du Covenant, rien de plus héroïque que tout le personnage de "\'ivien. Je veux bien qu'il soit copié sur Roland; mais, il faut l'avouer, jamais copie d'un grand maître n"a été si près de l'original !

II. ÉLÉMENTS H1ST0RIQUF:S. Le Covenant est tellement lié à Aliscans que nous ne pourrions que répéter ici, par anticipation, tout ce que nous dirons un peu plus bas dans notre Notice à'Aliscans. La grande bataille où succomba Vivien et où Guillaume fut mis en fuite est racontée presque tout au long dans le Covenant; les deux poëmes ont donc identiquement les mêmes éléments historiques et légendaires

III. VARIANTES ET MODIFICATIONS DE LA LÉGENDE. Nous les indiquerons également dans notre Notice à'Aliscans : nous iTavons à signaler ici que la version singulièrement déformée des Nerbonesi et celle du manuscrit 1497 : 1" A mesure qu'il avance dans son analyse de nos vieux poë-

ANALYSK DU COIT.V.lA ï" VIVIES. loO

et après avoir entendu VExsuItct plebs angelka, entraient dans l'eau libératrice et se revêtaient de robes

mes. le compilateur des Nerbonesi se donne de plus grandes libertés avec son modèle. Son livre V est tout entier consacré au récit de la conquête du royaume d'Aragon par Vivien et les Narbonais. Ils .s'emparent tour à tour (les villes de Tolosa, de Valenza et de Perpignan (cap. i-vni, édit. d'Isola). Puis, ils assiègent et prennent Barcelone (cap. is-xiv) et Saragosse (cap. xv-xvii). Siège de Galatevitto. Duel de Vivien avec Gatamar qui est le seigneur de cette ville. Victoire des Chrétiens. Vivien est couronné roi d'Alij)ante (lire Alisianté) et de Ragone (cap. xvin-xx). Fêtes et joutes (cap. xxixxn). Il serait téméraire de faire remarquer à notre lecteur que ce récit ne correspond en rien à notre Covenant Vivien : il en occui)e la place, et c'est tout. De notre ancien poërae il n'est rien resté que le mot : AUsiante. C'est peu. — 2° La compilation française du xv'^ siècle, renfermée dans le ms. 1497, est plus voisine, pour le fonds, de notre ancien texte poétique. Mais la forme n'en est guère moins éloignée de cette épopée du xii'' siècle, qui est si primitive et si brutale. On en jugera par l'extrait suivant du remaniement en prose : « Or dit l'istoire que vaillamment et par belle ordonnance se rengierent les nobles Crestiens devant les Sarrasins qui plus estoient de cinq contre ung. Et moult faisoient les Rois qui les conduisoient à douter, car la plupart estoient jaians qui pour avoir chascun .XX. chevallierz devant eulx ne s'en l'eussent jà fouis. Et lorsque leurs establissemens furent fais, environ l'eure de tierce, sonnèrent plus de .XXX. mile cors les Sarrasins. Sy convint les Crestiens esmouvoir ad ce que enclox et senrpris ne feussent par avanture : car jà se avançoient les Payens. Et Valegrappe meesmes clievaulchoit le beau pas vers la bataille du noble chevalier Vivien qui mye ne vouloit fouir : car rien tant ne desiroit que de combattre aux mescreans. Le trait commança, si fort et si dru comme se pluye feust cheue des nues. Et moult repceurent les Payens grant damaige adonq : car mal estoient armés les plusieurs. Si perdirent plus de dix mil de leurs hommes en petit de heure, tant en la première et 11^ bataille comme en celle que Esrofle conduisoit. Mais, tant comme ils peurent aprouchier, se entreaprouchierent pour joindre aux lances, aux haches et aux espiés, dont le murdre et l'occision fut si criminelle que c'estoit grant [tjerreur à voir, voire a gens qui eussent eu le loisir du regarder. Et tellement se hasterent d'assembler, que assés tost

après furent toutes leurs gens entremerlés Tous emssamble se tindrent

les Crestiens à leur povoir, pour l'un l'autre secourir aux horions donner ; car de toutes pars estoient des Sarrasins enclox, et pour ce crioient chascun son ensseigne à haulte voix. L'un y crioit : « Orange » ! l'autre crioit :

:< Anseune »! et moult reclamoient haultement et piteusement le nom

de Jhesus et de la vierge Marie... Et les Sarrasins faisoient devoir de les assaillir et grever plus qu'onques mais n'avoient fait : car bien veoient que ils estoient les plus fors pour celluy jour et que eschapper ne leur povoient par nulle guise. Si s'en apercent bien Guillaume, et moult doubta la journée, se il eust peeu s'en repentir. Mais nannil, car il estoit trop tard, et plus se metoit en grant peine pour ilant que il veoit ses amis et ses hommes en tel dangier. = Apprès Guillaume qui les batailles et les rens cerchoit pour ses soudoiers et vassaulx encouraigier, chevaulcha Fourques de Mellans lequel avoit le commandement et la charge de par Guillaume du jeune chevallier Girardins. Et moult vailllarament se prouva en l'estour, et si faisoit Girardin d'Ansseûne... Avint que, en brochant le baulchant, il (Guillaume) apercent "\'ivien qui aux gens du roy Aussibier s'estoit mellé et avoit ausques à besongner : car chascun des payens de-siroit sa mort pour le da-

II PART. I.IVR. II

riiAp. xvni.

440 ANALYSE DU COrOJ.Vr VIVILy.

!i l'ART. i.ivR. II. l)lancl)es. Mais, à répoque féodale, on soleiiiiisait aussi

fHAl'. XVIII. "^ ^

k's tètes pascales par une cérémonie plus militaire. G'é-

maige qu'il leur faisoit. Si le avoieut comme avironné et enclos. R)t quant Guillaume l'aperceut il cria : « Orange >; 1 lors, sy liaultement que bien l'ouj' Girardin, ne mist guières à le sieuvir et si avant se bouta à destre et à senestre de l'espée qu'il tenoit en son poing qu'il rompy la presse, veant Guillaume qui moult le plaigny, pour tant qu'il luy sambla qu'il se boutoit trop avant. Et, devant ^"ivien le sien frère, fery le roy Mandion sy airéement que lieaulme qu'il eust ne coitl'ette ne le sceurent gai-antir que mort ne le portast parmy ses hommes. Mais à celle heure luy eurent bon mesiier Vivien, le sien frère, et Guillaume d'Orange ; car sitost comme ils ont Mandions occis, ses hommes le assaillirent si fièrement que jamais du champ ne feust vif party sans leurz secours, ne povoir ne eust de soy revangier quant ils eurent son cheval soubz luy occis, se Vivien, qui jà l'avoit bien aparceu, ne l'eust congneu. Vivien veant Girardin le sien freie abatu,.. en la presse se lança par une force... le fit remonter... et chaça les gens du roy Mendion comme hors du champ... Or estoit par la bataille le roy Valegrappe qui à ses yeulx avoit veu Vivien le chevallier faire merveilles d'armes et ses hommes detranchier, occire et abatre et tant l'aire que chascun le fuioit. Sy en jura ses dieux que il en auroit vengeaient. Il tenoit ung grant fauxart d'acier large et tranchant et bien esmoulu : sy vint vers A'ivien que il avoit pourgettè de longue main et bien le cuida payer mortellement d'icellui coup, ouquel n'avoit remède nul, se grâce Dieu n'y eust ouvré. Car il dévala son fauxart sur son heaulme qui moult fut fin. quant dedans ne peust le taillant emhatre; si chey le coup à costé en glissant vers la destre, et lui coupa la maille, le haucqueton, et la char meesmes lui entama tellement que par fine angoisse le convint cheoir .. 11 ne geust guieres longuement au fort : car force lui estoit qu'il se relevast s'il ne vouloit honteusement mourir. Et, quant il fut remis sur pieds et il se senty de >on espée garny, il cria : « Orange et Anseiine »! si clerement que bien entendi Guillaume sa voix... Et lors picquerent Bertran, Guillaume et Girardin d'Ansseime..., ne j;\ ne l'eussent veu ne trouvé, synon au cri qu'il faisoit souvent en marchant et cheminant tou.sjours avant sur les payens, car ainssy ravoit il j)rommis et voué. Et tant firent en poui-ssieuvant par force vive que ils le trouvèrent voire couchié emmy le champ; car de frès ravoit .1. Sarrasin féru et percié tout oultre le corps d'un glesve tranchant?.. Et estoit son lieu et sa j)lace toute tainte de sang environ luy...: et Guillaume... le vist ainssy a.s>olé et couchié ou millieu de ses ennemys qui tous frapoient sur luy et occire ne le povoient... Et entre les aultres en y avoit ung qui plus malmenoit le chevallier Vivien que nul aultre. Et qui son nom demanderoit, dit rhistoire qu'il estoit appelle Dannebus d'Acquillée, oncle du roy liauldus. Celuy avisa (iuillaume le premier et, de l'espée qu'il tenoit, lui donna un coup si grant entre le col et chapel que le chief à tout le heaulme lui emporta enmiy le champ... Vivien... par terre ne séjourna, quelque blessure qu'il eust; ains se leva legierement et... monta ou cheval Danebus que Guillaume lui présenta. Mais grant pitié fut de le voir... car tout son harnais estoit descopjjé,.,. son corps meesmes navré et sanglant, si qu'en .son fait n'avoit que povre espoir... Guillaume s'aproucha de luy, disant : « Temps est de vous reposer, nieps « Aivien », fet il, « car à voustre semblant estes de vos membres travaillié « et de voustre [corps] si mal sain que bon feust de vous retraire en quelque « destour : si vous aiderai à conduire ». Et lors respondi Vivien en le regardant ausques par despit : « De ce ne parlés, beaux oncles », fet il ; « car je ne me sent de rien empiré. Mais pences de cheminer devant, et je

tait le jour où Ton (uhmhaii: les nouveaux chevaliers. La " j^^^^r^-;- ™ "•

chevalerie, d'ailleurs, })eut être considérée comme un

second baptême...

Guillaume Fièrebrace est depuis longtemps dans les murs d'Orange, où il cherche en vain le repos. Au nord, au midi, partout surgissent de nouveaux ennemis. Les Sarrasins sendjlent ne quitter la France que pour y rentrer avec plus de rage. Ce sont d'éternels combats, et la pauvre Guibourc passe ses jours \\ armer et à désarmer Guillaume.

Mais enfin, voici un jour de calme. Ces Pâques doi- ^'^'"njuîe"""*

, A. • i<i • 'l'i ' 1 ■ de ne jamais

vent être aujourd hui célébrées avec une plus vive so- reculer dun pas

1 •/Ti 1-- • Il \i < I devant

lennite. 11 ne s agit rien moins que de donner i epee et les sarrasins. le baudrier chevaleresques à Vivien, le neveu de Guillaume, le fils aîné de Garin d'Anséune. Et comme on veut lui faire honneur, on adoubera cent autres damoiseaux avec lui. Il faut que ce jour soit tout-à-fait illustre et glorieux '.

Hélas! il sera plus mémorable qu'on ne pouvait s'y attendre. C'est ;i ce jour, en effet, qu'il convient de faire remonter l'origine première de la grande défaite d'Aliscaus.

« vous sieuveray sans recuUer, à mon povoir ; ou me sieuvés à toutes avan- « tures et je chevaulcheray ». Et à res parolles s'est Vivien rebouté en la bataille... Et tant fist d'armes que par avant n'en avoit point tant fait; car la mort qui le conduisoit lui faisoit copper bras, jambes, testes... et fendoit Sarrasins jusques es poittrines... Si que bien l'avisa Aussibier, le jaiant qui trop s'en merveilla. et bien le recog'nust à ce que l'avoit Valegrajqje combattu. . 11 poigny son cheval des espérons adonq et tant traverça qu'il aproucba Vivien,... haulça l'espée qui longue estoit et large avoit le taillant... et lui convoya l'alemelle en droit le bras et le costé si rustement que mortellement le natVra avecques ce que jù l'avoit esté en plus de dix lieux. Mais rien n'en sentoit, nins frapoit toujours avant au myeulx qu'il povoit... Comme Aussibier eust Vivien habandonné ou pardu dans la bataille, Vivien s'en alloit par Arleschant et vers la mer, chassant à l'espée les Sarrasins devant luy comme ung homs desvés et hors du sens qui ne savoit quelle part la mort le menoit » (Bibl. Nat. fr, 1497, pp. 3G3 i-°-366 r".)

1. Covenant Vivien, texte de l'édition Jonckbloet, d'après le ms. de la Bibl, Nat. IV. 774 avec des variantes tirées du ms. 3GS, vers 1-11.

ANALYSE DU COVEyAM V1VIE.\.

II PAET.

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