‹ Les eopeés françaisesChapitre 13 sur 180 · IV · texte numérisé non relu

IV

p (liwâry

,. PAKT. Livn. II. se fait le tuteur de la royauté carlovingienne expirant

CHAP. I. ' /v • 1 1

avec Charlemagne, et qui affermit la couronne sur la

Nerbonesi sont précieux en ce qu'ils nous offrent l'affabulation, plus ou moins défigurée, de certains poèmes qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous, et sans doute, en particulier, A:Aïmer le chctif. — ^ Nous avons plus de peine à croire que le compilateur ait connu des rédactions de nos vieux poënies notablement différentes de celles que nous possédons et d'une antiquité plus reculée. Toutes les différences que l'on peut signaler entre l'œuvre italienne et nos Chansons de geste sont généralement le fait de l'imagination du romancier italien. — 5 H faut cependant constater que quelques traits et certains épisodes des Nerbonesi offrent un caractère véritablement antique. Tel est le début du Couronnement Looys; l'épisode de Guibelin mis en croix (Isola, 1. 1. p. 151), etc., qui ne se trouve dans aucun poëme français aujourd'hui connu, etc. — 6 L'auteur des Nerbonesi était évidemment un personnage grave : il a supprimé tout l'élément comique des Chansons de geste. — '^ Nous attirons spécialement l'attention de nos lecteurs sur les chapitres xix-xxii du livi-e III (pp. 339-359). qui offrent tout un résumé des connaissances historiques au quatorzième siècle, et sur le chapitre i^r du livre IV (pp. 366-369), qui est un abrégé de l'histoire de France, telle qu'elle avait cours dans les pays de langue italienne à la même époque. — ^ Le style des Nerbonesi est facile et ne manque pas de grâce. L'élément héroïque n'en est pas absent, et il y faut signaler çà et là des beautés vraiment épiques (Livre I, chap. xviii et ss. ; chap. XXV ; — livre II, chap. vi ; chap. xxi, etc.). Mais, en général, toute cette compilation est d'une longueur désespérante. Délayage troj» souvent insi])ide et difficilement supportable. Le meilleur, c'est la langue qui appartient, disent les Italiens, al secolo cl'oro de/la nostra lingx'o. Et c'est avec raison qu'on peut lui apphquer les paroles de Zamberini : « Oitre la bontà délia lingua, cpiesti romanzi offrono assai vaghezza di racconti e di curiosità. = 9. Analyse des Nerbonesi. Livre I, chap. i. Les A'erèo»!^*/ commencent par le récit d'une aventure qui, comme nous l'avons dit, est une première fois racontée à la fin de la Seconda Sj)agna. Charles revient d'Espagne où il a rétabli Anseis ; il passe par Narbonne oi'i toute la famille d'Aimeri l'entoure et lui fait fête. Guillaume, alors âgé de seize ans, est doué d'une telle force musculaire qu'il n'a aucune peine à saisir entre ses bras le vieil empereur impotent et à le porter ainsi jusqu'au seuil de son palais. Chap. ii-vn. Histoire de la Reine Sibille, que le compilateur italien intercale assez bizarrement dans son texte. Le traître ici s'aj)pelle « Renier de Mayence » et la reine « Belissent ». Chap. viii. Thibaud d'Arabe, après la mort d'Anseïs, s'empare de toute l'Espagne à l'exception de Pampelune. Chap. ix. Les Mayençais, qui aspirent toujours au trône de France, se débarrassent d'Ogièr le Danois en l'envoyant reconquérir l'Espagne, et profitent de son absence pour couronner un des leurs, Macaire de Lausanne. Chap. xi-xii. Suite de Macaire.C\ia\).xa\. Croisade contre les Mayençais qui se sont traîtreusement alliés à Thibaud d'Arabe. Celui-ci s'empai-e de Nîmes et met le siège devant Avignon. Il épouse Orable, fille du roi délia Bogona (Ambaldo di Rama) qui lui apporte Orange en dot. Chap. xiv. Thibaud va chercher du renfort en Palestine; mort du pèi'e d'Oi'able. Chap. xiv. Les chrétiens, déjà si menacés par les infidèles, commettent encore la faute grave de se diviser en deux camps, et les Français ne peuvent s'entendre avec les Allemands. Ainicri de Narbonne cherche à rétablir la paix, et se dii-ige vers Paris où les Mayençais ont fini par rendi'e la couronne à Charles. Chap. xvi. Arrivée d'Aimeri à Paris : sa lutte contre les Mayençais. Il ne veut pas reconnaître l'autorité de Macaire de Lausanne, et reçoit un soufflet d'Arnauld de Mayence. Chap. xvn. Le vieil Aimeri dé-

tête tremblante du pauvre petit Louis, de cet enfant tout n iart entouré de traîtres ; c'est lui qui court ensuite à Rome,

LIVR. II

vore cet affront et retourne à Narboiine en conservant le sang de sa blessui'e sur son ^•isage et sur ses habits. Il rentre dans son palais, fou de rage, et fait preuve, envers sa femme et ses enfants, d'une brutalité dont ils se demandent la cause : « Quelqu'un a-t-il insulté notre père ? » Chap. xviii. Le duc pénètre tour à tour dans toutes les chambres de ses fils. Dans les quatre premièi-es, il ne trouve qu'éperviers et faucons, et les tue. Dans celles d'Aïmer et de Guillaume, il trouve des armes : « Voilà, » s'écrie-t-il, c< voilà mes seuls enfants.» Chap. xix et xs. Aimeri s'arme et, pour éprouver ses fils, leur ordonne de lutter contre lui. Trois d'entre eux subissent heureusement cette épreuve et Gidllaume, en particulier, casse deux côtes au terrible vieillard. Seul, Aimer se refuse à frapper son pèi'e : Aimeri le maudit solennellement, et c'est depuis ce jour qu'on l'appelle Aimer lechétif. Chap. xxi. Départ des enfants d' Aimeri que leur père envoie chercher fortune ailleurs. Chap. xxii. Ils passent par l'abbaye de Saint-Antoine à (.lix lieues de Narbonne : l'abbé les accompagne à Paris. Leur arrivée dans la grande ville. Chap. xxiii. Ils y font la rencontre du « vieux Argentin » qui s'offre à les conduire dans le palais Roland. Chap. xxiv. Ce palais est occupé par les Maj^ençais, et les fils d' Aimeri tuent huit de leurs Pairs. Grand mouvement dans Paris ; massacre des MayenoaLs. Chap. xxv. Par malheur, Chaiiemagne est toujours aux mains des traîtres, et va, en sa faiblesse sénile, jusqu'à condamner les exploits de ses jeunes défenseurs. Il somme les Xarbonnais de compara'itre devant lui : « Quand nous aurons dîné, » l'épondent-ils. L'Empereur tourne sa colère contre Ogier qu'il a chargé de ce message auprès de GuiUaume et de ses frères, et va jusqu'à l'appeler couard! Ogier se lève en silence, revêt des habits de pèlerin, rend à Charles le goufanon de l'Empire, et s'éloigne du palais Jamais plus on n'a revu le Danois. Chap. xxvi. Les Narbonnais au palais du Roi ; ils jettent l'insulte à Macaire de Lausanne ; mêlée, tuerie. Aimer tue celui qui a jadis outragé son père, Arnauld de Mayence. Fuite honteuse de Charles. Chap. XX vu. L'Empereur est replacé sur son trône par les Narbonnais vainqueui'S qu'il promet de faire chevaliers « sproni d'oro. Chap. xxviii. Pour la seconde fois, on reprend ici le récit de Macaire. Le roi de Hongrie envoie un messager à Paris pour défier les Mayençais et annoncer à Charles que Belissent n'est pas morte et qu'elle lui a donné un fils, du nom de Louis. Retour de la Reine à Paris. Les fils d' Aimeri sont faits chevaliers, et Guillaume, qui remplace Roland, est nommé « capitaine, sénateur » et gonfalonier. Chap. xxix. A chacun des quatre premiers frèi-es de Guillaume, le \ieil empereur donne dix mille chevaliers. Il envoie Bernard à Busbant, Beuve à Cormaiis, Arnhuld à Gironde, Guerin à Anséune. Le pauvre Aimer ne reçoit rien et mérite de plus en plus le nom de « chétif ». Chap. xxx. Départ d'Aïmer en Espagne avec tlix mille hommes armés que Chai-les finit par lui confier et cinq mille autres que lui donne Guillaume : mais ces soldats sont tous des assassins et des voleurs. Triste armée ! Chap. xxxi. L'auteur italien entreprend ici de nous raconter successivement les aventures des cinq frères. Bernard, tout d'abord, veut conquérir Busbant ; mais il est battu par le roi Arrigo et forcé de revenir près de Charlemagne qui le reçoit fort mal : « Va chasser « à Narbonne ; tu n'es bon qu'à cela. » Chap. xxxu. Guillaume cependant vient au secours de Bernard, et joue ici ce rôle de libérateur qui lui est attribué durant tout ce récit. Il s'empare de Busbant : Bernard en est fait duc et Charles lui donne en mariage sa fille Lisabetta. Chap. xxxm. Beuve, lui aussi, échoue à Cormaris, et Guillaume lui vient en aide avec Bernard. Prise de Cormaris après un siège de quarante-cinq jours. Chap. xxxiv. Arnauld surprend la ville

II PART. LIVR. II

OÙ il sauve une première fois la Papauté et l'Eglise des hordes sarrasiues et du géant Gorsolt; puis, une seeonde

de Gironde, torce Alepantiao à s"enfijir et épouse la femme du vaincu. Il en a deux fils « "S'iviano délia ciera grifagna » et « Guidolino Baschier». Chap. xxxv. Garin veut s'emparer de la ville d'Ansedonia (Anséune) ; mais il succombe sous l'effort du roi Bravieri et d'Anfirone, et est lait prisonnier. Chap. xxxvi. Pendant trois mois, les frères de Garin ignorent sa défaite et son emprisonnement. Dès qu'ils apprennent ces tristes nouvelles, ils se précipitent au secours de leur frère, excites et conduits pai; Guillaume. Commencements du siège d'Anséune. Chap. xxxvii. Bataille terrible contre le païen Antlrone et son neveu Taurone. Défaite des Chrétiens. Guillaume, par bonheur, fait son entrée sur le champ de bataille, tue Bravieri après Aniirone et rétablit les affaires des P^rançais. On iinit par découvrir la prison où est enfermé le pauvre Garin, on le délivre et il épouse la fille de Bravieri dont il a deux fils « Viviano del argento » et<^ Guiscardo sans iieur ». Chap. xxxvih-xl. Il ne reste plus désormais qu'à se préoccuper du sort d'Aïmer le chétif, et le compilateur italien n'aborde pas ce nouveau récit sans quelque solennité : car Aimer est, après Guillaume, le plus « sympathique » de tous ses héros et celui qu'il met le plus volontiers au premier plan. Il arrive un jour pi'ès du « Cievo di Sjiayna »; mais, pour prendre cette ville, il lui faut s'emparer d'une forteresse appelée AUonmrino, qui est défendue parle roi Aliaste. Ce païen mande à son aide son fils Brocardo qui rassemble vingt mille hommes et se dispose à attaquer Aimer : celui-ci prend les devants, marche courageusement à la rencontre de Brocardo, le tue, se revêt de .ses armes et jjarvient, grâce ù ce déguisement, à s'emparer i\Uloinariiio. Puis il met le siège devant il Cievo di Sjjogna, où il ne tarde pas à entrer victorieusement. Fuite d'Aliaste dont la fille Aleandra est bientôt épousée par Aimer. Chap. xli. Alliance d'Aïmer avec la cité de Pampelune ; les infidèles viennent assiéger cette ville, et le jeune fils d'Aimeri s'empresse de demander du secours à Paris, Chap. *xlii. Il donne, pendant la nuit, l'assaut au camp des Sarrasins et, après un premier avantage, est obhgé de battre en retraite. C!est alors qu'arrivent les secours de Paris. Cette armée auxihaire est commandée par Libieri de Costamoris, Bueso de Yernia et « uno giovanetto » qui s'appelle « Sansone di Mongrana ». Chap. xLiii. Joie d'Aïmer, quand il se voit à la tête d'un tel renforl. Préjjaratifs pour une action décisive. L'armée chrétienne est divisée en quatre corps dont le commandement est donné à Libieri, à Buoso da Yernia, à Sansone di Mongrana, à Aïnier. Chap. xliv. Les Sarrasins aussi disposent leur armée en quatre corps. Exploits de Buoso da Yernia qui se maintient suvle j.o(/f/iu en attendant Aïmer. Bataille terrible. Chap. xlv. Entrée d'Aïmer sur le champ de bataille : il délivre Buoso qui est aux prises avec le roi de Portugal. Chap. xLvi. Bref, Aïmer s'empare de Pampelune ; puis, de la Sloille, de Saint-P^igon, de Morlingana, de Cobeles. — Au moment où finit le premier livre des Nerôonesi, tous les enfants d'Aimeri sont pourvus et ont des terres au soleil. = Livre II. Chap. i. Tous les rois d'Espagne, que les fils d'Aimeri ont vaincus et dépossédés, se trouvent réunis à la cour du Soudan de Babylone et regrettent leurs royaumes : « Qu'est-ce donc que ces Narbonnais? » demande le Soudan ; et il forme le projet de s'emparer de Narbonne. Cha]). ii. Le siège de Narbonne est décidé. On rassemble une armée immense dont on donne le commandement à Lionfero, fils du Soudan. Commencements du siège. Chap. m. La scène se transporte dans Narbonne : la femme d'Aimeri, Ermingart, reproche à son mari d'avoir jadis chassé ses fils aussi brutalement. Mais le vieil Aimeri ne pense, en ce moment, qu'au dernier de ses fils, à Guibelin, qui est avec lui dans Narbonne : il craint par-dessus tout que cet

fois, des hordes germaines et de l'empereur Gui d'Allemagne K

enfont n'ait la témérité d'aller se mesurer avec les Sarrasins : « Qu'on lui « enlève ses armes, qu'on l'enferme. » Puis il s'élance lui-même contre les Païens. C'est plus que de la témérité, c'est de la folie. Chap. iv. Sortie des Chrétiens; combat d'Aimeri avec Alepantino; défaite d'Aimeri qui est jeté à bas de son cheval. Par bonheur, Guibelin s'est échappé et est sorti de Xarbonne à la tète de cent jeunes gens : il délivre son père qui ne le reconnaît pas. Aiaieri, rerais en selle, fait sonner la retraite et rentre dans sa ville où il fait panser ses plaies par le médecin Folieri, par celui-là même auquel est attribuée la rédaction des trois premiers livres des Xerboncsi. Guibelin reste au milieu de la bataille. Chap. v. Les Païens entourent Guibelin, le font prisonnier et, tout aussitôt, le mettent en croix. Chap. vr. Aimeri apprend que son tîls est demeuré hors de la ville et, du haut des remparts, voit qu'on le crucitie. Il se précipite à son secours, le sauve, le ramène. Chap. vu. Le duc de Xarbonne s'aperçoit qu'il est incapable d'opposer aux Païens une plus longue résistance, et il envoie un message à Charlemagne. Chap. viii. Le messager d'Aimeri, Aliscardo, arrive heureusement à Paris et remplit sa mission auprès de l'Empereur : celui-ci fait d'abord la sourde oreille et ne veut rien promettre avant un an ; mais il cède enfin aux supplications de son fils Aluigi et envoie à Xarbonne un corps d'armée commandé par Guillaume. Chap. IX et x. Pendant que Guillaume fait un généreux appel à tous les barons de la Chrétienté, Aliscardo est spécialement chargé d'aller demander du secours aux autres fils d'Aimeri. Il est, tout d'abord, assez mal reçu pir chacun d'eux; mais, dès qu'il prononce le nom de Guillaume, ils changent d'allure et se décident à venir en aide à ce père qui les a jadis si rudement chassés de Xarbonne. Reste Aïmer : rien ne peut l'ébranler, et il se refuse absolument à secourir Aimeri, dont il ne peut oublier la malédiction qui pèse sur toute sa vie. Guillaume part pour Xarbonne à la tête de quatre-vingt-dix mille chevaliers. Chap. xi. Remords d' Aïmer, qui se décide enfin à partir avec quarante mille liommes. Chap. xii et xiii. Les Sarrasins apprennent, sous Xarbonne, l'arrivée de deux armées chrétiennes de France et d'Espagne, ou, pour parler plus clairement, de Guillaume et d'Aïmer. C'est Guillaume qu'ils veulent attaquer le premier. Préparatifs de la grande bataille. Chacun des deux partis ordino le schiere délia sx'ct gente. Chap. xiv. Cependant Aliscardo pénètre dans Xarbonne et raconte A Aimeri le résultat de son ambassade auprès de chacun de ses fils et, en particulier, auprès d'Aïmer le chétif. Dans Xarbonne aussi, on se prépare au combat et Guibelin se montre tout disposé à commettre de nouvelles imprudences. Chap. xv. Première journée de la bataille : Guibelin se glisse au milieu des schiere de ses frères, et personne ne le reconnaît. Chap. xvi. Seconde journée : les Chrétiens plient et sont sur le point d'être vaincus. Chap. xvii et xvni. Aïmer arrive, et tout prend une face nouvelle. Mais il est lui-même sur le point de se noyer, et serait mort sans le secours de Guillaume. Chap. xix. Victoire définitive des Chrétiens. Mort du roi de Portugal et d'un grand nombre de Païens. Chap. XX. Combat singulier de Lionfero, le fils du Soudan, avec Aïmer qui le tue. Chap. xxi. Réconciliation d'Aïmer avec son père. Mariage d'Hue de Floriville avec la fille aînée d'Aimeri, Brunetta. Chap. xxii. Retour des Xarbonnais à Paris : Charles les confirme dans leurs seigneuries et leur fait jurer fidélité à son fils Aluigi. Il rétabUt le corps des Douze Pairs. Brunetia aura bientôt un fils qui sera le célèbre Foulque de Candie (dont il sera si longuement parlé dans la seconde partie des Nerbonesi.) Chap. xxii. Colère du Soudan d'Egypte en recevant le corps de son fils Lionfei-o. Il jure

II TAP-T. MVn. M.

CIlAl'. I.

II PART. LIVE. II

C'est ce Guillaume qui, après avoir subi ringratitucle du fils de Charlemagne dont il avait tant de fois relevé

de se venger et se ligue contre Aimer avec Thibaml d'Arabe. Une immense armée débarque en Espagne : le Soudan n'a pas moins de trois cent mille hommes sous ses ordres. Cliap. xxiii. Le pauvre Aïmer. qui ne s'attendait à rien de pareil, était tranquillement à Paris lorsqu'il apprit l'invasion de sa . terre. Vite, il part, emmenant avec lui, vingt mille chevaliers. Il arrive en Espagne et, après une première lutte avec Gadifer, s'enferme dans Pampelune où il est, durant plusieurs mois, assiégé par plus de trois cent mille Sarrasins. Chap. XXV. Aïmer demande du secours à Charlemagne; mais, cette fois, l'Empereur le refuse tout net, et il faut que Guillaume parte en Espagne à la tête des seules troupes de l'Église : ses frères eux-mêmes ne veulent pas l'y accompagner. Quant à Aimeri, il se sent trop vieux pour affronter les fatigues d'une telle campagne et se contente de fournir cinq mille chevaliers à l'armée chrétienne. Bataille sous les murs de Pampelune ; Guibelin blessé. Aïmer fait une sortie, mais est bientôt forcé de rentrer dans sa ville avec son frère Guillaume. Défaite des Chrétiens. Chap. xxvi. Combat singulier de Guibelin avec Alepantino ; mort de celui-ci. Chap. xxvii. Cependant Guillaume est parti en France, et le voilii à Paris, qui supplie l'Empereur de ne pas laisser succomber les chrétiens d'Espagne. Charles est fort occupé k rétablir la paix entre les Flamands et les Allemands ; mais il accorde cette fois cent mille hommes à Guillaume qui entraîne également ses frères. Chap. XXVIII. Songes de l'Empei'eur : les morts de Roncevaux lui apparaissent et lui demandent de faire céléljrer des messes pour le repos de leurs âmes. Puis, un ange lui annonce qu'il mourra lui-même le 25 juin suivant, le jour de la Saint-Pierre, S27 : « Avant de mourir, rétablis la paix dans toute la chrétienté et mets ta conscience en règle. » Charles" obéit et se confesse à saint Gilles. Chap. xxix. Arrivée de Guillaume sous les murs assiégés de Pampelune. Grande bataille. Arnaud y est fait prisonnier, et Aïmer tente avec Guibelin une nouvelle sortie. Chap. xxx. Exploits de Guillaume, qui tue AUstres et Galerante. Délivrance d'Arnaud. Chap. xxxi. Fin de la bataille de Pampelune. Le Soudan profite de la nuit pour s'enfuir, et les Chrétiens le poursuivent. Pourquoi cependant, pourquoi Thibaud d'Arabe n'est-il pas venu au secours des Païens? Chap. xxxi. C'est que les Pinapolesi, les Esclavons (Schiavi). les Alboni et les Piroth ont fait une ligue contre son oncle, le roi Armenuzio de Candie. Celui-ci est tué dans la Iwtaille et deux prétendants se disputent son royaume: c'est Thibaud, d'une part, et, de l'autre, le propre frère d' Armenuzio qui s'appelle Almansore . Ils se mettent d'accord en donnant cette seigneurie de Candie à une petite fille du nom d'Anfelise, fille du roi défunt, et qui sera l'Anfelise de Fcnrlqve de Candie. C'est ainsi que le prosateur italien prépare la fin de sa compilation. Chap. xxxiii. Charlemagne cependant, sentant que sa fin est prochaine, convoque une dernière assemljlée, à laquelle ne peut assister Guillaume pai-ce que, s'il quittait l'Espagne, les Sarrasins y seraient bientôt vainqueurs. L'auteur des Nerbonesi raconte ici les noces d' Aïmer dont le i-écit terminait sans doute la vieille chanson à' Aïmer le chétif, et c'est ici qu'est la soudure entre ce poëme et le Coirronnement Looys. Le 29 juin 837 (sic) n'est pas loin, et c'est le jour oii l'Empereur doit mourir, suivant la prophétie de l'Ange. Nous voici transportés à Arles. Chap. xxxiv. Notre-Dame apparaît à Guillaume et lui dit de retourner en France « pour maintenir le royaume ». Il y va. Chap. xxsv. Scène très-solennelle à Ai-les, et qui est copiée sur le début du Conrunnement Looys. Charles annonce aux barons sa mort prochaine « le jour de la Saint- Pierre ». Et il ajoute : « C'est mon fils Louis qui doit être mon successeur;

l'autorité chancelante, conquit Nîmes par la ruse '' et s'empara d'Orange où il épousa enfin cette Orable qu'il

mais il est encore si petit! Il faut nommer un Baile qui gouverne l'Empire durant sept ans et couronne ensuite mon fils. » Cliap. xxxvi-xsxviii. Macaire de Lausanne, le traître, se propose pour la hailie de France : le' vieil Empereur le i-epousse et propose successivement la régence k Bernard de Busbant, à Beuve, à Arnaud, à Garin, à Aimer et même à Guibelin, au roi de Hongrie et il Boson d'Auvergne. Tous refusent. Pleurs de Charles. Arrivée de Guillaume. Cliap. XXXIX. Guillaume accepte la régence : joie universelle. Chap. xl. Testament de l'Empereur : il laisse à Louis la France et à Guillaume deux cent mille écus d'or, etc. Une dernière fois il recommande son héritier au fils d'.-Vimeri. Chap. xli. Charles mande le duc d'Orléans, Elle, et lui donne en mariage sa fille Elizia. Le père de ce chevalier, Guido di Campagnia di Roma, qui était de la famille antique des Scipions, avait rendu de nombreux services à l'Empereur, et Elie lui-même l'avait une fois empêché d'être fait prisonnier eu Espagne. Chap. xui. Guibelin reçoit de Charles la ville d'Andernas, « qui est située entre les Pyrénées et Toulouse », qu'on appelle aujourd'hui « Laucerita ou Lancierta » et qui était alors au pouvoir des Sarrasins. L'empereur fait Guibelin chevalier; puis il meurt, et Guillaume fait porter son corps à Paris. Eloge de Charlemagne. Chap. xliii. Guillaume va lui-même à Paris avec le jeune Louis : il assemble ses fi-ères et leur fait une belle exhortation en faveur de « l'héritier de France ». Chap. xuv. Les frères de Guillaume lui promettent solennellement de ne jamais abandonner Louis, qui est spécialement confié à la garde de Bernard et de Beuve. Chap. xlv. Tous les barons, même les Mayençais, jurent alors fidélité au fils de Charles et retournent ensuite dans leurs fiefs. = Livre III, chap. i. Guibelin obtient de Guillaume dix mille chevaliers et entreprend avec eux la conquête d'Andrenas. Un combat singulier est décidé entre Guibelin et le prince païen de cette ville, Apolinas. Si Guibelin est vainqueur, il am-a la ville ; s'il est vaincu, il se retirera avec son armée. Chap. ii. A'ictoire de Guibelin. La fille d'Apolinas, Clairette, s'est prise d'amour pour Guibelin, même avant de l'avoir vu. Apolinas, vaincu, propose au jeune vainqueur de lui donner à la fois sa fille et sa cité. Chap. m. Prise d'Andrenas; baptême d'Apolinas et de Clairette; mariage de Clairette et de Guibelin. Chap. iv. La scène change. Le « roi de Bai'barie », ayant appris la mort de Charles, vient mettre le siège devant Toulouse. La ville est déljsndue par Gautier, qui se hâte d'envoyer un message à Guillaume. Celui-ci réunit le Conseil qui prend des résolutions suprêmes : il est convenu que l'on fera un appel solennel à tous les barons de l'Empire et que l'on demandera k Rome des indulgences pour la guerre sainte. Chap. v. Cent quatre-vingt mille Chrétiens répondent à l'appel de Guillaume : énumération des principaux chevaliers; Guibelin est là avec Apolinas; Bernard reste à Paris pour y garder le jeune Louis. Chap. vi. Guillaume, d'une part, et le roi de Barbarie, de l'autre, font leurs dispositions stratégiques. Chap. vu. Gi'ande bataille sous les murs de Toulouse. Exploits de Guibelin et d'Aimer : Guibelin fait prisonnier; mort du roi païen Arganoro qui tombe sous les coups de Guillaume. Chap. VIII. Le roi Borel, fils aîné du l'oi de Barbarie, est fait prisonnier par les Chrétiens. Chap. ix. Le roi de Barbarie propose d'échanger Guibelin contre Borel ; mais on ne peut tomber d'accord, pai'ce que Guillaume demande, en outre, les deux villes d'Orange et de Nîmes. Chap. x. L'action se transporte à Paris. Complot contre le fils de Charlemagne; les Mayençais trempent dans cette conjuration que dii'igent« Gurone di Mantoia, Ganetto da Pontieri et Giulimer. » Bernaixl, prévenu k temps, s'arme, prend Louis et s'enfuit de Paris avec cent cinquante chevaliers. Ils ne s'arrêtent qu'à Avignon.

II lAriï. i.ivK. II.

fllAI'. I.

II PART. I.IVR. II

(HAP. I

avait tant aimée '. C'est lui qui eut pour neveu cet illustre Vivien, nouveau Roland, qui, élevé clans une famille

Cliap. XI. Confusion des traître.? quand ils entrent à Paris dans le palais impérial et n'y trouvent plus Louis. Ils jurent de garder le secret sur toute cette affaire. Chap. xii. Bernard, cependant, arrive à Avignon, se fait donner mille chevaliers, et va jusqu'à Toulouse où il apprend secrètement à Guillaume les tristes affaires de Paris. Échange de Guibelin avec Borel; trêve entre les deux armées. Chap. xiii. Festin immense, auquel prennent part les Chrétiens et les Païens. Chap. xiv. Les conjurés de Paris, Gurone, Ganetto et Giulimer ont l'audace de venir au camp de Guillaume; leurs craintes à la vue de Bernard. Les Païens se retirent qui en Aragon, qui en Afrique; et Guillaume, pour déjouer les calculs des Mayençais, fait revenir à Paris toute l'armée chrétienne avec l'héritier de Charles. La trêve va durer cinq ans. Chap. xv. De retour à Paris, Guillaume fait pendre quinze des Mayençais. Après cette exécution, tous les barons chrétiens retournent dans leurs pays. Bernard et Beuve restent toujours à ■Paris, comme les gardiens du jeune roi. Paix univei'selle. Chap. xvi. Changement de décor. Nous voici près du roi Thibaud qui fait la guerre en Macédoine, en Epire. en Esclavonie et en Albanie. Secours envoyé à Thibaud par le roi de Rames : ce renfort est commandé par Malduche de Rames et Iserano qui faisaient partie de la grande expédition de Toulouse et font à Thibaud le plus grand éloge de Guillaume. Thibaud ne peut croire à tant de vertu et, pour en mieux juger, envoie à Paris son espion Verzieri. L'espion se décide à attendre le couronnement de Louis, pour en raconter tout le détail à son maître. Chap. xvii. Fin de la trêve. Des bandes de brigands ravagent le pays près d'Orange et de Nimes. Les habitants se plaignent à Guillaume qui se plaint lui-même au roi de Barbarie : « Ces deux villes ne m'appartiennent pas, » répond celui-ci, « elles .sont à Thibaud d' Avahe pcr dota di dcana Orabile ». Guillaume se tait, mais jure de se venger. Chap. xviii. Cependant les sept années qui séparaient Louis de sa majorité vont finir. Guillaume prépai-e la grande fête du couronnement et y convoque toute la chrétienté. Ses frères, avec leurs femmes et leurs enfants, y sont particulièrement invités. Chap. xi.k-xxiii. Description très-détaillée des tapisseries qui ornent \:i2iiazza diParigi. On les divise en quatre séries qui forment une véritable encyclopédie. (Histoire sainte : gliidei; profane : ^agani; de l'islamisme : saraïni; de l'Église : cristiani.) Des trônes sont disposés pour le Pape et l'Empereur, et un peu plus bas, pour le roi de France. Chap. xxiii. Couronnement de Louis par Guillaume lui-même. Le Pape n'est guère là que comme spectateur. Fêtes et tournois. Chap. xxiv. Joutes. Bei'trand, fils de Bernard, y est d'abord vainqueur; mais un inconnu partage cette gloire; c'est 'N'ivien, fils de Garin, celui qu'à cause de ses armes on appellera « Vivien de r.A.rgent ». L'esj)ion de Thibaud, Verzieri, quitte Paris pour aller rendre à son maître un compte exact de tout ce qu'il a vu. Mort de Folieri, auteur des trois premiers livres des Ncrhonesi. = Livre IV. Chap. i. Le nouvel auteur (?), celui qui continuera l'œuvre de Folieri, ce sera Uberto duca di San-Marino (c'est Llerbert de Dammartin qu'il faut reconnaître sous ces noms étranges). Et, dans le présent livre, il va principalement raconter la prise d'Orange et de Nîmes. Chap. ii. Le « Charroi de Nimes » commence. Guillaume, qu'on appelle ironiquement « Guillaume sans terre ». est réellement le seul des enfants d'Aimeri qui n'ait pas encore été dépourvu. Il jette son dévolu sur Orange et sur Nîmes; mais le jeune Empereur se montre déjà ingrat et ne lui veut donner que deux mille chevaliers. En revanche, Bertrand, fils unique dé Bernard de Busbant, demande à suivre Guillaume et finit par arracher le consentement de son père. Chap. m. Guil-

NOTICE BlBLIOGRAPHInLE ET HISTÛItlQUE. 41

(le marchands, révéla do bonne heure son courage héroïque et donna Luiserne aux Chrétiens *" ; ce téméraire

laume et Bertrand entrent sur le territoire de Nîmes et font prisonnier un sarrasin nimois qui leur dit le ])lus giand mal du roi païen de la ville, Ai*pirot. « Quel moyen prendre pour pénétrer dans Nîmes? » Le Nîmois leur suggère la fameuse, la lumineuse idée des tonneaux. Aussitôt dit, aussitôt fait. Bei'trand se déguise en charretier et Guillaume en marchand. Chap. iv. Guillaume et Bertrand pénètrent dans la ville, sous le prétexte de vendre une belle armure à Arpirot. Au premier cri de Guillaume, les chevaliers sortent des tonneaux où ils se sont cachés. Mort d'Arpirot; prise de Nîmes; baptême des Nîmois. Chap. v. La scène, soudain, est transportée dans Orange. Guillaume coupe les vivi'es aux Sarrasins qui occupent cette antique cité, et bientôt on y meurt de faim. Dans les prisons d'Orange se trouve précisément Guyon. fils d'Anseïs d'Espagne : il s'échappe et \ient trouver Guillaume à Nîmes. Il lui raconte en détail toute son histoire et surtout lui dit merveilles de dame Orable. Chap. vi. Guillaume décide Guyon à revenir avec lui dans Orange et à lui servir de guide. Ils se font passer pour voyageurs et prétendent qu'ils ont une lettre de Thibaud à remettre à Orable. Chap. vu. Entrevue secrète de Guillaume avec Orable dans t)range : coquetteries, baisers. « Si « Guillaume est vainqueur de Dragonetto, qui est le prince musulman d'O- « range, il sera le mari d'Orable. Sinon, non. » — « Va, » lui dit Orable, « retourne à Nîmes et reviens en sur-le-champ pour faire le siège d'Orange ». Chap. vni et ix. Retour de Guillaume à Nîmes. Expédition contre Orange : défaite des Chrétiens; mort de Guyon, dernier fils d'Anseïs, roi d'Espagne. Mais ce n'est encore rien et la défaite des Chrétiens n'est pas assez complète. « Ruberto d'Avignon » succombe aussi sous les coups du terrible Dragonetto. Guillaume reste seul, et est bientôt forcé lui-même de se renfenner dans Nîmes. La défaite semble irréparable. Chap. x. Joie des Païens d'Orange à la nouvelle de la victoire de Dragonetto. Orable feint la joie, mais, au fond, elle est fort triste : car elle aime Guillaume. Chap. xi. Guillaume parvient k rentrer dans Nîmes; mais, hélas! ilans quel état! Bertrand le console et le décide à demander du secours au roi Louis. Guillaume y veut aller lui-même, et part dans la direction de Paris. Chap. xii et xm. Guillaume arrive près du roi Louis et ne reçoit de lui'que rebuffades. La Reine, sœur de Guillaume, obtient de son mari ce que Guillaume demande ; (même scène que dans Aliscans, sauf que la Reine joue ici un plus beau rôle). Bref, le comte part avec quatre mille hommes et rejonit Bertrand a Nîmes. Nouvelle expédition contre Orange. Mort de Dragonetto: triumjthe des Chrétiens. Baptême d'Orable qui désoi-mais s'appellera « Tiborga »; son mariage avec Guillaume. Chap. xiv. Thibaud d'Arabe apprend ces tristes nouvelles. 11 réunit une armée de trois cent miUe hommes, il vient mettre le .siège devant Orange. Chap. xv-xvi. Guibourc « Tiborga » excite le courage de Guillaume, et Bertrand. j;er amore de donna Tiborga, s'engage à combattre contre le roi Arpin. Chap. xvn, Bertrand engage, en effet, une lutte terriljle contre ce redoutable adversaire et le tue; mais le vainqueur est lui-même à moitié mort. Chap. xvni. Sortie de Guillaume; attaque nocturne contre les Païens; mort des rois san-asins « Argos di Bosina » et « Corsel)n!n di Damaxo ». Chap. xix. Le siège se poursuit. Guérison de Bertrand- Guillaume tue le i-oi « Chiaramonte di Turchia ». Chap. xx. Premier duel entre Guillaume et Thibaud : victoire du païen. Chap. xxi. Famine à Orange. Chap. xxii. Guillaume et Guibourc envoient Bertrand demander encore du renfort au roi Louis. Chap. xxni. Il s'agit pour Bertrand de traverser toutes les lignes des ennemis. Trois fois il échoue. Chap. xxiv. Néanmoins il y parvient et se rend tour à tour auprès de

II rAUT. IIVR. II.

flIAP. I,

iiPART.LivR.il. Vivien, qui fit le vœu de ne jamais reculer d'un pas devant les Sarrasnis, et qui provoqua, par de cruelles

Guibert d'Andrenas, de Bernard de Busbaat, d'Arnaud de Gironde et de Garin d"Anséune, et enfin auprès de Louis. CUap. xxv. Nouvelle ingratitude du Roi de France : il refuse toute aide à Guillaume, Bertrand s'indigne ; la Reine intercède et le secours est enfin accordé. Chap . xxvi. Malgré les protestations d'un Mayençais, « Guilimieri di Biiiona », que Bertrand tue sur place, le fils de Charlemagne se décide à prendre le commandement d'une grande expédition contre les Païens qui assiègent Orange. Chap. xsvir. Cependant Bertrand s'apprête à l'aller trouver pour y rencontrer Aimer le Chétif qui fait, de concert avec Vivien, la guerre aux Sarrasins. Chap. xxviii. Expédition de ■\'ivien en Portugal, il prend la ville de Galizia où, bientôt après, il est assiégé par les Païens. Cliap. xxix. Sortie de Vivien qui construit le château de Monte-.Aj'giento. Chap. xsx. Reprise du siège de Galizia. Chap. xxxi. Vivien est, au bout d'un an, sur le point de mourir de laim avec tous les siens. Chap. XXXII. Il parvient à s'enfuir et à s'enfermer dans son château de Monte- Argiento. Chap. xxxiii-xxxv. Aïmer essaie en vain de porter secours à Vivien; batailles sous Monfe-Argiento ; exploits de « Guiscardo », frère de Vivien; arrivée de Bertrand au camp chrétien. Chap. xxxvi. Grande bataille : Bertrand tue « Maderante »; les Chrétiens sont vainqueurs. Chap. xxsvn. Vivien et Guiscardo font une sortie; « Gutifer » tombe sous les coups de Vi^-ien qui combat ensuite contre « MDtribal »; le camp des Sarrasins est au pouvoir des Chrétiens. Chap. xxxvni. C'est alors que Bertrand raconte la grande détresse de Guillaume et sollicite vivement des secours pour son oncle, qui ne lui sont pas accordés sans quelque peine. Quoiqu'il en soit, voici que deux armées se précipitent à l'aide des Chrétiens d'Orange : Tune est celle des chevaliers d'Espagne, dont Berkand et Vivien sont les chefs; Tautre, qui ne compte pas moins de cent cinquante mille hommes, vient de Pai'is sous les ordres du roi Louis. Chap. xxxix. C'est Aïmer qui sera le général en chef. Chap. XL et xli. La grande bataille commence sous les murs d'Orange qui est ravitaillée par Bertrand et Vivien. Chap. xlii. Deux des fils d'Aimeri, Guibert d'.Andrenas et Guérin d'Ansèune, sont tués par Thibaud qui en blesse un troisième. Aïmer; mais Thibaud, à son tour, est grièvement frappé au bras par Vivien. Chap. xlhi. Trêve. Thibaud lève le siège et Louis retourne il Paris où l'on emmène le pauvre Aïmer, dont les plaies sont, dit-on. enij)oisonnées et qui ne tarde pas à mourir. Guillaume demeure dans sa ville d'Orange, et Vivien rappelle aux Narbonnais la promesse qu'ils lui ont faite en Portugal, au moment même de leur départ pour Orange, de Taider à conquéiii- le royaume de « Ragona ». = Livre Y, chap. i-vni. Conquête de TAragon par les Narbonnais qui s'emparent successivement de Tolosa, de Valenza et de Perpignan. Chap. ix-xiv. Prise de Barcelone par l'armée de Vivien , h laquelle se sont joints les chevaliers de Bernard, de Beuve, d'Arnaud, de Bosou d'Auvergne et de Hue de Floriville. Chap. xiv-xvii. Siège et prise de Saragosse. Chap. xviii-xx. Siège et prise de la « città de Galatevitto » Mort de « Gatamor », qui était le seigneur de la ville. Vivien est couronné roi d'ALisi^v^'TE et de Ragona. Chap. xxi-xxii. Fêtes et joutes. ^= Livre VI, chap. i-vi. Ces premiers chapitres sont un résumé confus et inintelhgent de notre chanson d'Allscans. Thibaud et l'Aumaçour attaquent Vivien en Aragon. Bataille épouvantable : les sept fils de Guibert sont tués ; Guillaume perd vingt mille hommes et s'enfuit d' « Alisiante ». Chap. vn-xiv. Il parvient, après une fuite qui ne dure pas moins de huit jours, à rentrer dans Orange, suivi de près par Thibaud, qui met de nouveau le siège devant cette malheureuse ville. Douleur de Guibourc qui trouve cependant la force de consoler Guillaume et

agressions, répoiivantable défaite d'Aliscans, où il devait si glorieusement succomber ''.

le décide à demander du secours à ses frères et au roi Louis. Gérard est chargé de ce message et s'en acquitte avec succès près de Hue de FloriuUe et de son fils Foulque qui est alors fait chevalier; prts « d'Aimerighetto >>, à Andrenas ; près de Bertrand, à « Busbante » : près de Beuve, à « Cormaris » ; près d'Arnaud, à Gironde et près du roi Louis, à Pai'is. Départ pour Orange d'une immense armée chi'étienue. Chap. xv-xvi. Batailles sous les murs d'Orange. Ici parait une héroïne nouvelle, Anfelise, qui est représentée comme la sœur de Thibaud dans notre chanson de Fov.lqve de Candie, et c'est cette chanson même que le compilateur itahen entreprend ici de résumer. Anfelise se prend d"amour pour Foulque, fils de Hue de Floriville. Cha]). xvn-xix. Exploits de Foulque qui triomphe de « Manduit de Rames » et fait Anfelise prisonnière. Chap. xx-xxix. En ce moment, la grande armée commandée par le roi Louis fait son entrée sur le théâtre de la guerre. Bataille sur le pont du Rhône, qui ne dui-e pas moins de quatre jours. Chap. xxx-xxxv. Entrevue entre Foulque et Anfelise ; promesses de mariage. L'ile de Candie servira de dot il la jeune païenne, que l'Aumaçour veut eu vain marier à Mauduit et qui part pour son île dont elle veut réserver la possession à Foulque. Chap. xxxvi-xL. Les Chrétiens à Candie; baptême d' Anfelise, son mai'iage avec Foulque. Chap. xli-xliii et livre VII, chap. i-xvii. Colère de Thibaud en apprenant cette nouvelle. Après de nouvelles batailles près d'Orange et sur \% bord de la mer, après une nouvelle victoire de Guillaume, Thibaud sei>embarque et nous le retrouvons bientôt à Candie avec l'Aumaçour. Les Païens engagent tout aussitôt la lutte avec les Narbonnais. Malgré les exploits de Bertrand et de Foulque, ceux-ci se voient bientôt forcés de demander du secours à Guillaume qui ne se fait pas attench'e, et au roi Louis qui se met à la tête d'une expédition nouvelle. =^ Livre VII, chap. xvni. Arrivée du roi Louis à Candie : nouvelle bataille ; victoire éclatante des Chrétiens. Chap. xix-xxiv. Thibaud s'enfuit et se réfugie jusque dans son pays, in Iscalona. Le roi de France l'y poursuit. Siège d'Ascalon. Thibaud, en sa détresse, fait un appel désespéré à tous les peuples païens. Chap. xxiv-xxvn. Seize rois ont répondu à l'appel de Thibaud ; d'un autre côté, le Pape a envoyé à l'armée chrétienne un de ses cai'dinaux. Bataille suprême ; mêlée horrible. Chap. XXVIII- XXXVI. Episode du « Povre A'eil » (povero-veduto) : c'est un bâtard de « Gin de Cormaris », qui a été pris tout enfant pai- les Sarrazins et qu'ils ont élevé. Il est un de leurs champions les plus redoutables ; mais il passe un jour dans le camp des Chrétiens et devient l'ennemi acharné de ses anciens amis. Fin de la guerre. Ici se terminent également les emprunts que l'auteur itahen a faits à Foulque de Candie. Cha]). xxxvii-xxxix. Le « roi de Ramesse » (c'est notre Desramé) a quatorze fils : l'un d'eux, qui s'appelle Renouard, a été un jour vendu par des marchands à des chi'étiens qui l'ont eux-mêmes vendu au roi Louis. Sur ces entrefaites, le roi Desramé, qui veut conquérir toute la chrétienté occidentale, s'embarque à « Orcanor ». Commencements d'un nouveau di-ame. Chap, xl-xuii. Nouveau siège d'Orange. Exploits de Guillaume et de Renouard. Victoire des Chrétiens. Renouard, que l'on reconnaît pour le fils de Desramé, épouse à Paris la fille de Charlemagne, la sœur du roi Louis. Chap. xliv. La femme de Rainoart, « Olizia » (l'Aalis de notre Aliscans) met au monde un fils que Desramé fait changer contre un autre enfant. Mort de la jeune mère; Renoard se fait ermite. Chap. xLv-xLviii. Alliance étrange et inattendue de Thibaud avec Guillaume qui va jusqu'au fond de la Syrie, au secours de son ennemi le plus acharné. Chap. xLi-x-L, Après un épisode singulier où l'on voit (?) Corne Viviane ina-

II lART. LIVR. II.

CU.Vl'. I.

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