II PART. LIVR. II, CIIAP. I
C'est ce Guillaume qui fut vaincu lui-môme clans cette célèbre bataille d'Aliscans, comme Roland Tavait été à
inori d'ima geatile dama nipote di Tibaido, e avendo ongni suo piacere, Tibaîto lo sepe e con imo darda lo xœcise il detto Veviano, nous lisons, sans transition, un résumé bien écourté du Moniage Guillaume, et assistons à la pénitence sincère de Guillaume et de sa femme, qui se font ermites. Chap. Li-Liv. Nouveau siège d'Orange, qui ressemble à tous les précédents. Les assiégés envoient demander du secours à tous les Narbonnais et surtout à Guillaume, Chap. lk-lxii. Le messager, nommé « Casello », essaie d'arracher Guillaume à son désert et y parvient. Mais le vieux comte ne fait pas une longue apparition dans ce monde qu'il veut décidément abandonner, et il ne tarde pas à regagner son ermitage, après avoir laissé toute sa seigneurie « Namerighetto d'Oranga ». Chap. lsiii-i.xvi. Bertrand devient ici le principal représentant de toute l'antique geste narbonnaise et le centre réel du récit- Pris lui-même de scrupules pieux, il va se confesser à Rome avec Casello. Chap. Lxvii-Lxx. Nouvelle guerre contre le Soudan de Babylone « Cowes d'Alis ». C'est la plus terrible de toutes celles qui ont été racontées jusqu'ici, et jamais la Chrétienté n'a été exposée à un si grand péril. Siège du château d'Almont. Les dernières pages des Nerbonesi ont pour objet le dénouement de cette lutte de géants. Mort de Bertrand; angoisse des Chrétiens. Le ciel a pitié de leur douleur et le Soudan meurt, « frappé, » dit-on, « par un chevalier m\-stérieux, vêtu de blanc ». Cette mort est le salut de la Chrétienté. Or, le roi de France n'est plus Louis : c'est son fils Charles-Martel. Il mai^de à Guillaume Capet, qui est à Paris, de venir prendre part à la lutte contre les Sarrasins. Celui-ci sort de Paris avec toute sa gent et décide du succès de la journée; grande victoire; massacre des Sarrasins, joie universelle. Les Nerbonesi, toutefois, s'achèvent sur une note lugubre. Charles-Martel n'est pas digne de ses prédécesseurs : c'est un orgueilleux, et Dieu le veut punir. Le Dialile l'enlève un jour, et les Français perdent pour toujours le sceptre impérial qui passe en d'autres main-^. — Telle est l'analyse succincte des Nerbonesi, chapitre pour chapitre. Nos lecteurs en trouveront une autre^ beaucoup plus développée, à la fin de notre cinquième volume. = §9» Concordance entre les Nerbonesi et les chansons françaises, i L'auteur des iN'erione*/ a eu certainement sous les yeux un ou plusieurs manuscrits cycliques, contenant la plupart des chansons de la geste de Guillaume. — 2 D'après une étude attentive de la compilation italienne, on peut dresser le tableau suivant ou l'on établit une concordance entre nos vieux poëmes, d'une part, et, de l'autre, les différents livres et chapitres des Nerbonesi :