CHAPITRE XIX
ALISCANS CONSIDÉRÉ COMME LE CENTRE HISTORIQUE DE TOUT LE CYCLE DE GUILLAUME.
II PART. I.IVR. II
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Nous avons établi plus haut la profonde historicité introduction de Roncevaux, de ce orand fait que deux chroniciueurs, à létudé et à
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Eginhard et l'Astronome limousin, ont scientifiquement d\i.nsca>u: attesté * et que personne n'a le droit démettre en doute. La défaite de Roland dans les Pyrénées nous paraît même avoir eu une importance historiqneqne les chroniqueurs ont cherché à atténuer. Un a eu honte de cet échec ; on a voulu le cacher un peu aux yeux de la postérité. Mais, par bonheur, la poésie populaire n'a pas eu de ces complaisances, et la Chiuwni de Roland a noblement réparé le silence prudent et les restrictions d'Eginhard.
Dans le cycle de Guillaume, rien de pareil. Les historiens n'ont pas craint de dire toute la vérité sur cette terrible bataille de ^'illedaigne qui, en 793, quinze ans après Roncevaux,. mit en question l'indépendance de la France et les destinées de l'Église. Il est vrai que ce fut encore une défaite, mais quelle difTérence avec Roncevaux! Ce dernier combat, funeste en lui-même, n'avait eu que des résultats funestes : la défaite de Guillaume sur rOrbieux, tout au contraire, sauva l'Eglise et la France. On n'éprouva pas le besoin de cacher ni même