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CHAPITRE XXII

LES REPRÉSAILLES d'aLISC.ANS

( Aliscans.)

Pendant que ftnillaume faisait à la cour cle l'Enipe- /"«^bse reur ce long- voyag-e dont nous avons raconté les pc- (suite et m ripéties si dramatiques; pendant qne, fidèle à son vœu, il couchait sur la dure, laissait sa barbe croître et détournait sa bouche de tous les baisers ; pendant qu'il réunissait une armée de cent mille hommes et amenait au secours des chrétiens du midi ce redoutable Kenouart dont nous avons esquissé le portrait et rapporté les premiers exploits, la pauvre Guibourc était restée dans Orange avec les cent dames qui en étaient la seule défense. Elles avaient le heaume en tète, le haubert au dos, Fépée au côté, et venaient de livrer aux païens une rude et glorieuse bataille à coups de pierre. Epouvantés, les assaillants s'étaient enfuis dans l'Archant et avaient mis le feu à la ville. Quant à la tour Gloriette, elle était imi)renable.

C'est en ce moment que Guibourc entendit un bruit sourd, et aperçut un nuage de poussière à Thorizon. Elle monta au sommet de son donjon et put bientôt contempler un grand spectacle...

Une armée immense s'approchait. Les lieaumes étincelaient au soleil, les sfonfanons de soie flottaient au

l. Arrivée

de laniiée

française

à Orange ;

uibourc arme

Renouart.

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