CHAPITRE XXIII ET DERNIER
SECONDE HALTE AU MILIEU DE LA LÉGENDE DE GUILLAUME. DISTANCE PARCOURUE JUSQu'iCI , DISTANCE A PARCOURIR. LE GUILLAUME DE l'hISTOIRE EST SUPÉRIEUR A CELUI DE LA LÉGENDE.
succS'es'neuf ^fs iKuif Ghaiisoiis qiio nous venons de raconter for-
vSriTenTd^m. "i^"'»! réellement le centre du cycle de Guillaume , et il
analysées: ^^^ ^^^^^^^ ^,^^^^ ^^^^ désomiais il aualyser un seul poëme
où notre héros tienne le premier l'ang, si ce n'est le Moniafje. Déjà, dans la dernière partie iVAliscaîis^ le comte d'Orange s'est effacé et a cédé la place à Renouart. Dans la Bataille Loqinfcv, dans Foulque de Caiulie, dans la Prise de Cordres, dans lienier, il est décidément rejeté au second plan. Il ne retrouvera l'ancien éclat de sa gloire qu'après .sa conversion et dans les années les plus voisines de sa mort.
La vie légendaire de Guillaume est donc renfermée presque tout entière dans ces neuf Romans que notre lecteur vient de lire, depuis les Enfances jusqu'à Aliseans. Ils sont loin, d'ailleurs, d'avoir une valeur égale. Le Couroniwment, le Charroi, le Cove/ia/it Vivien ont un beau parfum d'antiquité, et, parmi toutes nos Chansons de geste, il n'en est guère de plus primitives. Nous ne possédons point par malheur la plus ancienne rédaction des Enfances, du Département, cVA/isca/is. Quelle que soit la profonde beauté de ce dernier poëme tel