DE LA LÉGENDE DE (JUILLAUME
qu'il est parvenu jusqu'à nous, nous ne saunons trop " pjj^J- ^^x,^;."'
regretter de ne pas en avoir une version contempo- ■
raine de la Chanson de Roland. Cette version a certainement existé ; et, si jamais quelque érudit est assez heureux pour la découvrir au fond de quelque bibliothèque ignorée, ce sera un véritable événement que nous saluerons avec une joie très-vive. Quant au Siège de Narbonne, il serait inutile d'en chercher un plus ancien texte : c'est un poëme fîiit après coup pour combler certaine lacunes de la légende. Les Enfances Vivien sont dans le même cas, malgré leur aspect plus archaïque : il n'y fiiut voir qu'un pastiche agréable de nos vieux poèmes.
Quoiqu'il en soit, nous connaissons maintenant les De^Enfances
. '■ ^ ^ .. Guillaume ;
principaux traits de l'histoire poétique de Guillaume. Digne fds de cet Aimeri qui avait si bravement conquis Narbonne, il est nourri dans la haine des Sarrasins, et, tout enfant, jette contre eux des cris de rage. 11 rougit d'aller pacifiquement à la cour de Gharlemagne et ne songe qu'à se précipiter sur les Turcs, la lance au poing. Ses désirs sont comblés; il rencontre les mécréants et les bat. Puis, il se prend d'amour pour la belle Orable, qui saura bien, à cause de lui, échapper aux poursuites de Thibaut. Il peut alors se résigner à servir l'Empereur, et témoigner de son courage et de sa force en terrassant sous les yeux de Charles un champion breton qui, jusque-là, était réputé invincible. Mais, pendant ce tenqDs , Hermengart est assiégée dans Narbonne par une innombrable armée de païens ; Guillaume y court et la délivre.
Les fils d' Aimeri, réunis un moment dans la ville de r)^ uepariemeni
des enfaas
leur père, se dispersent bientôt : Bernart va à Brebant, Atmen; Garin à Anséune, Beuve à Commarcis, Hernaut à Gironde, Aimer en Espagne.
II PART. LIVR. ir.
CHAP XXIII
Du Siélji!
de ynrbonnc :
Du
Couronncitienl Loo'jg ;
Du Chacfoi de y'iïites :
De la ;'i/.9'« d'Oronue :