DE LA LÉGENDE DE GUILLAUME
Peiulaut ce temps, le fils de Garin d'Anséune, Teii- n part. litr. n.
'■ CHAP. XXIII
tant Vivien, est élevé par une humble famille de marchands qui ne connaissent pas sa haute origine. Il grandit, méconnu; et, plein de dédain pour le métier de son père adoptif, ne songe qu'à la chevalerie et aux coups d'épée. 11 se rend maître de Luiserne, où les Sarrasins viennent Tassiéger ; et il faut, pour le dégager, que Louis rassemble et compromette les forces de tout TEmpire.
On adoube bientôt ce jeune conquérant, dont la naissance n'est plus un secret pour personne. Mais, avec cet imprudent orgueil des jeunes gens, il ftiit vœu ce jour-là de ne jamais reculer d'un pas devant les Sarrasins.
Provoquée par les cruautés de Vivien, la guerre commence bientôt, et elle est épouvantable : Aliscans est pour les chrétiens une défaite plus fatale encore que Roncevaux. Vivien y meurt en martyr ; Guillaume seul survit au désastre. Poursuivi, traqué par trente mille païens, il parvient à s'enfermer dans Orange, dont sa femme Guibourc a d'abord refusé de lui ouvrir les portes; puis, sans prendre le temps de se reposer, il court en France, y obtient à grand peine les secours de l'Empereur, et revient, à la tète d'une armée immense, offrir la bataille aux vainqueurs de Vivien. La seconde bataille d'Ahscans répare et fait oublier la première. Tout l'honneur en revient à Renouart, et son grossier tinel y conquiert plus de gloire que l'épée de Guillaume.
Des Enfances Vivien ;
Du Coveii/inl Vivien ;
li'AUscans
Tels sont, dans leur ensemble, les neuf Romans Am.ouoedes
neuf Chansons
que nous avons analysés dans ce volume. Il nous reste .^^?nt;,>i'^f''!
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encore, pour compléter ce cycle, à raconter neuf autres Chansons : la Bataille Loqidfer, le Moniarje Renouart,