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128 AN.'.LYSE DE GÀlliy DE MONTGLASE.
des ornements de mauvais goût, des vases, des guirlandes, des flammes, par toutes les fausses rieliesses d'une
2>in. 60 Galicn. 7» Fin de la Chronique de Turjiin (Mort de Ganelon). — Nous avons ènumèré ailleurs les éditions de Giicrin de Montglare. La plus ancienne est sans doute celle de Jehan Trepperel (in-4o, gotli. à grandes lignes, .s. d.\ Elle est certainement antérieure à 1511, date de la mort de Trepperel (V. Brunet, Siq^plément, I, p. 574). — Dans l'édition de Michel Lenoir (1518), Garia de Montglane est réuni à Maugis d'Aigremont. — Il n'en est pas de mémo dans les éditions sans date de Nicolas Chrestien (in-4", gotli.), d'Alain Lotrian, de Jehan Bonfons (in-4'', goth.) et dans celle de Louis Coste (Rouen, 162G). — 6" Diffusion a l'étranger. Garin de Monlglanc n'a eu aucune populai'ité en dehors de la France, et son titre même paraît y avoir été inconnu. — 7° ÉorrioN imprimée. On annonce depuis pr>;s de dix ans la publication de Garin de Montglane dans la seconde série du « Recueil des Anciens poètes de la France (in-18 elzévirien, t. I et II ; chez Vieweg). — S» Travaux dont ce roman a été l'objet, a. Au siècle dernier, en 1782, Gaillard avait résumé Garin de Montglane au tome III de son Histoire de Charlemagne (p. 479 et suiv.). h. M. de Reitrenberg, en 1838, lui consacra une Notice dans sa précieuse édition de Phili[)pe Mousket et en publia 444 vers (II, p. ccxxxvii et suiv.). — c. En 1844, Ad. Keller publia, dans son Earmcart, 927 vers d'après le manuscrit de Rome. — d. Mais le travail le plus complet est celui de M. P. Paris, qui a donné enfin une analyse développée et de nombreux extraits de Gariti dans le tome XXII de V Histoire littéraire (pp. 441-448). — e. L. Clarus a imité ce travail dans son Herzog Wilhehn (p. 198). — f. Comme nous l'avons dit plus haut, M. Stengel (Boiiïanische Studicn, I, 380-409) a découvert dans un manuscrit d'Oxford un fragment peu intéressant de Garin de Montglane; cf. Roinania, III, 119. — g. Enfin on attend, de jour en jour, l'édition qui doit paraître dans le « Recueil des Anciens poètes de la France ». — 9" Valeur LITTÉRAIRE. Garin de Montglane n'est, dans toute la force de ce terme, qu'un roman d'aventures : « Un chevalier se lance à la jtoursuite d'une dame inconnue, vient à bout de tous les obstacles qui l'en séparent et, après cent victoires, arrive à l'épouser » : telle est toute la trame de ce long poëme. Ce recueil de lieux communs épiques n'ofl're pas d'ailleurs moins d'intérêt que les véritables Romans de la Table ronde. Le style en est facile et élégant, les péripéties heureusement variées; mais la désespérante longueur du récit nuit à tant de qualités de second ou de troisième ordre. Rien n'est plus ennuyeux. Joignez à cet ennui ti'anscendental les fadeurs d'un amour etTéminé, les galanteries les plus sensuelles, tout ce qui caractérise la i)oésie de la décadence. Au lieu de Garin, on eût pu tout aussi bien mettre en scène un chevalier breton, au lieu de Charlemagne Artus, et rédiger le Roman en vers de huit syllabes.
IL Cléments historiques. «. Oarln de Montglane est une œuvre absolionent fabulei'se ; ellen'a rien d'historique, ni même de traditionnel oit de légendaire. — b. Les luttes entre le Nord et le Midi de la France ont pu tout au plus servir de donnée générale, d'une façon trés-vague, aux 2)rincipales jiéripéties de ce Roman. — c. Le nom d'AuniGois, sous lequel on désigne les ennemis de Garin, vient du souvenir encore tout récent, sans doute, de la grande guerre religieuse qid a rempli une partie du régne de Philijyj^e-Auguste.