‹ Les eopeés françaisesChapitre 4 sur 180 · DE LA. PREMIERE · texte numérisé non relu

DE LA. PREMIERE

EDITION. éclaircissements sur l'état actuel de notre œuvre et une réponse à ces questions qu'ils sont en droit de nous adresser : « Qu'avez-vous fait jusqu'ici, et que vous « reste-t-il à faire » ? Cette réponse sera l'objet des quelques lignes qui vont suivre.

Distance Lcs quatre premiers volumes des Epopées françaises

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tince"qui'r1;'ste ^out loiu d'en avoir épuisé le sujet. ?sous avons terminé la première partie de notre livre qui renferme l'histoire de nos poëmes nationaux ; mais, sans parler ici de notre troisième partie où nous devons déterminer l'esprit des chansons de geste \ nous n'avons pas achevé la seconde qui est consacrée à leur analyse. Il est vrai que cette seconde partie, composée des résumés de nos quatre-vingts épopées, est à la fois la plus difficile et la plus longue. Contrairement à nos prévisions, la geste de Guillaume dépassera les limites de ce quatrième volume, et il nous reste encore à raconter les gestes provinciales ou petites gestes, le cycle de Doon, celui de la Croisade. Quarante chansons sont aujourd'hui connues de nos lecteurs : ils en ont encore à connaître quarante autres.

Dans notre analyse du cycle de Guillaume, nous

1. Cette troisième partie paraîtra en août 1S82 sous ce titre : La Chevo,lerie.

PRÉFACE DE L\ PREMIÈRE ÉDITION. ix

avons cru devoir suivre le même plan que pour le cycle du Roi. Ce plan a généralement été approuvé. Nous avons donc continué à séparer très-nettement, dans ce nouveau volume, l'élément littéraire, auquel nous avons réservé tout notre texte, de l'élément scientifique, auquel nous avons consacré toutes nos notes. Pour la geste de Guillaume, une innovation nous a paru nécessaire. Les poëmes de ce cycle ont entre eux une telle cohésion qu'à vrai dire ils forment une seule et même Epopée plutôt qu'une série de chansons distinctes. C'est pourquoi nous avons consacré à cette geste une Notice générale : ce que nous n'avions point fait pour le cycle de Charlemagne, ce qu'il ne sera plus utile de faire pour les autres gestes. Cette Notice, comme on le verra, pourrait à elle seule composer un volume, et nous y avons travaillé pendant de longues veilles. Il était peutêtre difficile, après M. Jonckbloet, de jeter de nouvelles lumières dans ce chaos : nos lecteurs jugeront si nous y sommes parvenu.

Nous nous contentons de signaler ici les deux chansons que nous avons découvertes et que tous les bibliographes avaient jusqu'à ce jour confondues avec d'autres poëmes, le Siège de Narboiine et la Prise de Coi^dres. Ces deux romans sont loin d'être sans intérêt et comblent heureusement certaines lacunes de la légende.

Des critiques ont été faites à notre œuvre : nous critiques

. . . dont ce livre

reconnaissons volontiers la justesse d un certain nombre a été lobjet.

Rectifications et

d'entre elles, et, bien que notre travail en doive être a^iTruefies doublé, nous avons l'intention de réserver un demi-vo- ^ '«^ jP^J^"®"^""* lume à des Rectifications et additions qui sont devenues nécessaires. C'est là que nous répondrons à quelques

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