CHAPITRE VI
L ES ANCÊTRES DE GUILLAUME (SUITE ET FJn),
(Renier de Gennes '.)
Analyse Gii'ftil ot Ueiiicr ('taieiit restés à la cour de Charle-
de Rfiiicr ne
Gennes.
magne longtemps après le départ de leurs frères : ils
J?E2\IER DE GE.xyES. l. BIBLIOGRAPHIE, l» Date de i.a composition. Renier de Gennes ne nous est iiarvenu que sous la l'orme d'un Roman en prose du quinzième siècle. Mais, dans cette rédaction, qui n'est pas la plus ancienne, un coui)let en vers nous a été heureusement conservé (f" 40 v du ms. 3351 de l'Arsenal). Ce couplet appartient à un poëme du quatorzième siècle. — 2" Auteur. Ce roman est anonyme. — 3° Nature de la yeusi- KicATioN. D'après le couplet qui nous est resté, Renier de Gennes était en alexandrins rimes. — 4» Manuscrit connu. Le texte en prose de Renier ne nous a été consené que dans le manuscrit de l'Arsenal 3351, anc. B. L. ¥. 226 (fos 34 r"-43 vo). — 5» Versions en prose. Ce précieux manuscrit nous offre en réalité la plus ancienne version en prose de notre Roman. Il peut être considéré comme le type de tous les incunables qui ont pour titre : Gnerin de Montglave et dont Renier forme toujours la seconde partie. C'est ainsi qu'on retrouve Renier dans les Gt'erin de Montglave de Jehan Trepperel (s. d.; mais antérieur i\ 1511), de Michel Lenoir (1518), de Nicolas Chrestien (s. d.), d'Alain Lotrian (s. d.), de Jehan Bonfons (s. d.) et de Louis Costé (1626), etc. — 6° Diffusion a Tétranger. Renier de Gennes n'a conquis aucune popularité ni en France ni à l'étranger. — T» Édition imprimée. Il est inédit. — 8° Tr.waux dont ce roman a été l'objet. Résumé par M. de Tressai! dans la Bihliotheqve des Romans (octobre 1778, t. II), il est ici étudié pour la première fois. Nous avons publié précédemment (t. I de la l""" édition, p. 508), le seul couplet en vers qu'il renferme. — 9" Valeur LITTÉRAIRE. Nos lecteui's pourront appliquer à Renier de Gennes le jugement que nous porterons tout à l'heure sur Herncmt de Beanhtnde. Œuvre du même compilateur, les deux Romans offrent le même intérêt secondaire et sont dignes du même dédain.
II. ÉLÉMENTS HISTORIQUES, a. Renier de Gennes ne contient aucun