‹ Les eopeés françaisesChapitre 63 sur 180 · ANALYSE DE RENIER DE GENNES · texte numérisé non relu

ANALYSE DE RENIER DE GENNES

a liez vous mesurer avec le géant »? — « Certes », ré- •' '';.f,^-,,^';," "• pond Renier '. — « Ne m'épouserez-vons pas »? dit-elle.

— a Je le veux bien, mais seulement quand j'aurai tué (( Sorbrin ». En attendant, ils s'embrassent, et la fdle du Duc passe son anneau au doigt de Renier. Ce sont de véritables fiançailles ^

Le lendemain, Renier sortit de Gennes, fier et beau, sous le regard ravi des bourgeois, qui déjii avaient cbangé d'opinion sur son compte et le considéraient « comme une des merveilles du monde ». Le jeune fils de Garin alla solennellement défier le roi d'Aquilée : « Si vous êtes « vaincu , Sorlirin , vous lèverez le siège. » — « J'y con- « sens », répond le géant. — « Si vous êtes vainqueur », dit encore Renier, « Olive sera à vous, et de moi vous (( ferez tout ce que vous voudrez. » — « Je le veux bien. (( A demain, donc, et amenez Olive. . . si vous le pouvez. »

— « Je l'amènerai.» — « A demain » \

Le combat devait être terrible. Renier, plein d'à- combat mour pour la fille du Duc, se repentait étrangement aveciegéa

11 1 1 -11 Sorbiin;

de s'être eno^a^é à l'amener sur le champ de bataille; sa victoire;

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Olive pleurait : « Ah »! disait-elle, « mon corps est '^^^^ g)^,;;- !,•;; (( bien aventuré ». Mais tout à coup elle essuya ses SvreT larmes, et parut toute consolée : « J'emporterai un «^dAude. couteau », disait-elle. Renier, d'ailleurs, était souriant et ne craiarnait l'ien \

Le lendemain. Olive s'habifia tout de noir comme femme en deuil; pâle, tremblante, elle alla trouver Re-

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1. Renier de Gennes, ms. de l'Arsenal 3351, f» 43. Ilenier dit :ï sa fiancée qu'il serait prêt ;\ combattre le géant « se Fortune le vonloit consentir ». — 2. Ibid., f" 44 V".- 3. Ibid., fo 48 V. — 4. Ihid., f» 50 V.

Il l'ART. LIVR. II.

CHAI'. VI

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