ANALYSE DE REMER DE GES.\ES
nier qui s'armait, a Pourquoi ces vêtements lugu- (( bres » ? s'écrie le jeune chevalier. « Non, non, il faut (( aujourd'hui vous parer comme pour une fête. Met- « tez vos robes les plus riches et vos parures les plus « joyeuses ; n'est-ce pas en réalité un jour de fête, et «doutez-vous de ma victoire ' »? La jeune fdle obéit, mais elle tremblait toujours. Alors Renier la prit parla main, et traversa avec elle toute la cité de Gennes. Ce fut un spectacle touchant. Les bourgeois, tout à fait convertis à Renier, regardaient en pleurs ce beau jeune couple qui allait peut-être mourir. Elle était couverte d'or et de soie, éblouissante de grâce ; il était revêtu de ses armes étincelantes et brillant de jeunesse. C'est ainsi qu'ils passèrent les portes de la ville, c'est ainsi qu'ils arrivèrent en présence de Sorbrin... ".
Quelciues heures plus tard une procession triomphale faisait son entrée dans la ville de Gennes. Le triomphateur, c'était Renier, autre David, (pii venait de couper la tête d'un nouveau Goliath. Olive avait vu cette victoire, et se donnait au vainqueur ^
Un an après, naissait la belle Aude, et deux ans après Olivier, qui fut Tami de Roland.
1. Renier de Gennes,xai. de rArseiial 3351, f» 50 v". C'est dans le récit du combat entre Renier et le géant que se trouve le couplet en vers que nous avons déjù publié {Ej.op. franc, l^^ éd.. 1, 50F). — 2. Ilid., 1° 51 v". — 3. Ibid., fo 53.
ANALYSE ÙIIERNAUT DE BEAUL.iSDE. îOiî