Eii/i'.iicc^ Guillaianc, Bibl. Nat. iV
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frein seul vaut cent niilk' l)esiints; il hahitr mit' sorlc de, "'-^"t i'vk, n
' f IlAl'. XI.
palais à Orange, et Ton n'y fait sa toilette ([ii'avee la
pins fraîche et la pins hlanclic lierinine ; donze païens enfin, parmi les([uels sont (piatre rois, le condnisent par ' des chaînes d'or. « Ce sera mon cheval », dit (înillanme, et, sa perche à la main, il se jette de nonvean au milieu des Sarrasins qui, de nouveau, lui tournent le dos. Rapidement il saisit Baucent par la rêne, le monte avec non moins de vivacité^ et lui enfonce dans le ventre ses éperons d'argent. Le hon cheval aussitôt fit un saut de trente pieds : il avait connu son maître '.
La grande hataille continue. Le chef des Sarrasins, Aquilant, roi de Luiserne, se lamente de la défaite : il est hlessé. Gomment pourrait-il résister aux bonds formidables de Baucent, à ces bonds de trente pieds qui promènent Guillaume sur tous les points du combat? G'est en vain qu"il essaye d'arrêter la fuite désordonnée, le muve-qui-peut de ses soldats. Tous disparaissent, et il se trouve seul face à face avec Guillaume qui l'arrête et l'interroge à la façon des héros dMIomère. « Ton <( nom »? — « Aquilant ». — «Où allais-tu ainsi »? — « J'allais demander la main d'Orable pour Thibaut, roi « d'Arabie ». p]t le messager ajoute. FiOp sans qnel([ue naïveté : « La belle pucelle que cette Orable ! Heureux « qui pourrait la tenir nu à nue dans ses bras »! A ces mots, la passion de Guillaume s'allume : passion toute charnelle, et qui n'a rien de platonique ni de chevaleresque. « Va dire à cette Orable », s'écrie-t-il, « que son « cheval Baucent est tombé aux mains de Guillaume, * « fils d'Aimeri de Narbonne. Dis-lui aussi que je compte « me trouver bientôt sous les nun^s d'Orange, et que, si « j'y rencontre ce fameux Thibaut, je le tuerai... Ah!