‹ Les épanchements pleuraux de la fièvre typhoïdeChapitre 12 sur 19 · PROS · texte numérisé non relu

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voir et notamment dans les pleurésies où s'opère une transformation dans la nature du liquide pleural.

Ainsi les formes purulentes ont une allure beaucoup plus traînante et, si l’on cite quelques cas où il y a eu disparition spontanée de l’épanchement (WiEenrrann), la nécessité de ponctions évacuatrices renouvelées ou même d'interventions chirurgicales s'ailirme en général pour mettre fin à un foyer de suppuration persistante.

Au contraire des formes précédentes, les pleurésies dites de la convalescence ont une durée nettement plus prolongée s'étendant sur trois, quatre semaines ou davantage. Elles sont en général plus abondantes et demandent des ponctions évacuatrices répétées par suite de la reproduction rapide de liquide entre celles-ci. Leur pronostic comporte certains facteurs de gravité car, de par leur insidiosité et leur caractère traînant, elles vont favoriser grandement l’éclosion d’infections intercurrentes et plus spécialement lintrusion du bacille de Koch dans un organisme affaibli par plusieurs semaines de maladie et peu apte à réagir à toute nouvelle atteinte.

4 Si nous considérons ces pleurésies d’après la nature du liquide épanché, nous constatons la quasi bénignité des formes séro-librimeuses ou hémorragiques, alors que les formes purulentes ou à bacille de Koch sont d’un pronostic plus réservé. La pleurésie purulente éberthienne réalise un type d'infection nettement cantonné à la plèvre, évoluant très lentement (CARO) et pouvant quelquefois se résoudre après une évacuation par vomique ou constitution d’un empyème de nécessité à travers la peau ; mais ces cas sont rares et les manœuvres chirurgicales s'imposent le plus souvent pour réduire la durée de la collection. Ces pleurésies vont d’ailleurs favoriser la formation d’adhérences et laisseront des traces d’altérations pleurales (pachypleurites, scissurites).

Mentionnons la possibilité de pneumothorax spontané

ou de pyopneumothorax le plus souvent en rapport avec un processus pneumopathique important dont un Îoyer abcédé vient à s'ouvrir dans l’espace intrapleural. Cette complication

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heureusement rare est d’un pronostic généralement très fa-

__ cheux.

| WipaL a attiré l'attention sur la lymphocytose prédomi-

nante dans le liquide d’épanchement au cours de la convalescence, et ce serait pour lui un indice d'évolution tuberculeuse de la complication. Dans le même ordre d'idées ‘ne éosinophilie pleurale en milieu hématique serait un élément de bon augure.

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