SENTIR
DÉAT Tr EEe Observaticn III
. : V.., âgé de 26 ans, exerçant le métier de boulanger, entre le 22 février 1945, dans le service du Professeur JANBON, avec le diagnostic de fièvre typhoïde compliquée d’épanchement pleural purulent.
Les renseignements fournis par le médecin traitant permettent de reconstituer ainsi l’histoire de la maladie jusqu’à ce jour.
L’affection a débuté vers le 12 janvier, par des malaises généraux prenant l’allure d’un état grippal mal déterminé, s’accompagnant d’épistaxies, de céphalées, de toux, de vomissements avec élévation thermique atteignant 39°, vers le 20 janvier. Une diarrhée jaune est apparue.
Un séro-diagnostic de Wipar, pratiqué le 20 janvier, s'avère positif, avec un taux d’agglutination de 1/150 à l’Eberth. La température atteint 40° le lendemain et va évoluer entre 39° et 40°.
dans les semaines qui suivent. Des taches rosées sont signalées le
24 janvier. Le pouls est aux älentours de 120. Le 8 février, le malade se plaint d’un point de côté violent à gauche, avec dyspnée assez intense ,prenant même l'allure, à un moment donné, d’une forte crise d’essoufflement. On note la persistance de la toux, mais sans expectoration.
Une recrudescence fébrile à 40° 5, avec pouls à 130 survient entre le 10 et le 12 février. Le 11, une ponction de plèevre révèle l'existence d’un liquide sanguinolent renfermant de nombreux polynucléaires et quelques bacilles d’'Eberth. Une nouvelle ponction pratiquée, le 19 février, permet de recueillir d’abord un liquide pleural sérofibrineux, puis après changement de direction du trocart, il vient un liquide épais, couleur chocolat, coagulant rapidement et contenant de l’Eberth.
Depuis la mi-février, le plateau thermique s’est abaissé de quelques dixièmes (oscillations entre 38°6 et 39°5). Ce typhique est alors hospitalisé le 22 février.
Dans les antécédents pathologiques de V, on ne relève pas d'affection notable. Il a reçu les vaccinations antivariolique et antidiphtérique dans son enfance, mais non la vaccination ar typhique.
L’étiologie de sa fièvre typhoïde reste indéterminée : il n’a pas eu de contact avec des typhiques, il n’a pas absorbé de coquillages, Ses parents, ses deux frères plus jeunes, se portent bien.
Ce jeune homme est examiné au cours de la visite du 22 février. On relève l’existence de matité au niveau de la base gauche, la présence d’un souffle pleurétique au-dessus de cette zone. Par ponction pleurale on retire un pus très épais, visqueux, de cou-