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la cytologie, l’inoculation au cobaye, compléments du sérodiagnostic de WipaL.
Les infections paratyphoïdes se sont révélées également susceptibles de créer des complications pleurales d’allure identique à celles de nature éberthienne, et dont le diagnostic étiologique exact ne peut s établir que sur les résultats des séro-agglutinations ou des mises en culture.
Dans la période d’entre-deux guerres les pleurésies typhi-
ques n’ont fait que rarement le sujet de publications qui visent
alors le plus souvent à résoudre certaines difficultés du diagnostic différentiel en s’aidant de moyens d'exploration (radiologie, laboratoire), tombés dans la pratique courante.
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ETIOLOGIE
La fréquence des épanchements pleuraux survenant chez des typhiques paraît être appréciée très différemment par les auteurs qui se sont intéressés à la question. Les uns font état de sa rareté : LOUIS rapporte un cas sur 57 malades, EICHORST 32 cas sur 1831 observations, CHEN-WoNG ne retrouve pas d'observation antérieure à la sienne (1937), dans la littérature médicale chinoise ; d’autres apportent des proportions plus élevées : 4 % pour LIEBERMEISTER, 6 % pour JOLTRAIN et PETIT JEAN, 40 % même pour JENNER. Dans un travail, en date de 1932, CanTEGRIL et RIEUNAU concluent au chiffre de 2 %.
Pour certains les épanchements minimes n’entreraient pas en ligne de compte et à cette divergence d'opinion sur la notion de pleurésie typhique pourrait être due quelquelois certains écarts statistiques notables. Ainsi Wipaz et MERc-
KLEN citent 10 cas apparus en moins de 6 mois, alors que
‘ SIREDEY ne rapporte que 3 pleurésies sur 150 malades.
D'autre part, il est indéniable - que la rareté de la pleurésie typhique « diminuerait peut-être, si on prenait soin en premier lieu, d'examiner tous les typhiques au point de vue pulmonaire ;: en second lieu toutes les pleurésies, au point de vue bactériologique » (OLIVE).
On a cité également des variations dans le temps de cette fréquence et notamment des recrudescences de pleurésies typhiques au cours de la période 1897-1904, puis pendant la guerre de 1914-1918, où elles prirent une allure quasi épidémique.
Il apparaît de même que l'atteinte pleurale se manifeste le plus souvent dans la période de déclin ou de convalescen-
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ce de la fièvre typhoïde, alors que le pleuro-typhus est plus rarement signalé. Ceci n'étant évidemment qu’une appréciation globale puisque en fait, l'épanchement pleural à été
décelé à toutes les périodes de l’évolution de la maladie ainsi
qu'au cours des récidives (observations de LACOMBE, de Mar- GEL LABBÉ). LANE et FRANCIS relatent même l’histoire d’un
empyème éberthien survenu quarante année après un état
typhoïde.
De nombreux facteurs paraissent favoriser indiscutablement l’apparition de la complication pleurale. Pour La Sai- GNE, « les saisons froides et humides, l'influence de certaines épidémies, les mauvaises conditions hygiéniques, la détresse physique et morale, enfin et surtout les conditions internes inhérentes aux individus malades », sont des éléments prédisposants importants, d’ailleurs retrouvés par JOLTRAIN et PeriT JEAN, au cours des années 1915-1916.
On a eu incriminé un certain temps la balnéation froide pratiquée au cours de la fièvre typhoïde, mais outre que cette méthode soit aujourd’hui bien délaissée, il ne semble pas qu'elle puisse provoquer plus spécialement l'apparition de la pleurésie et Branp, sur 211 typhiques traités par sa méthode ne l’a jamais observée.
LABICHE a noté la nette prédominance (90 %) de l’affection parmi l'élément masculin. De même l'adulte jeune (20 à 30 ans), paie le plus lourd tribut, mais cela peut être dû au fait que c'est également à cette période de la vie que se rencontre le plus fréquemment la fièvre typhoïde. NoRDMAN\ relève seulement 5 cas sur 100 observations de dothiénenterie de l'enfance. Le vieillard serait plus souvent atteint que l’enfant et ce genre de complication n’a rien qui puisse surprendre chez l'individu débilité par la maladie et l'âge.
Selon OLIVE, en tenant compte de leur variété, les anté-
se
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cédents morbides ne semblent pas jouer un grand rôle. Et seules peuvent être envisagées comme facteurs amoindrissant la résistance de l’appareïl respiratoire à l'infection éberthienne, ces infections descendantes récidivantes à point de départ rhino-pharyngé signalées par KRaANrZ chez des sujets présentant des malformations nasales ou thoraciques.
Au contraire, l'atteinte pulmonaire (bronchite ou congestion surtout, broncho-pneumonie, pneumonie, infarctus pulmonaire), qui accompagne si souvent l'état typhique, parait avoir par son évolution une action plus nette sur la génèse de lépanchement., Si quelquelois les pleurésies sèches ou sérolibrineuses peuvent se maniiester sans lésion cliniquement décelable du poumon, la localisation pulmonaire primitive dans les cas d’épanchements purulents ne fait, le plus souvent, aucun doute (GAILLARD, SIREDEY). BRUHL démontra en son temps, l'existence du bacille d'Eberth, dans le poumon du typhique et ceci de façon quasi constante : rien
d'étonnant alors à ce que par les anastomoses entre lympha-
tiques profonds et lymphatiques superficiels sous-pleuraux se
réalise la propagation pareméhymateuse à la plèvre.
Les travaux de l'Ecole Lyonnaise apportèrent la notion importante des pleurésies tuberculeuses et c’est à leur sujet que l’on à mis en avant le rôle du terrain, soit qu’il s'agisse
de malades tuberculeux latents chez lesquels la fièvre ty-
phoïde va agir à l’égal d’un coup de jouet ou, au contraire,
de typhiques jusqu'alors indemnes d'atteinte tuberculeuse chez qui la septicémie eberthienne crée un terrain favorable au développement du bacille de Koch. Dans un cas, selon la forte expression de Wipaz, « la fièvre typhoïde prend le ma-
lade tuberculeux et le laisse phtisique » ; dans l’autre, soit
du fait que la bacillémie tuberculeuse est favorisée par les
ulcérations intestinales si rencontrées dans la Üièvre typhoïde