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(CHAUVEAU et STRAUSS, LESIEUR et GAREZ), soit par suite du
rôle d’appel vis-à-vis du bacille de Koch, qu’exercent les in-
flammations de l’appareil respiratoire, nous voyons à l’état d'allergie d’un sujet jusqu’alors sain succéder un état lésionnel déclaré d’imprégnation tuberculeuse (observation de GaUJoUx).
. Mentionnons encore la possibilité d’un origine trauma-
tique de la pleurésie typhique, maïs ce fait est assez rare et nous ne retrouvons cette étiologie que dans l’observation de FicHET sur un cas de pyothorax à bacilles typhiques et paratyphiques. | |
Si nous considérons la nature des germes rencontrés dans le liquide pleural, nous constatons qu’il est possible d'établir trois groupes bactériologiques :
1°. — Les pleurésies dues à l’Eberth (observations de DôprTER, LORIGA et PENSUTI, FERNET, CHARRIN et ROGER, La- COMBE, SABRAZÈS, BERNARD, LANE et FRANCIS, CHEN-WoxG, JanbL), ou au para A (cas de GiIROUX, de MALLIÉ) ou au para
B (FicHET), ou à l'association des paratyphiques et de l’Eberth
(BROUARDEL, RENARD, SELIGMANN).
Rappelons la possibilité de pleurésie à bacille d’Eberth, en dehors de toute fièvre typhoïde (REMLINGER).
2°. — Les pleurésies à germes étrangers : pneumocoques (NETTER, COURMONT et MARTIN, CANTEGRIL et RIEUNAU), staphylocoques (BESSON, REMLINGER, DUMAS et PauPERT-RAvauUT, SOUQUES), streptocoques (NOBÉCOURT et PEYRE), colibacilles (MACAIGNE et THÉRY), bacilles de Koch (CHarRiN, ROGER, KELSCH, JACQUIN, CHAPPEY, JOSSERAND, COURMONT, RILLET), pyocyanique et perfringens (LEMIERRE), ærobies divers (JANDL).
3°. — Les pleurésies dans lesquelles se réalise une association de l’Eberth et de germes divers, et où le rôle propre
de l’'Éberth est indéterminé : ainsi Eberth et pheumocoque (SIREDEY), ou avec staphylocoque ou avec Bactérium coli (L. de SALLES GOMES, BARETTO NETTO, de CARVALHO Lima).
Mais parlois les cultures demeurent stériles (cas de Du- MAS et PAUPERT-RAVAUT, cas de JANBON, BouGaREL, CosTE- CALDE) et les inoculations pratiquées, le sont sans résultat (LÉvi, ViNcENT). Doit-on penser aussitôt à une étiologie tuberculeuse ou plus rarement ainsi que l'ont invoqué Dumas et PauPErT-RAVAUT à l'agent de la maladie de Bouillaud ?
:Wipau et MERCKLEN nous ont appris que les cultures de liquide pleural peuvent rester amicrobiennes pendant certaines périodes de l’évolution de la pleurésie, et qu’ainsi nous ne pouvions rejeter de par un seul résultat d'examen l’éventualité d’une origine typhique de laffection. Ce ne sera que devant une stérilité permanente des cultures que nous serons tenus de suspecter plus nettement un processus bacillaire en cours et de préciser celui-ci par des inoculations répétées (Mos\y). des examens radiographiques ,etc…, tous éléments que nous retrouverons au cours de l’étude du diagnostic dif- férentiel de la pleurésie typhique.
Enfin, nous citerons ces cas complexes de JOSSERAND et CourMonT où la présence d’un séro-diagnostic de Wipar, très positif et d’un liquide pleural renfermant de lEberth, n'infirment pourtant pas une étiologie tuberculeuse indiscutable. Il semble bien là que nous rejoignons, en l’étendant même démesurément, l’enseignement de LANDOUZY qui suspectait de tuberculose toute pleurésie ne faisant pas ses
preuves.