ANATOMO-PATHOLOGIE
Les manifestations anatomopathologiques de l'atteinte pleurale au cours de la fièvre typhoïde peuvent se présenter sous deux types : la forme sèche, l’épanchement pleural.
La pleurésie sèche éberthienne semble en fait être extrémement rare et nous ne ferons que la citer sur la foi de la seule observation connue dans la littérature médicale, celle de BOURGES qui découvrit le bacille d’Eberth dans les fausses membranes. |
Les épanchements pleuraux compliquant la fièvre typhoïde peuvent être de nature différente, en général sérolbrineuse ou hémorragique, parfois purulente. L’assez grande fréquence des formes hématiques, antérieurement signalée par Micuez et RAVAUT, pourrait relever en réalité ainsi que le
pensent quelques auteurs d’une ponction traumatisante dans
__ un espace pleural restreint. Mais il n’en demeure pas moins
la constatation que la complication hémorragique rentre bien dans le cadre des manifestations courantes de la fragilité capillaire pendant la dothienenterie et peut donc être rapportée la plupart du temps à ce trouble.
Les formes purulentes des pleurésies typhiques posent le problème du pouvoir pyogène du bacille d’Eberth, et il paraît bien dans certains cas être le seul élément pathogène en cause, sans qu'aucune surinfection puisse être invoquée (observations de DUPÉRIÉ, de Janpi, observation II de notre travail). |
Cette forte activité du bacille d'Eberth soit comme élément hémogénique, soit comme agent pyogène, ou comme les deux à la fois, paraît nettement confirmée par la fréquence