CANTATE
Pour assujettir l'Amérique Des insulaires orgueilleux Couvrent les bords de l'Atlantique De leurs soldats audacieux.
Partout la fureur, le carnage Précèdent leurs fiers bataillons ; Et partout la flamme ravage Et les cités et les moissons*
Mais le clairon s'est fait entendre Aux fiers enfants de nos vallons; Et bientôt nous voyons descendre Leurs invincibles bataillons.
Dans nos solitudes profondes Cérès déserte ses guéréts ; Et chaque fleuve sur ses ondes Conduit les fils de ses forêts.
Sur nos rives bientôt Éole Pousse les Bretons inhumains ; Des brandons pris au Capitole Fumaient çpcore entre leurs mains.
Déjà leur tourbe qui s'avance Médite des crimes nouveaux ; Et leur sacrilège espérance Est inscrite sur leurs drapeaux.
Vierges, au viol destinées,
Ces guerriers changés en bourreaux,
Des plus infâmes hy menées
Pour vous allumaient les flambeaux.
Mais, grâces au dieu des batailles, Les feux des farouches Anglais Ont éclairé leurs funérailles, Au lieu d'éclairer leurs forfaits.
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