‹ Les éṕavesChapitre 26 sur 41 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Au général mexicain don J. Pablo île A naja.

Jeune guerrier, l'espoir de too pays, Toi, dont le cœur généreux, héroïque Voit sans trembler, parmi ses ennemis, Tous les suppôts du pouvoir despotique, Brave Aoaya, si ton bras valeureux De ses tyrans a vengé ta patrie, Tes traits vainqueurs, tes écrits lumineux Font expirer le serpent de l'envie.

En vain ce monstre, échauffé dans ton sein , Dresse la tète et siffle avec furie ; Laisse couler tout l'impuissant venin Et de l'astuce et de la perfidie;

Bientôt, bientôt la victime aux abois Mourra des coups dont ta main Ta frappée ; Ou gardera pour le glaive des lois, Un sang trop vil pour rougir ton épée.

Ainsi, ce fleuve, entre ses flots d'azur, Donne retraite à maint hideux reptile Qu'on voit souiller par son venin impur Le sein des eaux qui lui servent d'asile ; Mais ce poison rejeté par les flots, Se convertit en écumes immondes ; Et tout l'effort de ces vils animaux N'arrête pas la course de ses ondes.

Pendant le cours de tes nobles travaux,

Vois s'agiter la haine et la sottise :

Vois s'applaudir de leurs lâches complots

Ces protecteurs d'un roi qui les méprise.

Va, ne crains rien de ces faibles mortels ;

La liberté régnant dans vos provinces

Verra bientôt fumer sur ses autels

Le même encens qu'ils brûlaient pour leurs princes.

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