‹ Les éṕavesChapitre 32 sur 41 · EPIGRAMMES · texte numérisé non relu

EPIGRAMMES

Sur l'.UpjiilWtrr de César.

Que l'on ne vante plus ces barbares merveilles ('), Ces pyramides de Mempbis, Dont si souvent par de pompeux récits On a fatigué nos oreilles.

Nobles murs qu'à grands frais bâtit Sémiramis (*),

Autel de Corne et temple de Diane ( ïrt *), Un plus beau monument à l'oubli vous condamne. Tombeau miraculeux, suspendu dans les airs,

Omnis Caesareo oedat labor Amphitheatro :

Unum prae cunctis fama loquatur opus.

De Pasiphaes Speclaculo. - De spect. 5.

Junctam Pasiphaen Dictaeo crédite tauro;

Vidimus: accepit fabula prisca fidem.

Nec se miretur, Caesar, longaeva vetustas:

Quicquid fama canit, donat arena tibi.

Ad Calonem. - Lib.i,z v .i.

Nosses jocosae dulce cum sacrum Florae , Festosque lusus , et licentiam vulgi , Cur in theatrum, Cato severe, venisti?

An ideo tantum vénéras , ut exires?

— iài --

Et dont les Cariens ont droit d'être si fiers,

O magnifique mausolée ( 5 ) , Témoin de la douleur d'une sœur désolée ,

César a dit : À la voix du géant Surgit l'amphithéâtre ; et ce prodige unique ( 6 ) Obscurcit la splendeur de votre gloire antique , Et, seul, il vous fait tous rentrer dans le néant.

A Céw, du Spectacle de Pasiphaé représenté dans fartée ( 7 ).

J'ai vu Pasiphaé jointe au taureau mutin; Vous l'avez vu vous-même , et rien n'est plus certain, Pour toi, César, l'arène réalise Ce que la fable préconise.

A Calon, trop sévtare.

Quand tu viens voir des jeux la licence folâtre, ' C'est toujours pour te plaindre, et pour t'en repentir: Et tu n'entres au théâtre Que pour en sortir.

De Gemello el laronilla. - lu,, i, Bp. 11.

Petit Gemellus nuptias Maronillae , Et cupit, et instat, et precatur, et donat.

Adeone pulchra est? iramo fœdius nil est.

Quid ergo in il la petitur et placet ? Tussit.

Ad ÀTÎtiun , de suis epigrammatis. - m. i, r?. n.

Sunt bona, sunt quaedam mediocria, sunt mala plura, Quae legis hic: aliter non fit, A vite, liber.

Ad Fauslinum. - lu. i, e?. 36.

Ede tuos tandem populo, Faustine , libellos,

Et cultnm docto pectore profer opus; Quod nec Cecropiae damnent Pandionis arces ,

De Geuellus et de lafla Pulmonaire.

De Ruffa , Gemellus veut devenir l'époux :

Il l'accable de dons, la presse, la conjure,

Sans aucun doute, il faut, me direz-vous , Que Ruffa soit bien belle. — En toute la nature, Rien n'est plus laid que cette créature, — En elle, alors, qti'aime-t-il donc? — Sa toux.

A Afit08.

Lorsque tu liras mon ouvrage ,

Tu trouveras à chaque page Du bon, du médiocre, et surtout du mauvais :

Ce n'est pas autrement que les livres sont faits.

A ftvlmi».

Mets donc , enfin au jour , ô mofa cher Faostinus , Tes ouvrages savants du public inconnus , Et qu'auraient admirés les sages du Portique , Ceux de Rome moderne, et ceux de Rome antique.

Nec sileant nostri praetereantque senes.

Ànte fores stantem dubitas admittere famam ,

Teque piget curae pramia ferre tuae?

Post te victurae, per te quoque vivere charte

Incipiant : cineri gloria sera venit.

Ad Procillum , convivam nimis memorem. - lo>. i, s?, »

Hesterna tibi nocte dixeramus , Quincunces, puto, post decera peractos, Cœnares hodie / Procille , mecum.

Tu factam tibi rem statim putasti , Et non sobria verba subnotasti , Exemplo nimium péri cul oso.

Mirô fAwifAova oufAirérw , PrOCllIe.

Hésiterais-tu donc à recevoir chez toi

La Renommée? Elle est sur le seuil de ta porte : Ouvre, tu peux l'admettre sans effroi :

De tes rares travaux c'est le prix qu'elle apporte. Crois-moi , profite du présent , Rends- toi fameux de ton vivant,

Quelque sûr que tu sois que ton nom te survive , Pour l'illustrer redouble tes efforts :

C'est une gloire trop tardive Que celle qu'on accorde aux morts.

i Procillus.

Hier, après avoir trinqué jusqu'à minuit, Procillus , je te dis que la table était prête , Et que je t'attendais à souper aujourd'hui.

Soudain tu pris cela pour une affaire faite ; Mais, mon cher Procillus, rien n'est moins convenant

Que de conserver la mémoire Des propos que l'on tient pendant qu'on est à boire.

Le souvenir d'un pareil incident Serait d'un fâcheux précédent ,

Et pourrait bien te donner du déboire.

Deviens plus oublieux , si tu veux bien en croire L'avis d'un bon vivant.

— ne —

Ad Sabidiou. — im>, i, e p . sa.

Non amo te , Sabidi , nec possum dicere quare : Hoc tantum possum dicere, non amo le.

De Gellia. — lu. i, ej>. 34.

A inissu m non flet , quum sola est Gellia, patrera;

Si quis adest, jussae prosiliunt lacrymae.

Non dolet hic, quisquis laudari, Gellia , quaerit ;

Ille dolet vere, qui sine teste dolet.

Ad Fidenlinnn. — ub. 1, s?. 39.

Quem recitas, meus est, oFidentine, libeltus Sed maie quum recitas, incipit esse tuus.

A Sabidus.

Je ne t'aime plus , Sabidus, Pourquoi? ... je ne saurais le dire; Mais , si tu veux, je puis l'écrire :

Sabidus , je ne t'aime plus.

De Gellie.

Lorsque Gellie est seule , elle ne pleure pas Son père vertueux ravi par le trépas ; Mais quelqu'un survient-il? Ah ! sa douleur est grande, On voit couler à flots ses larmes de commande. D'éviter les regards le vrai chagrin a soin , Et sait bien pleurer sans témoin.

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