‹ Les éṕavesChapitre 33 sur 41 · O^CH · texte numérisé non relu

O^CH

À Fideitioos.

Ce livre que tu lis Fidentus est de moi; Mais tu le lis si mal qu'on le dirait de toi.

QainliaDom facil assertoren. - m. i. s?, sa.

Commendo tibi , Quintiane , nostros:

Nostros dicere si tamen libellos Possim , quos récitât tuus Poeta :

Si de servitio gravi queruntur , Assertor venias , satisque praestes , Et , quum se dominum vocabit ille , Dicas esse meos , manuque missos.

Hoc si terque quaterque clamitaris , Impones plagiario pudorem.

Ad fiisciiin. - ut. i, *. 55.

Si quid, Fusce, vacas adhuc amari , Nam sunt hinc tibi , sunt et hinc amici ; Unum , si superest , locum rogamus ; Nec me, quod tibi sum novus, récuses :

Omnes hoc veteres tui fuerunt.

Tu tantum inspice , qui novus paratur , An possit fieri vêtus sodalis.

À Qninliaous.

Quintianus, protège mon ouvrage; Si je puis de ce nom appeler, cependant , Des écrits que me vole un poète impudent.

Viens, pour les affranchir de ce honteux servage ,

Viens à mon aide, et sois ma caution.

Si de mes vers encor cet indigne faussaire , Comme il Ta fait déjà dans mainte occasion , Disait qu'il est l'auteur, tu peux le faire taire En proclamant partout, hautement, sans mystère, Que ces vers sont de moi : que rien n'est plus certain.

Et que tu les tiens de ma main.

S'il n'est pas corrigé , du moins , tu pourras faire Rougir aux yeux de tous un si vil plagiaire.

A Fusais.

Fuscus, si tu pouvais encore aimer quelqu'un, De tes amis, déjà, quel que soit le grand nombre, De grâce, dans leurs rangs admets un importun. Ne me regarde pas d'un œil sévère et sombre , Par la seule raison que je suis tout nouveau : Tes amis les plus vieux ont tous eu ce défaut.

Ad Placerai. — m. 1, b p . m.

Qualem , Flacce , velim quaeris , nolimve puellam ? Nolo nimis facilem , difficilemque nimis.

Ulud quod médium est, atque inter utrumque probamus Nec volo , quod cruciat ; nec volo, quod satiat.

Ad Fairallam sui laadalricem. - ub. i, e ? , 66.

Bella es; novimus : et puella ; verum est :

Et dives; quis enim potest negare?

Sed dum tenimium, Fabulla, laudas, Nec dives, neque bella, nec puella es.

Ad Ivfun.

— Lib. I, Ep. 107.

Interponis aquam subinde , Rufe, Et si cogeris a sodale, raram

Diluti bibts unciam Paierai,

A Plaçais.

Je veux que la femme que j'aime , Ni rude , ni douce à l'extrême, Jamais ne donne à son amant Ni satiété, ni tourment.

A Fabolla.

Nous savons que vous êtes belle :

Que vous êtes riche et pucelle ; !

Chacun est prêt à l'avouer ; Mais lorsqu'on vous entend vous-même vous louer, • Et quand votre mérite ainsi par vous s'affiche , Vous n'êtes plus, pour nous, belle, vierge, ni riche.

A Rufos.

Tu ne bois jamais pur. Dans l'eau de la citerne , Forcé par tes amis , à peine on te verra Délayer dans ta coupe une once de Falerne.

Numquîd pollicita est tibi beatam Noctem Naevia , sobriasque mavis Certae nequitias fututionis?

Suspiras, retices, gémis: negavit.

Crebros ergo bibas licet trientes, Et durura jugules mero pu do rem.

Quid parcis tibi, Rufe? dormiendum est

-oQO-

Ad Lncium Juliom. - ut. i, e v . ioe.

Ssepe mihi dicis , Luci clarissime Juli ,

Scribe aliquid magnum : desidiosus homo es.

Otia da nobis; sed qualia fecerat olim

M aecenas Flacco , Virgilioque suo :

Condere victuras tentem per saecula curas ,

Et uomen flammis eripuisse meum .

In stériles campos nolunt juga ferre juvenci :

Pingue solum lassât, sed juvat ipse labor.

— oW<

Tu soupires, tu crains, tu gémis: Né via, Si tu bois trop, dis* tu, honteux te renverra: Dans les joyeux ébats promis par ta maîtresse, Veux- tu donc n'apporter qu'une amoureuse ivresse? Ah! noyons dans le vin ces farouches vertus.

Pourquoi nous ménager ?4l faut mourir, Rufus.

A Locios.

Tu me dis bien souvent , illustre Lucius ; Paresseux , donne-nous quelque immortel ouvrage. Donne-moi, Lucius, les loisirs, le courage Que Mécène donnait à Virgile, à Flaccus.

O Lucius, alors, dans mon ardeur extrême, Quels efforts inouïs ne tenterai-je pas Pour dérober mon nom aux ombres du trépas; Et triomphant du temps me survivre à moi-même! Mais, si de nos sueurs gaiement nous arrosons, Le sol qui nous produit d'abondantes moissons Nos taureaux ne vont pas, sous le joug indociles, S'atteler pour creuser des sillons infertiles.

IA frima. — lo>. i, sp. m.

Scribere me quereris, Velox, epigrammata longa. Ipse nihil scrtbis : tu breviora facis.

Io Priscum. — lu>. h Bp. na.

Quum te non nossera, dominum regemque vocabam : Quum bene te novi, jam mihi Prisais eris.

A fektt.

Tu me trouves prolixe , et veux de mes ouvrages Arracher les trois quarts des pages ; Je vois : pour écrire à ton goût,

Il faudrait, comme toi, n'écrire rien du tout.

VARIANTE

Mes écrits sont trop longs, ainsi le dit Sévère; Un jugement pareil ne m'inquiète guère.

Quant aux siens, cher lecteur, comme tu penses bien, Ils sont toujours très-courts : il n'écrit jamais rien.

À Prisais.

Prisais , avant de te connaître , Je t'appelais mon seigneur et mon maître *

Aussitôt que je te connus, Je t'appelai Prisais , et rien de plus.

h Poslhumum - ub. n , b p . ia.

Esse quid hoc dicam, quod oient tua basia myrrham, Quodque tibi est nunquam non alienus odor ?

Hocmihi suspectum est, quod olesbene, Posthume, semper Posthume, non bene olet, qui bene semper oie t.

Ad Seitam. — ub. 11, Bp. îs.

Et judex petit, et petit patronus.

Sol vas, censeo, Sexte, creditori.

~&QO~

In Hennum , maie ôlealem. - m. u r p . 15.

Quod nulli calicem tuum propinas, Humane facis, Herme, non superbe.

À Posthumes.

Cher Posthumus, que peut-on dire De tes baisers toujours sentant la myrrhe?

Lorsqu'on sent toujours bon , dit-on , Non, cela ne sent rien de bon.

A Seilus, débiteur processif.

S'il faut payer Juge, Avocat, Huissier, Crois-moi , Sextus , paie ton créancier.

Sur flerw».

Lorsque le sale Hermus ne vous laisse pas boire Dans son verre, n'allez pas croire

Que ce soit par fierté :

Oh non! chez lui c'est pure humanité.

In Posthumum. - m. n, e p . 21.

Basia das aliis ; aliisdas, Posthume} dextram. Dicis, Ut ru m ma vis? elige: malo manu m.

De eodem. — lo>. n, e v . 93.

Non dicam, licet usque me rogetis, Quis ait Posthumus in meo libello , Non dicam : quid enira mihi necesse est Has ofFendere basiationes , Quae se tara bene vindicare possunt ?

Ad Bilhynieum. — La. n, Bp. 26.

Quod querulum spirat , quod acerbum Naevia tussit, Inque suos mittit sputa subinde sinus :

Sur Posthumos.

Posthumus baise sur la bouche.

Ou bien dans la main il vous touche.

Choisis, dit-il, lequel veux-tu des deux?

C'est la main que je veux.

Sur le même.

Quel est ce Posthumus attaqué dans ce livre ? Il faudrait, pour le dire, ami, que je sois ivre.

Tu pourrais bien prier jusqu'à demain, Que ce serait prier en vain.

Cette indiscrétion ne ferait pas mon compte.

Non je n'en dirai rien : Je connais le danger D'attaquer des baisers qui pourraient se venger

D'une façon si cruelle et si prompte.

-*fe«-

À Kthynicus.

Parce que Névia tousse violemment ,

Et qu'on la voit cracher à chaque instant,

Jam te rem factam, Bithynice, c redis habere? Erras : blanditur Naevia, non moritur.

-O&th

In Linom. — lo>. n, e?. ss.

Quid mihi reddat ager, quœris, Line, Nomentanus? Hoc mihi reddit ager : te, Line, non video.

ln Seilum. — ut. il r?. u.

Emi seu puerum, togamve pexam , Seu très, ut puto, quatuorve libras; Sextus protinus ille fœnerator, Quem nostis veterem meum sodalem , Ne quid forte petam , timet , cavetque ; Et secum , sed ut audiam , susurrât :

Septem millia debeo Secundo ; Phoebo quatuor ; undecim Phileto ; Et quadrans mihi nullus est in arca.

Tu crois, Bithynicus, que ton affaire est faite ; Et de sa mort déjà tu te fais une fête, Mais Névia longtemps, va, te fera souffrir :

Elle veut t'amuser; mais ne veut pas mourir

-OQ«

Sur Linus.

Tu veux savoir , Linus, ce que me rend mon champ? Je ne t'y vois jamais : Voilà ce qu'il me rend.

Sur Sexlus.

Si j'achète un esclave, une toge nouvelle , Un rien, la moindre bagatelle , Un usurier, nommé Sextus ,

Auprès duquel j'étais toujours des mieux venus, De moi craignant quelque demande , Se parlant bas , mais, cependant, Assez haut pour que je l'entende :

A Secundus, dit-il, je dois , fin du courant, Sept mille écus , sans renouvellement ;

A Phœbus j'en dois quatre, et quatorze à Philète. Tout cela fait un monceau d'or ,

O grande ingenimn mei sodalis!

Durum est, Séxte, negare, quum rogaris:

Quanto durius, antequam rogeris!

■OQO-

ln laiimam. — lu. n, e p . 53.

Vis fieri liber? menti ris, Maxime; non vis:

Sed fieri si vis , bac ratione potes.

Liber eris, cœnare foris si, Maxime, nolis :

Veientana tuam si domat uva sitina:

Si ridere potes miseri cbrysendeta Cinnae :

Contentus nostra si potes esse toga :

Si plebeia Venus gemino tibi vincitur asse :

Si tua non rectus tecta aubire potes.

Haec tibi si vis est, si mentis tatita po testas,

Liberior Partho vivere rege potes.

Et je n'ai pas un sou dans mon trésor.

Pour détourner l'orage de ta tête , Pour éconduire un ancien compagnon , Oh! l'heureuse conception!

Éprouver un refus, alors que Ton demande, Le déboire est amer, et la honte est bien grande ; Mais, sans qu'on ait jamais demandé rien encor, Être ainsi refusé! ho! ma foi, c'est trop fort.

A Maxime.

Tu veux devenir libre? oh non! tu ments, Maxime»

Veux-tu! l'être vraiment? Suis bien cette maxime:

D'abord, hors de chez toi, Maxime, ne va pas,

Parasite assidu , mendier tes repas.

Si tu calmes ta soif avec le vin de Veies,

En pitié de Cinna si tu vois les merveilles,

Si tu trouves ma toge assez bonne pour toi ,

Si tu veux des venus qu'avec cinq sous tu paies ,

Si l'on ne peut entrer que courbé sous ton toit ,

Et si de ces conseils jamais tu ne t'écartes

Maxime, tu vivras, crois-moi,

Plus libre que le roi des Parthes.

Ad Sexlnm. — lu. il e v . 55.

Vis te, Sexte, coli: volebam amare.

Pa rendu m est tibi; quod jubés, coleris :

Sed si te colo , Sexte, non amabo.

In Zoilam. — ub. n, e v . m.

Pexatus pulchre rides mea , Zoile , trita.

Sunt haec trita quidem , Zoile ; sed mea sunt

-OQO-

In Hytluni — ub. n Ep. 6o-

Uxorem armati futuis, puer Hylle, tribuni, Supplicium tantum dum puérile times.

Vae tibi > dum ludis; castrabere : jam mibi dices, Non licet hoc : quid, tu quod facis, Hylle , licet?

A Seitas, orgueilleux.

Tu veux qu'on te respecte, et je voulais t'ai mer. A tes désirs, pourtant , il faut se conformer; Mais tu te trompes bien , ô Sextus, si tu crois Qu'on peut te respecter et t'aimer à la fois.

A Me.

Toi, toujours si bien mis, ô Zoïle, tais-toi Et ne ris pas de mes toges usées :

En dix endroits ces toges sont percées; Mais elles sont à moi.

-OQi

A Hylas.

Jeune Hylas 9 imprudent enfant ,

Lorsque tu caresses 1 épouse

D'un vieux tribun d'humeur jalouse ( 16 ),

Peut-être, crains-tu seulement

Qu'il te soumette au châtiment

Qu'on inflige à ceux de ton âge;

ie« —

In Saleianum. — ub. n. e v . es.

Cur tristiorem cernimus Saleianum ?

An causa levis es?t?Extuli, inquis, uxorem O grande fati crimen ! o gravem casum !

Illa, illa dives mortua est Secundilla, Centena decies quae tibi dédit dotis?

Nollem accidisset hoc tibi, Saleiane.

In Co6Conium. — l*&. n, b?. n.

Cosconi , qui longa putas Epigrammata nostra , Utilis ungendis axibus esse potes.

Mais, prends bien garde, s'il t'y prend.

Il te châtrera sûrement.

Mais, à ces mots, tu changes de visage :

Quoi ! diras-tu , me châtrer, moi !

Ce n'est pas permis par la loi :

Ce que tu fais r est-il donc davantage !

A Sale la nus.

Quel est, Saletanus, ce sombre désespoir?

Pourquoi t'affliger de la sorte?

Ah ! puisque tu veux le savoir , Apprends, dis-tu , que mon épouse est morte!

— O malheur déplorable! ô crime du destin!

Quoi! cette riche Ségondille!

Et sa dot d'un million qu'il te faudra demain

Restituer à sa famille !

Ah ! cher Saletanus, je conçois ton chagrin.

Sur Coscoa.

Tu trouves donc, Coscon, mes écrits trop prolixes! Au lieu de me juger tu ferais beaucoup mieux

Hac tu credideris longum ratione colossum,

Et puerum Bruti dixeris esse brevem.

Disce, quod ignoras: Marsi doctique Pedonis

Saepe duplex unum pagina tractât opus.

Non sunt longa, quibus nihil est, quod demere posais;

Sed tu , Cosconi , disticha longa facis.

In mulierem déformera. - lu. iil Ep. s.

Formosam faciem nigro velamine celas :

Sed non formoso corpore laedis aquas.

Ipsam crede Deam verbis tibi dicere nostris, Aut aperi faciem, vel tunicata lava.

Ad librum suum. — uk m e v . 4.

Romam vade , liber : si, veneris un de, requiret, jEmiliœ dices de regione viae.

D'aller au cirque y graisser des essieux.

D'après les bornes que tu fixes ,

Tu dois trouver pour être conséquent, Que des fils de Brutus la taille est trop petite ,

Et que le colosse est trop grand.

Si pour toi d'être bref est un si grand mérite , Toi qui veux m' enfermer dans ton étroit compas, Nouveau Popilius, Coscon , ne sais- tu pas Que Marsus, que t'édon , souvent dans leurs ouvrages Ont pour une épigramme employé plusieurs pages ? N'en peut-on rien ôter? tous nos écrits sont bons, Mais tes distiques même, ô Coscon , sont trop longs.

A une femme belle et difforme.

Dieux ! quels attraits divins ton voile nous dérobe ! Mais, las! quel corps affreux tu nous montres au bain ! Si tu veux obtenir un triomphe certain , Relève bien ton voile, et baisse bien ta robe.

-<XM>-

A son livre.

Pars pour Rome, 6 mon livre. En cette ville, à peine, On te demandera de quel lieu nous venons :

Si , quibus in terris, qua si m us in urbe, rogabit,

Corneli referas me licet esse foro.

Curabsim, quaeret: breviter tu, multa, fatere,

Non poterat vanae taedia ferre togae.

Si, quando veniet? dicet: responde, Poeta

Exierat; veniet, quum citharoedus erit.

Id Quintun. — ui. m, e v . s.

Thaida Quintus amat : quam Thaida? Thaida luscam Unum oculum Thaïs non habet, ille duos.

In Ciooam. - ub. m ej>. 9.

Versiculos in me narratur scribere Oinna.

Non scribit, cujus carmina nemo legit.

Réponds alors que c'est des: régions

Où nous conduit la voie Emilienne.

Mais des lieux que nous habitons

Veut-on savoir le nom et la distance?

Nomme lmola, lieu de ma résidence.

Si Ton te demandait pourquoi je suis absent : Pour tout dire en un mot , réponds à cette enquête

Que je ne puis supporter plus longtemps

Tous les ennuis d'une vaine étiquette.

Sans doute, on te dira, d'ici je les entends : Eh! quand reviendra-t-il de ce pays barbare?

Dis à celui qqi t'interrogera Il est parti poète; eh bien il reviendra Aussitôt qu'il saura jouer de la cythare.

Sur Quioelus amoureui.

Pour la borgne Thaïs Quinctus brûle ardemment : Si Thaïs n'a qu'un œil, Quinctus n'en a pas tant.

Sur (liona.

Cinna , dis-tu . contre mes vers écrit ? . . . Celui-là n'écrit pas que personne ne lit.

h CaBdidom. — ub. m, e?. se.

Praedia solus habes, et solus, Candide, nummos, Aurea solus habes, myrrhina solus habes ;

Massica solus habes, et Opinai Caecuba solus; Et cor solus habes, solus et ingenium.

Orania solus habes ; nec me pu ta velle negare : Uxorem sed habes, Candide, cum populo.

Ad Chiooem. - lu. iil Bp. 34.

Digna tuo air sis, indignaque nomine, dicam.

Frigida es, nigra es : non es, et es Chione.

VABIANTB.

Cinna, dis-tu , veut dans ses versicules Me donner quelques ridicules; Mais ne crois pas ce qu'on en dit :

Celui-là n'écrit pas que personne ne lit.

-&QO-

A Candide , qui n a? ail avec ses amis rien en commun que sa femme.

Toi seul as de grands biens , toi seul un grand trésor, De beaux vases Myrrhins, de riches coupes d'or : Tu bois seul le Cécube, et seul bois le Massique : Ton cœur lui seul est grand,. et ton esprit unique. Seul tu possèdes tout: hors une chose, hélas ! Et je pourrais, je crois, le jurer sur mon âme La chose qu'à toi seul, tu ne possèdes pas, Cette chose-là, c'est ta femme.

A Neige. — Vers de l'école moderne.

Vous êtes froide et brune, Neige, vous n'avez donc Droit de ne porter qu'une Moitié de votre nom .

h lacertam cœlalam - Lib m, e v . 41

Inserta phialae Mentoris manu ducta Lacerta vivit, et timetur argent um.

ln Ligurinum. — lo>. zu, e p . 45.

Fugerit an mensas Phœbus cœnamque Thyestae, Ignoro : fugimus nos, Ligurine, tuam.

Illa quidem lauta est, dapibusque instructa superbis Sed nihîl ômnino, te recitante, place t.

Nolo mihi ponas rhombum, mullumve bilibrem :

Nec volo boletos, ostrea nolo : tace.

-ov«-

Sur une vipère ciselée.

Mentor, sur un vase d'argent, Roule un reptile avec tant de talent, Qu'en approchant cette vipère feinte, Mon cœur bat et frémit de crainte.

Vainement on m'offre du vin Que contient l'horrible chef-d'œuvre :

Je crains de boire du venin, Ou d'avaler une couleuvre.

De Lierions.

Je ne sais si Phœbus autrefois de Thieste A fui la table horrible et le festin funeste ;

Mais quant à moi je jure bien, Que je fuirais bien loin pour éviter le tien . Ta table est délicate, elle est riche à l'extrême; Mais avec moi tu conviendras toi-même

Que tes repas sont un peu chers Quand il faut y subir le récit de tes vers .

Supprime tes turbots, tes mulets de deux livres, Tes champignons, tes huîtres, tes pois verts;

Mais supprime surtout tes livres.

h nritaloreoi. — lu>. in, e p . 49.

Veientana mihi misées, tu Massica potas :

Olfacere haec malo pocula, quam bibere.

Ad Tongilianom , de otili incendie - ub. ni. e v . 52.

Empta domus fuerat tibi, Tongiliane, ducenis : Abstulit hanc nimium casus in LJrbe frequens.

Collatura est decies. Rogo, non potes ipse videri Incendisse tuam, Tongiliane, domum?

A ni iifitateor.

Tu ne bois que du crû de ton meilleur vignoble, Et tu veux m' abreuver du vin le plus ignoble : Laisse-moi seulement flairer un peu le tien, Et je te permettrai de boire tout le mien.

A Tongilianus sur sa maison incendiée.

On brûle ta maison, valant dix mille écus :

Tes amis cotisés te donnent dix fois plus; Et voilà que le monde en sa malice extrême, Dit que tu pourrais bien t'être brûlé toi-même !

VARIANTE

Un déplorable événement,

Dans notre ville trop fréquent,

A réduit ta maison en cendre ;

Cédant à l'élan de leur cœur,

De réparer un tel malheur

Tes amis voulant entreprendre,

T'offrent, d'or et d'objets divers ,

Dix fois la somme que tu perds.

Un médisant, à qui voudrait l'entendre,

kl fiallam. - lo>. iii, e p . 54.

Quum tiare non possim, quod poscis, Gai la, rogantem: Multo sitnplicius, Gai la, negare potes.

In fielliam. — ub. m, Bp. r>5.

Quod quacumque venis, Cosmum migrare putamus, Et fluere excusso cinnama fusa vitro :

Nolo peregrinis placeas tibi, Gellia, nugis.

Scis, puto, posse meum sic bene olere canem.

De villa Fausliui , ad Bassin. - Lib. m b p . ôs.

Baiana nostri villa, Basse, Faustini, Non otiosis ordinata myrtetis ,

Ne pourrait-il pas dire avec quelque raison, Que Tongilianus a brûlé sa maison ?

A Galia.

Si tu veux trop, Galla, pour te donner à moi, Dis-moi tout simplement Je ne veux pas de toi .

À Gellia.

Vous exhalez, Gellie, en tous lieux sur vos pas De mille et mille fleurs les parfums délicats ; Mais quelle est votre erreur si vous pensez nous plaire Au moyen d'une odeur qui vous est étrangère.

Allez si je voulais le parfumer ainsi, Certainement mon chien sentirait bon aussi.

La villa de Faustinus.

A Baie on ne voit pas , chez notre Fa us tin us , Des myrthes et des buis soigneusement tondus ,

Viduaque platano, tonsilique buxeto Ingrata lati spatia detinet campi :

Sed rure vero bar baroque laetatur.

Hic farta premitur angulo Ceres omni, Et multa fragrat testa senibus autumnis.

Hic post Novembres, imminente jam bru ma, Seias putator horridus refert uvas.

Truces in alta valle mugiunt tauri, Vitulusque inermi fron te prurit in pugnam.

Vagatur omnis turba sordidae cortis, Argutus anser, gemmeique pavones, Nomenque débet quae rubentibus pennis, Et picta perdix, Numidicœque guttatae, Et impiorum phasiana Colchorum.

Rhodias superbi feminas premunt galli ; Sonantque turres plausibus columbarum.

Gémit hinc palumbus, inde cereus turtur.

Avidi sequuntur villicae sinum porci; Matremque plenam mollis agnus exspectat.

Cingumt serenum lactei focum vernae, Et larga festos lucet ad Lares silva.

Non segnis albo pollet otio caupo : Nec perdit oleum lubricus palestrita :

D'autres arbres encor ne flattant que la vue.

Couvrir de champs ingrats une vaste étendue;

Mais c'est vraiment, Bassus, une maison des champs,

Que tous les ans Gérés comble de ses, présents.

Tu peux voir au cellier cent tonnes entassées

'Gardant encor l'odeur des vendanges passées*

De précoces frimas le vigneron craintif,

Se hâte de cueillir le raisin trop tardif.

Tandis que les taureaux dans les vallons mugissent.

Leurs fils vont exerçant par des combats fictifs,

A des combats réels leurs fronts inoffensifs.

£n tous lieux, devant vous, à chaque pas surgissent

Tous ces peuples ailés, l'orgueil des basses-cours :

L'oison, le paon couvert de pierres précieuses,

La poule babillarde et les canes causeuses,

Et le rouge flamant, peu fier de ses atours,

La perdrix au pied rouge , et la poule numide ,

Et le brillant faisan, présent de la Colchide;

La poule Rhodienne, après de vains combats,

Sous le coq, son vainqueur, plie, et ne se rend pas.

Tandis que l'on entend résonner les tourelles

Des baisers amoureux des tendres tourterelles,

L'avide pourceau suit le porcher pas à pas ,

La menace à la bouche exigeant son repas.

Mais le foyer s'échauffe, et plus d'un jeune esclave

En cercle , auprès du feu , vient se placer en brave.

A ce feu qu'alimente un immense bûcher,

Le pourvoyeur actif bientôt sait s'arracher ;

Sed tendit avidis rete subdolum tordis ; Tremulave captum linea trahit piscem, Aut impeditam cassibus refert damam.

Exercet hilares Eacilis hortus urbanos, Et paedagogo non jubente, lascivi Parère gaudent villico capillati ; Et delicatus opère fruitur eunuchus.

Nec venit inanis rusticus salutator :

Fert ille cens cana cum suis mella, Melamque lactis : Sassinate de silva Somniculosos ille porrigit glires ; Hic vagientem matris hispidae fœtum ; Alius coactos non amare capones , Et dona ma r ru m vimineo ferunt texto Grandes proborum virgines colonorum.

Facto vocatur laetus opère vicinus, Nec avara servat crastinas dapes mensa ; Vescuntur omnes, ebrioque non novit Satur minister invidere convivae.

At tu sub urbe possides famem mundam, Et turre ab alta prospicis meras laurus , Furem Priapo non timente securus.

Et vinitorem fare pascis urbano ,

Il parcourt les forêts, les plaines et les rives> Tend sa ligne aux poissons et ses filets aux grives , Et souvent dans ses rets il trouve un daim captif. D'eux-mêmes les enfants, essaim brillant et vif. Vont offrir au fermier les forces de leur âge; Le faible eunuque ici peut trouver de l'ouvrage. De ces bons campagnards souvent nous recevons Non de vains compliments, mais le miel en rayons , Ou bien le lait durci des prés de Sassinate, Ou le jeune chevreau, malgré ses cris, ses bonds, À sa mère arraché, non sans qu'il se débatte. .Enfin, vient l'écureuil qui se laisse charmer, El le chapon, contraint à vivre sans aimer.

Du brave villageois bientôt la grande fille , Dans des tissus d'osier, ouvrage de ses mains , Vient présenter les dons des mères de famille. Les travaux achevés, tous les joyeux voisins Conviés à souper, assiègent une table Dont la chair est exquise, et dont l'hôte est affable. Tout abonde au banquet ; mais une avare main Ne fait rien enlever et garder pour demain .

Les serviteurs pour eux, sûrs d'avoir tous les restes Servent sans trop d'humeur ces convives agrestes.

Auprès de la cité tu possèdes, Bassus,

Une vaste villa; mais de sa tour altière

Au loin, des lauriers seuls partout sont aperçus.

Là, tu peux des voleurs braver la troupe entière.

Pictamque portas otiosus ad villam

Olus, ova, pullos, poma, caseum, mustum.

Rus hoc vocari débet, an domus longe?

Id Cinnam. — lu. m, e p . 01.

Esse nihil dicis , quidquid petis , improbe Cinna : Si nil, Cinna, petis; nil tibi, Cinna, nego.

In Colilum. — ub. ul b*. 63.

Cotile, bellus homo es : dicunt hoc, Cotile, multi.

Audio : sed quid sit, die mihi , bellus hoino? Bellus homo est, flexos qui digerit ordine crines;

Balsama qui semper, cinnama semper olet; Cantica qui Nili , qui Gaditana susiirrat ;

Qui movet in varios brachia vulsa modos ; Inter femineas tota qui luce cathedras

fcffaxir quekpi* chosç il? cbercherj^^riiifc vavift / (te nourris tous, tes gen* du içarj^foc&iAûurop ; W d'huile, de poulets, de fruits, d'oeufaet de) ici n / ¥tfn pourvoyeur fournit ta obtaprçp»éeii'ffeititU te ij&siis.j-uii bien placé d'une -telle -feçoti* ' ,WI/ , il se nommer ferthl ou s^pprièr'taildsdirî 1 *

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