il. «!•».) JIM
■ • •' "I / .IV ï
Quelque chose que tu me demandés
Suivant toi , ce n est rien. Eh bien \ t
• - » .t-.* M A JAI
Je ne te refuse donc rien f . % . . t , . f
Quand je refuse tes demandes f , nVS , (| y / j
; . .ii-r'l / .111/ >/
A Cotih®.
Vous êtes un lion ; chacun ainsi vous nomme , Beau Cofilus, j'entends; mais dites-moi Ce que c est qu un lion ? Un lion !. . . c est un nomme Qui s-' aime et -qui ^'admire, et n*adkiH^qfttë soi : - A ses cheveux qui toujours donne •• Le meilleur plji,; W pépare,av<# spin : * Qui sent toujours le. musc et lé benjoin :
Qui, sans cesse, tout bas fredonne
o jje^der, ^tt^ue ,a|iq«a seiflp#rm aurp sqnat.o A
Qui legîl ninc îllinc mi&fost scribitque tabellas ;
Pallia vieilli qui rehigit ctlbili j Qui scit, quam quis amet; qui per convivia cttrrit;
HirpSni veteres qui bene novit avos.
Quid narras? hoc est, hoc est homo, Cotile, Bellus?
Res pratricosa est , Cotile , bellus homo.
Ad Co6Côfliim, - m. m, Bp. w. ''' l ; ' r
Omni a quod.scribifc castis Epîgttmmâtàfvefrbfc,
Inque tuis ntilta est mentula carmiriibùs/ Admiror; laudo': nihil est te sa ne tins tino :
• • , • F > si r /
At mea luxttria pagina nulla vacat.
Haec igitur juvenesneqaam ftcilesqiie ptjfeHœ ) Hœc senior, sed quem torque 'amitelVTégàt.
La cantiiène polissonne; •Qui toujours gesticule, et qui donne toujours A ses bras épilés de gracieux contours; Aux femmes qui contant les cancans de la veille , A toujours quelque chose à leur dire à l'oreille. Belles, un vrai lion écrit des billets doux,
Et lit partout ceux qu'il reçoit de vous.
Propre à l'excès, toujours à table , Le contact d'un voisin lui paraît redoutable. Il connaît vos amours, les lieux où vous dînez. Les aïeux des chevaux aux courses destinés...
OCotilus, est-il possible!
Que me dites- vous là! répétez-le-moi donc :
C'est cela, c'est cela que l'on nomme un lion ! Un lion, Cotilus, ah! quel métier pénible !
À Coscouius , poêle insipide.
J'admire ta chaste épigramme ; Et quoique tes écrits soient sans nerf et sans âme , Sans doute, on ne pourrait trouver rien de plus saint.
Quant à moi, de tous mes ouvrages
La luxure souille les pages ,
Et j'en gémis, sois-en certain ;
Mais aussi, qui pourrait me lire,
At tua j Cosconi, venerandaque sanctaque verba A pueris debent virginibusque legi.
Ad Caslam matroiam. — ub. m, e v . sa.
Ne légères partem lascivi , casta , libelli , Pradixi et monui : tu tamen , ecce , legis.
Sed si Panniculum, si spectas, casta, Latinum 9 Non sunt haec mimis improbiora : lege.
Id Rofuni. — iAb. m, e v . 94.
Esse negas coctum leporem , poscisque flagella : Ma vis, Rufe, coquum scindere, quam leporem
Sinon la fille un peu catin Ou le jeune homme aimant à rire?
Cosconius, il faut le dire à ton honneur; Vénérables et saints, ainsi que leur auteur , Tes livres seront lus dans toutes les familles Par les petits garçons et les petites filles.
A Caste.
Malgré tous mes avis vous lisez donc mes vers ! Je les croyais pour vous trop lascifs, trop pervers. Sans scrupule pourtant continuez de lire * Chaque jour au théâtre on entend encor pire.
A lofos.
Fouettez le cuisinier, dit Ruffin en colère :
Le lapin n'est pas cuit; pour demain qu'on le serre.
C'est juste, il vaut mieux, cher Ruffin,
Couper le cuisinier que couper le lapin.
h Nffivolum. - ub. m e?. 95.
Nunquain dicis Ave, sedreddis, Naevole, semper ,
Quod prior et corvus dicere saepe solet. .
Cur hoc exspectes a me , rogo , Naevole , dicas ?
Nam puto , nec melior , Naevole, nec prior es. Praemia laudato tribuit mihiCaesar uterque,
Natorumque dédit jura paterna trium.
Ore legor raulto , notumque per oppida noinen
Non exspectato dat mihi fama rogo.
Est et in hoc aliquid : vidit me Roma tribunum ,
Et sedeo qua te suscitât Oceanus.
Quot mibi Caesareo facti sunt munere cives ,
Nec famulos totidem suspicor esse tibi.
Sed paedicaris ; sed pulchre 9 Naevole , ceves :
Jam jam sic prior es, Naevole ; vincis : Ave.
A Névole.
Tu me rends mon salut, j'en conviens, ô Né vole ; Mais on trouve bizarre, et c'est vrai, ma parole, Que tu ne veuilles pas saluer le premier, Ce que fait Curius, sans se faire prier.
Pourquoi donc attends-tu de moi ces prévenances ? Es-tu plus grand que moi, Névole, es-tu meilleur ? Non; j'en prends à témoin l'un et l'autre empereur, Qui m'ont tant accordé de nobles récompenses. Avant ma mort j'obtiens un assez beau renom Dans les grandes cités, dans le moindre village. Rome, et c'est là, je crois, un assez beau partage , Aux noms de ses tribuns a vu joindre mon nom. Je m'assieds au théâtre, et sans jamais attendre. Aux gradins réservés d'où l'on te fait descendre. L'empereur a fait plus de citoyens pour moi Qu'on ne pourrait nombrer de serviteurs chez toi . Quelques-uns, cependant, vantent tes politesses; Mais si leur beauté seule, objet de tes caresses , Leur valait de ta part ce gracieux accueil , Serait-ce là, Névole, un grand sujet d'orgueil? Alors tu m'as vaincu, je ne puis le nier, Et je te saluerai désormais le premier.
Ad eerdonem. — im>. m, e p . 99.
Irasci nostro non debes , cerdo , libello.
Ars tua , non vita est , carminé laesa meo Innocuos permitte sales. Cur ludere nobis
Non liceat, licuit si jugulare tibi?
-»Oo-
Àd Fauslinum. — ub. iv, sp. 10.
Dum novusest, neque adhuc rasa mihi fronte libellus,
Pagina dum tangi non bene sicca timet :
I , puer , et caro perfer levé munus amico ,
Qui meruit nugas primus habere meas.
Curre, sed instructus ; comitetur punica librum
Spongia : muneribus convenit illa meis.
Non possunt nostros multae, Faustine, liturae
Emendare jocos : una litura potest.
À on savetier.
Je ne t attaque pas, j'attaque ton métier; Pourquoi donc, mauvais savetier , Contre mes vers tant de colère ?
Quoi ! toi qui veux m 9 assassiner , Ne pourrais-tu me pardonner Une piqûre si légère ?
-ov^c-
À fanstinos.
Lorsque mon livre est vierge encor , Et que la feuille humide a peur qu'on ne la touche, Ami, reçois mes vers, trop futile trésor Que tu protégeras contre un censeur farouche ; Mais pour les mettre à l'abri des revers,
Gomme mainte et mainte rature
Ne pourrait corriger ces vers
Qu'on trouve toujours si pervers
Et si méchants de leur nature , A ce présent il faut que je joigne surtout Cette éponge qui peut tout effacer d'un coup.
In ThaldtiU. ub iï, e v . 12.
INulli , Thai , negas : sed si te non ptidet ifctud , Hoc saltem pudeat, Thai, negare nihil.
-oc
Ad Cfflcilianom. — ub. iv, np. 15.
Mille tibi nu min os hesterna luce roganti , In sex aut septem , Cseciliane , dies ,
Non habeo , dixi : sed tu causatus amici Adventum, lancem paucaque vasa rogas.
Stultus es? an stultum me credis, amice? negavi Mille tibi nummos : mil lia quinque dabo ?
A Thaïs.
Le mal n'est pas que tu te donnes
A mille amants divers; lie mal est que tu t'abandonnes
À tous leurs goûts pervers.
-oO<
De mille écus, hier, tu me 6s la demande ;
Forcé de te les refuser,
Je te priai de m'excuser;
Et, vraiment, ma peine fut grande ;
Et, ce matin, tu viens encor Demander ma vaisselle, avec mes vases d'or,
Et tout ce qui peut être utile Pour fêter des amis qui te sont survenus!
Me prends-tu pour un imbécille ?
Je t'ai refusé mille écus ,
Irai*je t'en donner dix mille?
De Gœrellia el Gellia. - lu. iv, * p . 20.
Dicit se vetulam , quum sit Caerellia puppa : Puppam se dicit Gellia , quum sit anus.
Ferre nec hanc possis , possis, Colline , nec illam : Altéra ridicula est, altéra putidula.
De Selio. — lu. iv» b v . si.
Nullos esse Deos , inane cœlum Affirmât Sel i us, probatque; quod se Factum , dum negat hoc , videt beatum.
Ad Chloen. - Lit. iv, Ep. 28.
Donasti tenero , Chloe, Luperco Hispanas, Tyriasque, coccinasque, Et Iota m tepido togam Galeso , Indos sardonychas , Scythas stnaragdos, Et centum dominos novae monetae,
le (Me et de Gtliie.
Je suis vieille, nous dit la jeune Cérélie.
Moi je suis un enfant, dit la vieille Gel lie. Laquelle voulez* vous ! — Je n'en veux pas du tout J'ai pris la jeune en haine et la vieille en dégoût.
De Sélius.
Les dieux et Jupiter, c'est une vaine erreur : Ainsi dit Sélius. Pour prouver son système, Il nous donne à l'appui de cet affreux blasphème, Ses crimes impunis et son constant bonheur.
->Qo-
A Ghloé.
Ton Lupercus te doit, et c'est toi qui le dis, Ses vêtements pourprés de Tyr et de Cadix , D'autres que le Galèse a teints de ses eaux chaudes, La Sardoine, l'Onix, les vertes émeraudes, Et cent souverains d'or frappés nouvellement ; Enfin, tout ce qu'il veut il l'obtient à l'instant.
Et quidquid petit usque et usque donas.
Vae , glabraria , vae tibi , misella :
Nudam te statuet tuas Lupercus.
Ad Fudentem. — ub. iv, e v . 29.
Obstat, carePudens, nostris sua turba libellis;
Lectoremque frequens lassât et implet opus.
Rara juvant : primis sic major gratia pomis ;
Hybernae pretipm sic meruere rosae :
Sic spoliatricem commendat fastus amicam ,
Janua nec juvenem seroper aperta tenet.
Saepius in libro memoratur Persius uno,
Quam levis in tota Marsus Amazonide.
Tu quoque de nostris releges quemcumque libellis ,
Esse puta solum : sic tibi pluris erit.
Pauvre brebis ! prends garde : il t'a déjà tondue; Bientôt ce libertin te mettra toute pije.
A Pudeos.
A mes vers, cher Pudens, leur grand nombre nuit, Et fait naître souvent la fatigue et l'ennui. La rareté nous plait. Pommes prématurées Et roses de l'hiver sont toujours préférées À ces brillantes fleurs, à ces fruits succulents Que Tété voit mûrir et qu'offre le printemps. De la belle prodigue à qui tu rends les armes, Un luxe peu commun augmente encor les charmes. Dans sou petit format Perse nous plaît bien plus
Que les in-folios du poète Marsus Et son Amazonide avec ses lourdes pages.
Ami, pour toi, veux-tu bien juger mes ouvrages ? Lorsque tu reliras chacun de mes écrits, Suppose qu'il est seul ; il aura plus de prix.
Ad OluiD. — Lib. IV, Bp. 36.
Cana est barba tibi ; nigra est coma : tingere barbam Non potes , haec causa est ; sed potes , Ole , coma m.
Àd Gallam. — lu. iv, e ? . sa
Galla , nega : satiatur amor , nisi gaudia torquent Sed noli nimium , Galla , negare diu.
Àd Flaccom. - ub. 4. e v . 49.
Nescis , crede mihi , quid sint epigrammata , Flacce, Qui tantum lusus illa , jocosque putas.
Me magis ludif, qui scribit prandia saevi Tereos; aut cœnam, crude Thyesta, tua m ;
Aut puero liquidas a p tan te m Daedalon alas, Pascentem Siculas aut Polyphemon oves.
A nostris procul est omnis vesica libellis :
A Oins.
Ta barbe blanche avec ta noire chevelure Font un contraste affreux, Olus, je te l'assure ; Mais je vois ce que c'est ; cher ami, tu ne peux Teindre ta barbe en noir ainsi que tes cheveux !
hHH>-
A Galla.
Pour réveiller l'amour, il faut qu'on le rebute ; Galla, sois donc cruelle, au moins une minute !
A Flaecos.
Crois-moi, Flaccus, tu ne sais pas Ce qu'est une épi gramme, en prenant cet ouvrage Pour un jeu de l'esprit, pour un vain badinage.
Térée et son affreux repas ( 9 ),
L'horrible festin deThieste,
Dédale, Icare et sa chute funeste, Polyphème hurlant, en gardant ses troupeaux, Sont des sujets plus sérieux, plus beaux ;
Musa nec insano syrmate nostra tumet.
Illatamen laudant omnes, mirantur, adorant Confiteor : laudant illa , sed ista legunt.
-9-QO-
Ad Cœcilianum — ub. iv, e p . 51.
Qiium tibi non essent sex millia , Caeciliane,
lngenti late vectus es hexaphoro.
Postquam bis decies tribuit Dea caeca , sinumque
Ruperunt nummi, factus es ecce pedes.
Quid tibi pro meritis, et tantis laudibus optem?
Direddant sellam, Caeciliane, tibi.
Ad Colinuffi
. — Lib. IV. JEp. 54.
O cui Tarpeias licuit contingere quercus , Et méritas prima cingere fronde comas !
Chacun les loue avec extase ;
Les plus célèbres écrivains De les chanter ont toujours été vains.
De leurs écrits pompeux le style est plein d'emphase, Et leurs vers ampoulés du succès sont certains. On les prône, Flaccus, Flaccus on les admire ;
Mais ce sont les miens qu'on veut lire.
De Chilien.
Lorsque Ceci lien n'avait que peu d'argent.
Six hommes en tous lieux le portaient en litière ( 10 )
Mais depuis qu'il est opulent,
Grâce à la fortune légère , A pied , partout, il va modestement.
Pour tant d'économie, au sein d'une abondance
Exempte de toute ûerté , Pour lui que demandera la Divinité?
Puissent les dieux, pour récompense, Lui rendre sa litière avec sa pauvreté !
k Colin.
Mon cher Colin, ô toi qui dans la noble arène Le premier méritas la couronne de chêne,
Si sapis , u taris totis, Col i ne, diebus ,
Extremumque tibi semper adesse putes.
Lanificas nulli très exorare puellas
Contigit : observant, quem statuere, diem.
Divitior Crispo, Thrasea constantior ipso,
Lautior et nitido sisMeliore licet ; Nil adicit penso Lachesis , fusosque sororutn *
Explicat, et semper de tribus una secat.
In 6argiliancun. — La. iv, e v . 56.
M une r a quod senibus, viduisque ingentia mittis
Vis te munificum , Gargiliane , voce m?
Sordidius nihil est, nihil est te spurcius uno,
Qui potes insidias dona vocare tuas.
Sic avidis fallax indulget piscibus hamus ;
Callida sic stultas decipit esca feras.
Quid sit largiri , quid sit donare, docebo,
Si nescis : dona, Gargiliane, mihi.
Jouis du jour présent, franchement, sans détour,
Et comme s'il devait être ton dernier jour.
Tu ne peux échapper au Temps fatal que marque
Et le Destin cruel et l'inflexible Parque.
Les trésors de Crispus, Mélior, ses repas,
Ne sauraient t' arracher à Caron, à sa barque;
Et l'austère vertu du noble Traséas
Des ciseaux des trois sœurs ne te sauveraient pas.
■Wo-
À Garçiliamis.
Aux veuves, aux vieillards tes présents fastueux Te feront-ils passer pour grand, pour généreux ? Ah ! quel autre que toi serait assez sordide Pour appeler présent une embûche perfide ?
Ainsi, le trompeur hameçon Offre un appât fatal au vorace poisson ; Et la bête alléchée, en foulant l'herbe verte, Va tomber dans la fosse habilement couverte.
Ce qu'on nomme présent, ce qu'on nomme donner, Si tu ne le sais pas, je vais te l'enseigner : C'est aider ceux qui n'ont que misère en partage, Et qui ne peuvent pas te laisser d'héritage.
In fiallaœ. - m. iv, s v . m.
In tenebris luges amissum , Gai la , mari tu m : Nara plorare pucïet te, puto , Galla, virum
De Corialio. — ub. iv, Bp. eo.
Ardea solstitio , Castranaque rura petantur , Quique Cleonaeo sidère fervet ager ;
Quum Tiburrinas damnet Curiatius auras, Inter laudatas ad Styga missus aquas.
Nullo fata loco possis excludere ; quum mors Venerit , in medio Tibure Sardinia est.
A fiai la.
Ce n'est qu'au milieu des ténèbres Que de votre mari vous déplorez la mort.
O Gai la , vous n'avez pas tort ; Laissez la nuit toujours voiler ces soins funèbres : Ah! vous rougiriez trop, Galla, si le soleil Eclairait vos regrets pour un homme pareil !
A Gurialios.
Si de Tibur les ondes écume uses,
Et de Styga les fontaines fameuses,
O Curiatius. ne te sauvèrent pas , Rien ne pourra nous mettre à l'abri du trépas. En vain on fuit Pesturrt et le soleil d'Ardée : Quand viendra le moment qu'aura marqué le sort t Quels lieux si sains pourraient nous soustraire à la mort ? Dans sa course jamais elle n'est retardée ; Et malgré l'air, les eaux et le ciel le plus pUr, Elle nous fait trouver la Sardaigne à Tibur.
Ad Pamphilum. — lu. iv, e p . 69.
Tu Setina quidem semper , vel Massica ponis , Pa m phi le : sed rumor tam bona vina negat.
Diceris hac factus caelebs quater esse lagena. Necputo, nec credo, Pamphile, nec sitio.
Àd Sophroniora Rufum. - ub. rv, b p . 71.
Quaero diu totam , Sophroni Rufe , per Urbem , Si qua puella neget , nulla puella negat.
Tanquam fas non sit, tanquam sit turpe negare, Tanquam non liceat , nulla puella negat.
Casta igitur nulla est ? castœ sunt mille. Quid ergo Gasta facit ? non dat ; non tamen illa negat.
A Paophile , empoisoooenr.
Tu ne nous sers jamais que des vins d'un grand prix. Et Sétine et Falerne, et d'autres vins exquis : Cependant, ils n'ont pas trop bonne renommée, Et le bruit court dans la ville alarmée
Que c'est à ces vins que tu dois
D'avoir été veuf quatre fois*
À ces rumeurs je ne puis croire ;
Et pourtant, je ne sais pourquoi ,
Mon cher, je n'ai pas soif chez toi ,
Et de tes vins je ne puis boire.
A Ru fus.
A quoi, depuis longtemps, crois-tu que je m'amuse, Rufus ? C'est à chercher dans toute la cité
Une fille qui me refuse.
Aucune ne dit non. Cette facilité
Tient-elle à la fatalité ?
Refuser, pour elles, serait-ce
Une trop grande impolitesse ?
Mon cher Rufus, je n'en sais rien.
. Mais, diras- tu, si je te comprends bien,
De chaste il n'en est donc aucune ?
Ad Qniotum. - ub. iv, e p . 72.
Exigis, ut donem nostros tibi, Quinte, libellos.
Non habeo , sed habet bibliopola Tryphon.
JEs dabo pro nugis , et emam tua carmina sanus ?
Non, inquis, faciam tam fa tue. Nec ego.
Ii ZoiluBi iniidom. - Ub. iv, Ep. rt.
Nunquam divitias Deos rogâvi , Contentus modicis, meoque laetus.
Paupertas , veniam dabis , recède.
Causa est quae subiti , novique voti ?
Pendentem volo Zoilutin videre.
De chastes il en est mille et mille pour une. — Alors, pourquoi les censurer ainsi ; Vraiment, je ne puis te comprendre.
— Pourquoi? ma raison la voici; Je ne crains pas de te l'apprendre ; L'impudique au collet nous prend, Mais la chaste se laisse prendre.
A Qoinctas.
Mon cher Quinctus, désires-tu vraiment Que de mes vers je te fasse présent ?
Je n'en ai pas un exemplaire; Mais, tu peux les trouver chez Triphon, le libraire, — Qui, moi! payer pour tes vers saugrenus!
Je ne suis pas si fou. — Ma foi, ni moi non plus.
Sur Zoïle, envieux.
Je n'ai jamais aux dieux demandé l'opulence; Joyeux, j'ai supporté ma médiocrité; Mais désormais je veux vivre dans l'abondance, Et chasser loin de moi l'affreuse pauvreté.
Pourquoi ce vœu nouveau que tu nous fais entendre ? Pourquoi? c'est que je veux voir Zoïle se pendre.
In Varom. - lu. if, e p . 78.
Ad cœnam nuper Varus me forte vocavit ;
Oroatus dives , parvula cœna fuit.
Auro , non dapidus oneratur mensa : ministri
Apponunt oculis plu ri m a , pauca gulœ.
Tune ego : Non oculos , sed ventrem pascere veni ;
Aut appone dapes , Vare , vél aufer opes.
Ad iathonem. — ub. iv, Ep. ho.
Hospes eras nostri semper , Matho , Tiburtini Hoc émis : imposui ; rus tibi vendo tuum .
A Taras.
A dîner, l'autre jour, Varus vint m' engager. La table était petite et richement ornée.
Splendide, elle s'offrait à la vue étonnée.
Chaque plat sur la table, enfin, vint se ranger ; Mais tout était pour l'œil, rien n'était pour la bouche. Les serviteurs bientôt finissent d'arranger De riches vases d'or que personne ne touche.
Sers-nous plutôt, Varus, le chou du potager Dont la vapeur encore en tournant se dégage, Et jusqu'à moi s'élève en odorant nuage.
Je préfère à ton luxe un fruit de ton verger ; Je ne viens pas ici pour voir, mais pour manger.
A ialhon. <
Hôte assidu de ma maison des champs, Tu veux donc que je te la vende?
Mathon, ta duperie est grande :
C'est ta maison que je te vends.
Ad Paolum de Ijrtale. - lu», f, e p . 4.
Fœtere multo Myrtale solet vino ; Sed fallat ut nos , folia dévorât lauri , Merumque cauta fronde non aqua miscet Hanc tu rubentem prominentibus vente Quotiesvenire, Paule, videris contra; Dicas licebît : Myrtale bibit laurum.
Ad Volcanum. - ub. v, e v . 7.
Qualiter Assyrios rénovant incendia nidos ,
Una decem quoties saecula vixit avis ; Taliter exsuta est veterem nova Roma senectam ,
Et sumpsit vultus praesidis ipsa sui.
Jam precor oblitus nostra» , Volcane , querel».
De Ijrtale.
Myrtale boit sec et souvent.
En mâchant du laurier, elle croit, cependant, Qu'à l'abri de ce talisman , Elle peut nous en faire accroire , Et que sans crainte elle peut boire Son vin sans y mettre de l'eau ; Mais vers toi quand elle s'avance Avec son visage rougeaud , A sa marche , à sa contenance Si tu n'oses pas te fier Pour l'accuser ou la justifier, Tu peux toujours dire avec assurance, Que Myrtale a bu du laurier.
Ûe la ville rebâtie.
Comme l'oiseau de l'Assyrie, Quand il a vécu dix mille ans, Détruit, enfin, par l'incendie, Un nid qui dura tant de temps, Grâce à la flamme, on voit Rome, de même, Rajeunie à la voix de notre chef suprême.
Daigne, ô Vulcain, oublier tous nos cris :
Parce : su mus Martis turba , sed et Veneris. Parce , pater : sic Lemniacis lasciva catenis Ignoscat conjux , et patienter amet.
Ad Regulum , de fama poelaram. - ub. -v, e v . 10.
Esse quid hoc dicam , vivis quod fama negatur ,
Et sua quod rarustempora lector amat?
Hi sunt invidiae nimirum, Régule, mores,
Praeferat antiquos semper ut illa novis.
Sic veterem ingrati Pompeii quaerimus umbram;
Sic laudant Catuli vilia templa senes.
Ennius est lectus salvo tibi , Borna , Marone ;
Et sua riserunt srecula Maeonidem.
Rara coronato plausere tbeatra Menandro :
Norat Nasonem sola Corinna suura.
Vos tamen , p nos tri, ne festinate libelli ;
Si postfata venit gloria, non propero.
Du feu nous ignorions quel peut être le prix. Pardonne donc notre sottise extrême.
Que ta lascive épouse, ainsi, puisse oublier Ton île de Lemnos et tes filets d'acier; Et, pénitente avec constance , Qu'elle te voie sans horreur, Et puisse prendre ta laideur Et ton amour en patience.
A Régulus.
Te dirai-je pourquoi l'on refuse aux vivants
La louange et la renommée?
Et pourquoi le lecteur aux œuvres de son temps Accorde rarement la gloire et sa fumée?
Malgré l'expérience acquise par les ans, Ne connais-tu l'envie, aux yeux louches et ternes? 11 est dans sa nature, ô mon cher Régulus, De préférer toujours les anciens aux modernes.
Le vieux temple de Catulus De nos vieillards encore obtient un sot hommage; Pompée et son portique est toujours loué plus
Que les chefs-d'œuvre de notre âge!
Du vivant de Virgile Eunius était lu ! Et privé de ces droits que le talent nous donne, Ménandre rarement obtint une couronne.
-OdO~
Ad fasarem Domilianum. - un. v, b v . 15.
Quintus nostrorum liber est , Auguste , jocorum ,
Et queritur lsesus carminé nemo meo.
Gaudet honorato sed multus nomine lector,
Gui victura meo munere fama datur.
Quid tameo haec prosunt, quamvis venerantia multos?
Non prosint : sane me tamen ista juvant.
h Bassani. - lu. v, Ep. 45.
Dicis formosaro, dicis te, Bassa , puellam.
lstud quae non est , dicere Bassa solet.
Homère, de son temps, fut toujours méconnu ;
Et malgré les soupirs de sa muse divine ,
Ovide fut connu de la seule Corinne.
Pour moi, m je n'obtiens la gloire qu'à ma taprjt,
Sans renom ^ bien longtemps, puissé-je vivre en cor!
A César Dotnitien.
De mes livres joyeux voici donc le cinquième ;
Et personne dans l'univers
Ne s'est encor plaint de mes vers. N
Chacun me lit, m'honore et m'aime.
Mais à quoi, me dis-tu, te sert un nom qui date ?
A quoi?... Ma foi, je n'en sais rien;
Mais, tout ce que je sais fort bien, C'est que cela me flatte.
A lassa.
Tu te dis jeune et belle, et sans besoin d'atours : O Bassa, tu ments donc toujours !
De PbiloDC — Lit F, Ep. 47.
Nunquam se cœnasse domi Philo jurât : et hoc est; Non cœnat, quoties nemo vocaviteum.
■Wo—
Ad CinDam. — ut. v, e } >. 57.
Quum voco te dominuni, noli tibi, Cinna, placera; Sœpe etiam servum sic resaluto meum.
In larianom. - ut. v, Ep. ei.
Crispulus istequis est, uxorisemper adhœret * Qui , Mariane , tuae ? crispulus iste quis est ?
Nescio quid domina: teneram qui garrit in aurem, Et sel la m cubito dexteriore pretnit ?
De PhiloD.
Quand Philon nous jure aujourd'hui Qu'il ne soupe jamais chez lui , II ne ment pas, je vous l'assure; En douter c'est lui faire injure.
— Et quand on ne l'invite pas?
— U se passe de ce repas.
À Cinoa.
Cinna, quand je t'appelle maître, Tu te réjouis trop, peut-être; D'en être fier garde-toi bien :
Souvent j'appelle ainsi mon chien.
À larianus.
Quel est, Marianus, ce jeune homme charmant
Que Ton voit à ta femme accolé constamment ;
Et qui pour lui parler à l'oreille à son aise,
À le coude toujours appuyé sur sa chaise?
Tous ses doigts sont chargés de riches anneaux d'or,
Per cujus digitos currit levis annulus omnes;
Crura gerit nullo qui violata pilo ?
Nil mihi respondes? uxoris res agit, inquis ,
Iste meae : sane certus et asper homo est , Procuratorem vultu qui praeferat ipso ;
Acrior hoc Chius non erât Àufidius.
O quam dignus eras alapis , Mariane , Latini \
Te successurum credo ego Panniculo.
Res uxoris agit ? res nullas crispulus iste ;
Res non uxoris, res agit iste tuas.
Ad Ponticum. — ub. v, % v . es.
Quid sentis, inquis, de nostris, Marce , libellis ?
Sic me sollicitas, Pontice , sœpe rogas.
Àdmiror , stupeo : nihil est perfectius illis ;
Ipse tuo cedit Regulus ingenio.
Hoc sentis ? inquis ; faciat tibi sic bene Caesar ,
Sic Gapitolinus Jupiter. Immo tibi.
Chez lui le poil follet ne pousse pas encor. . . . Ce jeune homme à ta femme est des plus nécessaires ; Et c'est lui qui, dis-tu, fait toutes ses affaires. — Sans doute, c'est un homme expert et plein d'honneur, Dont l'air annonce bien un grave procureur; Aufidius, je crois, paraîtrait moins austère Que ce jeune Caton dont l'air est si sévère... O digne successeur du personnage affreux, Que la scène présente et flétrit à nos yeux!
Nouveau Panniculus, qui pour un gain infâme, Trafiques sans pudeur de l'honneur de ta femme! Ses affaires dis-tu?,... malheureux S quand on sait Que ce sont les tiennes qu'il fait.
À Ponlicos , écrivain inepte.
Sur tes ouvrages très souvent Tu demandes mon sentiment :
Vraiment, j'en ai l'âme ravie, Je les admire, stupéfait !
Et pour moi rien n'est plus partait Régulus, même , à ton génie Rendrait les armes sans envie.
— Ah ! si ce discours de ta part Exprime bien ce que tu penses , Puissent Jupiter et César
oO«-
Ad soos ministres. - m. v, n P . 64.
Sextantes , Calliste , duos infunde Falerni ;
Tu super aestivas , Alcime, solve nives.
Pinguescat nimio madidus mihi crinis amorao ,
Lassenturque rosis tempora sutilibus.
Jam vicina jubent nos vivere Mausolea ;
Quum doceant , ipsos posse perire Deos,
■OQ*-
Ad Theodoim - ub. v, Ep. 73.
Non donem tibi air meos libellos Oranti toties , et exigent! }
T accorder mille récompenses !• — Que César et ce dieu puissant Daignent t'en accorder autant !
Jouir puisqu'il faut mourir.
Verse, Àlcinus, et verse /lu plus frais ;
De glace frappe le Falerne
Jusqu'à ce qu'il devienne épais,
Et que la bouteille soit terne.
Parfume mes cheveux des plus douces odeurs ,
Et couronne mon front de fleurs.
Va, si nous contemplons ces monuments funèbres ("), De jouir de la vie ils nous conseilleront ; Et si nous écoutons les voix de leurs ténèbres ,
Dans leur langage ils nous diront
Que les hommes les plus célèbres,
Que les dieux même périront (").
A Théodore.
Tu veux savoir sans verbiages', Pourquoi je ne t'ai pas fait don de mes ouvrages ?
Miraris , Théodore? magna causa est ; Dones tu mihi ne tuos libellos.
Àd Iroilianom. — ub. v, e v . si.
Semper eris pauper, si pauper es, jEmiliane.
Dantur opes nulli nunc , nisi divitibus.
■OQ+*
De Fabolla. — lu. vi, b?. m.
Jurât capillos esse, quos émit, suos Fabulla : numquid, Pau Ile, pejerat? nego.
In Laberium. - ut. vi, b? u.
Versus scr ibère posse te disertos Affirmas , Laberi : quid ergo non vis?
Versus scribere qui potes t disertos ,
Non scribat, Laberi; virum putabo.
C'est dans la crainte, j'en conviens, Que tu ne me donnes les tiens.
■OQ*-
k Emile.
Pauvre aujourd'hui, demain tu le seras encore : C'est vers le riche seul que Ton voit couler Por.
De Paulla.
Ces cheveux sont à moi, dit Paulla, je le jure. Qui pourrait l'appeler parjure ?
Qui pourrait dire qu'elle ment ?
Ils ont par elle été payés comptant.
À Labérios.
Tu peux, dis-tu, faire de très beaux vers :
Labérius, pourquoi ne veux-tu pas en faire ?
C'est un bizarre ou sublime travers.
Il n'est qu'un seul moyen d'expliquer cette affaire;
Et tu dois être, il n'est pas de milieu ,
Ou moins qu'un homme, ou plus qu'un dieu.
In GmËamam. — lu». vi f e p . n.
Cinnam, Cinname, te jubés vocari.
Non est hic , rogo , Cinna , barba ris m us?
Tu si Furius an te d ictus esses , Fur ista ratione dicereris.
In Poslhumum causidicum. - lu. vi, r p . id.
Non de vi , neque caede , nec veneno ,
Sed lis est mihi de tribus capellis.
Vicini queror bas abesse furto.
Hoc judex sibi postulat probari :
Tu Cannas, Mithridaticumque belluin,
Et perjuria Punici furoris ,
Et Syllas , Mariosque , Muciosque
À Giniamoi.
Pour te donner une illustre origine ,
C'est, du moins, ce qu'on imagine , En retranchant trois lettres de ton nom ,
Tu fais Cinna de Cinnamon.
Si tes pères , je le suppose , T'avaient légué le nom de Larronneur ,
Pour ajouter à sa splendeur ,
Et seulement pour cette cause ,
Faudrait-il, suivant ta façon , Qu'au lieu de Larronneur on t'appelât Larron ?
A Posthume , avocat inepte.
Il ne s'agit pas de carnage,
De viol, d'empoisonnement;
Mais il s'agit tout simplement D'un vol de trois cheveux, de trois, pas davantage,
Et je prétends que mon voisin
Es) coupable de ce larcin.
Quand le juge du fait veut une preuve unique , Tu te rabats sur la guerre Punique,
Tu combats les Carthaginois-,
Peuple pervers, sans foi, ni lois.
Magna voce son as , manuque tota.
Jam die , Posthume , de tribus capellis.
In Charidemum. — lu. vi. e v . si.
Uxorem , Cbarideme , tuam scis ipse , sinisque A medico futui : vis sine febre mori.
Àd Diadumenum. - ut. vi e v . m.
Basia da nobis, Diadumene, pressa * Quot, inquis?
Oceani fluctus me numerare jubés ; Et maris iEgaei sparsas per liltora conchas ,
Mithridate, Annibal, leurs sanglantes défaites , Leurs grands, leurs illustres combats Et leurs glorieuses retraites, Sont les sujets de tes débats.
Aux sonores accents de ta docte parole Qu'accompagne toujours un geste impétueux , Apparaissent Sylla, Marius et Scévole...
Assez, Posthume, assez : parlons des trois cheveux
 l'épouse de Charidfewe.
Ton médecin est ton amant :
J'aime assez cet arrangement ; De ta santé te voilà sûre ; Sur lui tu t'en reposeras ; Et ton mari, je te l'assure , De la fièvre ne mourra pas.
A Diadumfene.
Couvre-moi de baisers, ô beau Diadumène.
Eh voilà mille. — Encor? — Pour t'assouvir, ma reine, • Combien faut-il donc t'en donner?
- Combien, dis-tu? c'est m'ordonuer
Etquae Cecropio monte vagantur apes ; Quaeque sonant pleno vocesque manusque theatro ,
Quum populus subiti Cœsaris ora videt.
Nolo quot arguto dédit exorata Catullo
Lesbia : pauca cupit, qui numerare potest.
Àd LycoriiD. - lo>. vu Bp. 40.
Fœmina prseferri potuit tibi nulla , Lycori ;
Praeferri Glycerae fœmina nulla potest.
Haec erit hoc,quod tu : tu non potes esse, quod haecest.
Tempora quid faciunt ! hanc volo , te volui.
De compter les essaims bourdonnant dans la plaine;
Les acclamations dont retentit l'arène,
Les applaudissements qu'on prolonge sans fin
Quand au cirque César vient se montrer soudain;
Les flots de l'Océan, et tous les coquillages
Que sans cesse les mers jettent sur leurs rivages.
Eh! quel nombre pourrait suffire à mon transport?
Lorsque tu dis : assez, je dis toujours : encor.
Point de baisers comptés. Quant à moi je refuse
Ces faveurs que Catulle obtenait par la ruse.
Un plaisir calculé ne peut me contenter :
Est-ce assez de baisers quand on peut les compter?
A Glycère.
Oui, des femmes tu fus la plus belle, ô Glycère ; A présent Lycoris est celle qu'on préfère.
Ton règne est passé sans retour :
Le sien passera quelque jour.
Ah ! que le temps produit un changement extrême ! C'était toi que j'aimais, et c'est elle que j aime!
In raucum poelam. - lu. ri, e v w
Qui récitât lana fauces et colla revinctus, Hic se posse loqui, posse tacere negat.