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De Thelcsino. — lu. vi. e p 50.
Quum coleret pui'os pauper Thelesinus amicos Errabat gelida sordidus in togula.
Obscœnos postquam cœpit curare cimedos , Argentum, mensas , prœdia sol us émit.
Vis fieri dives, Bilhynice? conscius esto.
Nil tibi, vel minimum, basia pur a dabunt.
De Àndragora. - ut. vi, e v . 53.
Lotus nobiscum est , hilaris cœnavit ; et idem.
Inventas mane est mortuus Andragoras.
Tarn subitae mortis causam , Faustine , requiris?
In somnis medicum viderat Hermocratem.
Sur un poète enrhumé
Pris d'un mal de gorge sévère, Tu viens pourtant nous réciter tes vers :
Veux-tu par là prouver à l'univers Que tu ne peux ni parler ni te taire?
A Bilhynicus.
Quand Thélés ne voyait que des gens vertueux,
II n'avait rien. Sa toge avait à peine l'âme;
11 a de tout : de l'or, des meubles somptueux. Depuis qu'il hante une jeunesse infâme.
Bithynicus, veux-tu devenir opulent?
De l'impudicité, du vice, Comme lui deviens le complice;
De nos jours, la vertu ne donne pas d'argent.
A Andragore.
Hier Andragore était gai, bien portant et tort ; Et ce matin, hélas! le pauvre homme était mort! Con nais-tu la raison de cette mort subite?
En songe il avait vu le docteur Hermocrile
In invkhim. - ub vl e v . ei
Laudat , amat , cantat nostros mea Roma libellos ;
Meque sinus omnes, me manus omnis habet.
Ecce rubet quidam , pallet , stupet , oscitat, odit.
Hoc volo : nunc nobis carmina nostra placent.
De Telelhusa. - ub. vl e p . 71.
Edere lascivos ad Bœtica cr usina ta gestus ,
Et Gaditanis ludere docta modis ; Tendere quœ tremulum Pelian , Hecubœque maritum
Posset ad Hectoreos sollicitare rogos ; Urit et excruciat dominum Telethusa priorera :
Vendidit ancillam; nunc redimitdominam.
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Ad Àuluro , de Phryge lusco. - lu. vl e p . tb.
Potor nobilis, Aule, lumine uno
aa7 —
Contre un envieux.
Rome chérit mon livre, et chacun veut l'avoir, On le trouve au salon, il pénètre au boudoir. Quelqu'un pourtant pâlit, se désespère :
Vient-on à me louer, il rougit de colère ; Il ne peut s'en cacher, il m'envie, il me hait : Cest à présent que mon livre me plaît !
Sur Télélhusa.
Téléthusa, savante aux mouvements lascifs
Des danses de l'Andalousie , Pourrait rendre aux transports des amours les plus vifs Priam et Pélias, vieux roi de Thessalie.
Son premier maître, cependant ,
Consumé d'un amour ardent,
Cédant pour elle à son ivresse, Servante la vendit, la rachète maîtresse.
De Phrjxus.
Phryxqs, ce grand buveur, perdit un de ses yeux ,
Luscus Phryx erat , alteroque lippus :
Huic Heras medicus : Bibas caveto ; Vinum si biberis , nihil videbis.
Ridens Phryx , oculo , Valebis , inquit Misceri sibi protinus deunces , Sed crebros jubet : exitum requiris ?
Vinum Phryx , oculus bibit venenum,
Àd lupODl. — Lib VI, Ep. 79.
Tristis es , et felix ; sciât hoc Fortuna , caveto ; Ingratum dicet te, Lupe , si scient.
In bibenles aquaw calidam. - ul vl e p .86.
Setinum , dominaeque nives , densique t rien tes ,
Quando ego vos, medico non prohibente , bibam? Stultus, et ingrat us, nec tanto nuinere dignus ,
Et l'autre encore était-il chassieux.
Son médecin lui dit : Si vous voulez m'en croire, Mon cher Phryxus, vous cesserez de boire, Sinon vous perdrez sûrement Le seul œil qui vous reste encore.
Au diable l'œil, dit Phryxus, en riant ; Vidons jusqu'à notre dernière amphore; Portez un grand verre, et versez Jusqu'à ce que je dise assez.
De cette prudente conduite Savez- vous quelle fut la suite ?
Phryxus a bu le vin , Et son œil le venin.
À Lupus , s'affiigeant sans raison.
Avec tant de bonheur un chagrin aussi noir!
Si la fortune, ingrat, venait à le savoir !
Aui buveurs d'eau.
Sans trop fâcher mon médecin , A chaque instant, à verre plein , Divin Sétine, quand pourrai-je
Qui mavult haeres divitis esse Midae Possideat Libycas messes ,' Hermumque , Tagumque , Et potet calidam , qui mihi livet, aquam.
Ad fôcilianum. — ub. vi. %. 88.
Mane salutavi vero te nomine casu ;
Nec dixi dominum, Caeciliane, meum.
Quanti libertas constet mihi tan ta, requiris?
Centum quadrantes abstulit illa mihi.
lo Olnm. Lik vu, s?. 10.
PdRdicatur Eros, fellat Linus : Ole , quid ad te ,
De cute quid faciant ille, vel ille, sua?
Centenis futuit Matho millibus : Ole, quid ad te?
Te boire épaissi par la neige !
Ah! bien fou qui ne t'aime pas Plus que les trésors de Midas !
Moi, je préfère, ma parole, A Tordu Tage et du Pactole, A la Libye, à ses moissons , Mon vin durci par les glaçons.
À Cécilien qu'il n avait pas appelé maître.
Ce matin, en te saluant , Je t'appelai par ton nom seulement.
Ah ! parbleu, me dis-tu, je voudrais bien connaître Ce qu'il t'en coûterait pour m' appeler ton maître!
— Ma foi/ ce qu'il m'en coûterai! ,
Vraiment, je ne saurais le dire ;
Mais toi, tu pourrais bien prédire Ce qu'il m'en coûtera pour ne l'a%oir pas fait ( tt ).
À Olos, détracteur.
Qu'Oros, comme Linus, ait de honteux amours, Dis-le-moi, cher Olus, est-ce là ton affaire? Trop rigide censeur, pourquoi blâmer toujours
Non tu propterea , sed Matho pauper erit.
in lucem cœnat Sertorius : Ole, quid ad te,
Quum liceat tota stertere nocte tibi?
Septingenta Tito débet Lupus : Ole, quid ad te ?
Assem ne dederis , crediderisve Lupo.
Illud dissimulas, ad te quod pertinet , Ole,
Quodque magis cura convenit esse tuae.
Pro togula debes : hoc ad te pertinet , Ole.
Quadrantem nemojam tibi credet : et hoc.
lixor tnœcha tibi est : hoc ad te pertinet, Ole.
Poscit jam dotem filia grandis : et hoc.
Dicere quindecies poteram, quod pertinet ad te :
Sed quid agas , ad me pertinet , Ole , nihil.
lo œalum poelan. - ub vu. e p . 2.-1.
Dulcia quum tantum scribas Epigrammata semper,
Et tout ce qu'on peut dire, et tout ce qu'on peut faire?
Mathon paie, dis-tu, ses plaisirs comme un roi :
S'il ne te vole rien, dis, que t'importe à toi?
Et si Sertorius passe la nuit à table,
Ne te laisse-t-il pas dormir toute la nuit !
D'une somme Lupus à Titus est comptable!
Mais pourrais-tu me dire en quoi cela te nuit?
Si tu crains de répondre et de payer pour lui,
Ne lui fais pas crédit, et ferme lui ta bourse.
Pour toi, mon cher Olus, tu ne t'occupes pas
D'affaires qui pour toi pourraient être la source
De soucis dévorants et de grands embarras.
Toi qui sur un chacun te permets de médire,
Sais-tu ce que sur toi tout haut on ose dire ?
Que personne d'abord ne te fait plus crédit :
Que ta femme te trompe, ou, du moins, qu'on le dit.
Voilà, mon cher Olus, voilà ce qui t'importe :
Ta fille se fait grande ; il faut donc au plutôt
Lui chercher un époux et trouver une dot :
Sur tous les autres soins c'est le soin qui l'emporte.
J'en dirais dix fois plus; mais tu pourrais fort bien
Me dire que cela ne me regarde en rien.
-oQo-
Contre un mauvais poêle.
Poète malheureux , toi qui ne sais écrire
Et cerussata candidiora cute ; Nullaque mica salis, nec amari fellis in illis
Gutta sit : o démens, vis tamen illa legi !
Nec cibus ipse juvat morsu fraudatus aceti ;
Nec grata est faciès, cui gelasinus abest.
lnfanti melimela dato, fatuasque mariscas;
Nam mihi, quœ novit pungere, Cbia sapit,
De imagine Haiimi ùesonii , ad Q. Oyidium. - ub. vu. e p . 44
Maximus ille tuus, Ovidi, Caesonius bic est ,
Cujus ad hue vultum vivida cera tenef.
Hune Nero damnavit : sed tu damnare Neronem
Ausus es, et profugi , non tua, fatasequi.
jEquora per Scyllae magnus cornes exsulisisti,
Qui modo nolueras consulis ire cornes.
Si victura meis mandantur nomina chartis,
El fas est cineri me superesse meo ,
Que des épigrammes sans sel , Où l'on ne peut jamais trouver rien à redire, Et qui n'ont pas une goutte de fiel ,
Tu veux encor que l'on te lise ?
Ah ! reconnais donc ta sottise !
Va, les mets les plus délicats /
Sans vinaigre ne plaisent pas.
Une beauté sans dents dont la bouche innocente Ne peut me mordre, est pour moi sans appas.
Crois-moi, pour réussir, présente Des fruits doux aux enfants : aux hommes des fruits verts ;
Bien acerbes et bien amers.
A Ovide , du portrait de Crcsonius.
De l'illustre Sénèque, Ovide, ami sincère , Toi que devrait louer Rome et tout l'univers, Contemple de Caeson cette image si chère; Caeson, que tu suivis jusqu'au-delà des mers, En bravant d'un tyran la haine et la colère, Et malgré cent dangers divers.
Que les anciens fassent parade Du dévouement de leur Pylade , Qui pouvait, sans aucun péril , Suivre son parent en exil :
Combien sur lui n'as-tu pas d'avantage ,
Audiethoc praesens, venturaque turba, fuisse 111 i te, Senecae quod fuit ille suo.
— — oao
De Labieno. — w>. vu. e v . 66.
Hœredem Fabius Labienum ex asse reliquit; Plus meruisse tameq se Labienus ait.
De suis libre. — ub. vu e v . 88.
Fertur habere ineos, si vera est famà, libellos Inter delicias pulcbra Vienna suas.
Me legit oumis ibi senior, juvenisque , puerque , Et coram tetrico casta puella viro.
Et combien plus montras- tu de courage , Toi, que sans crainte on vit, tendre ami de Caeson , Accompagner un homme exilé par Néron.
k Lahiéous , héritier.
Fabius, par son testament , De Labiénus , en mourant , Fait son héritier sans partage ; Mais Labiénus mécontent , Prétend qu'on lui doit davantage.
VARIANTE
Fabius à Pison a laissé tout son bien :
Pi son prétend qu'il. ne lui donne rien.
De ses livres recherchés à Vienne.
S'il en faut croire un rapport trop flatteur , Vienne, cette ville si belle , Dans chaque personne chez elle > Pour mes œuvres compte un lecteur.
Là, tout me lit, de la chaste pucelle
Hoc ego maluerim , quam si mea carmina cantent , Qui Milum ex ipso protious ore bibunt ;
Quam meus Hispano si meTagus impleat auro, Pascat et Hybla meas , pascat Hymettos apes.
Non nihil ergo su mus, nec blandae munere linguse Decipimur : credam jam, puto, Lause, tibi.
Àd crilicum. — lu. vil e?. 90.
Jactat inaequalem Matho me fecisse libellum ;
Si verum est , laudat carmina nostra Matho.
.Squales scribit librosCalvinuset Umber.
iEqualis liber est, Cretice, qui malus est.
Au mari vieux, sombre et grondeur.
Ah! j'aime mieux avoir de tels suffrages,
Que de voir prôner mes ouvrages Par ces peuples qu'on voit de la bouche effleurer L'eau bourbeuse du Nil, et s'y désaltérer,
Inclinés sur ses bords sauvages.
Je les préfère à l'or que le Tage espagnol
En débordant dépose sur le sol :
Au miel que mille essaims, tout fiers de leur conquête, Pour moi déroberaient aux coteaux de l'Hy mette. Je vaux donc quelque chose, o mon ami Lausus ; Et tes propos flatteurs ne mitonneront plus.
•od*
À un critique.
> Matbon prétend que j'écris assez mal ;
U assure, surtout, que je suis inégal;
Si ce qu'il dit est vrai, c'est louer mes ouvrages,
Et m'attirer tous les suffrages.
Umber et Calvinus sont toujours égaux ; mais,
A part toute satire ,
Ne pourrait-on pas dire
Qu'ils sont toujours également mauvais?
-oQo-
De liloue. — lu>. vil e v . ioî.
^Vlilo dorai non est; peregre Milone profecto
Arva vacant : uxor non minus inde parit.
Cur sit ager sterilis , cur uxor lactitet , edam ; Quo fodiatur ager non habet, uxor habet.
Àd librum suum. - ub. vin e v . i.
Laurigeros domini , liber , intrature Pénates , Disce verecundo sanctius ore loqui.
Nuda recède Venus ; non est tuus iste Hbellus. Tumihi, tu Pallas Caesariana, veni.
In crudeJem amieuro. - ixb. viil Bp. 14.
Pallida ne Cil i eu m timeant pomaria brumam ,
Mordeat et lenerum fortior aura nemus :
Hibernis objecta Notis specularia puros
Sur lilou.
Milon voyage; et son champ est stérile ;
Maïs si son champ ne porte pas de fruit, Sa femme, en récompense, incessamment produit. Pourquoi te champ n'est-il donc pas fertile, Lorsque la femme Test autant?
C'est que pendant que le mari dérive, La femme aura trouvé quelqu'un qui la cultive, Et que personne, hélas! ne cultive le champ!
À sa Muse T eu euvoyaol ses vers à l'Empereur.
Muse, pour pénétrer jusqu'aux foyers du maître, Sur le seuil oubliez vos jeux licencieux :
La sévère Pal las règne seule en ces lieux ; Et sans voile Vénus n'oserait y paraître.
À un ami.
Pour garantir du froid tes jeunes pépinières Et tes arbustes délicats, Tu les enfermes dans des serres
Admittunt soles, et sine faecediem.
At mihi cella datur, non tota clausa fenestra ,
In qua nec Boreas ipse manere velit.
Sic habitare jubés veterem crudelis amicum?
Àrboris ergo tuoe tutior hospes ero.
-owo-
Id Oppianum. — lu. vin, e?. 25.
Vidisti semel , Oppiane, tantum /Egrum me maie : ssepe te videbo.